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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 01:50

Quelques jours sans article, on vous a manqué nan ?

Nous ne sommes pas restés sans rien faire, mais il a fallu qu’on digère la Bolivie et qu’on trouve un second souffle.

Nous sommes donc à la frontière Bolivo-Argentine, une queue de 100 personnes attend pour faire les papiers et traverser vers l’Argentine, on s’attend donc à y passer un bon bout de temps surtout qu’au bout de 10 minutes on n’a pas avancé d’un pas, on est zen (Paul si tu sautes encore par-dessus la barrière on t’attache !), on prend notre mal en patience (Paul pour la millième fois reviens ici !), vraiment ce voyage nous rend sage (Paul si tu continues on te vend !). Finalement comme on doit faire pitié chargés comme des Boliviens, un homme nous fait passer devant tout le monde, on a un peu honte et on pense se faire conspuer par la foule en délire, mais même pas, on nous regarde et on nous laisse passer, on se sent un peu comme un diplomate à l’aéroport, les chaussures en cuir en moins. Dans un de mes moments héroïques je laisse Fabien s’occuper seul des formalités, on passe le contrôle des bagages très succinctement (on doit pas avoir des têtes de passeurs de drogue, ou alors ils en avaient marre de Paul !). Il est 14h30, le bus part à 16h, il faut aller au terminal de bus, c'est bon on a le temps, on flane, on prend un dernier jus d'orange frais dans la rue.

Dans la file pour acheter les billets quelqu'un demande l'heure "15h30".

???????

Mierda, le décallage horaire on l'avait zappé cette fois-ci !

Côté Argentin, peu de changement au niveau des paysages. Des montagnes où ocres, rouges, et verts se mélangent, des paysages lunaires, c’est moins spectaculaire que le sud Lipez mais c’est très beau.

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Notre premier hôtel à Humahuaca nous fait regoûter au luxe de la douche chaude à la demande, des sanitaires nettoyés ET désinfectés, ça fait du bien (surtout à moi) et on se sent comme des coqs en pâte.

Puis on continue notre descente vers Salta, d’où nous louons une voiture. Nous avons pris la mesure de l’immensité de l’Argentine et sans véhicule ça va être compliqué de voir les lieux intéressants. De plus, le prix des bus et

des excursions, ayant littéralement explosé depuis la parution du guide, il devient aussi rentable de louer une voiture pour nous 5, avec en plus la liberté d’aller où on veut, quand on veut. Le plus cher finalement c’est le « drop off », en Français le retour du véhicule à son point de départ, car comme nous ne souhaitons pas faire une boucle Salta/Salta mais descendre jusqu’à Cordoba, il faut en plus payer un chauffeur, l’essence, etc, etc ...

On a bien eu un petit moment de solitude, quand on s'est fait expliquer les régles de priorités, "Es el que pasa, que pasa" nous a dit le monsieur, puis les limitations de vitesses "ça dépend des autres voitures, si elles roulent à 30, il faut rouler à 30, si c'est 60, c'est 60..." tout en nous regardant bizarrement l'air de se dire "pffouu, je sais pas si ils savent conduire ceux-là".

Je passe les détails du voyage, 3 enfants dans une voiture pendant 1200 km sur 3 jours... Les « heureux » parents comprendront !!!

En quelques kilomètres nous quittons les montagnes arides et désertiques, les paysages andins, les troupeaux de lamas et la poussière, pour un paysage quasi-suisse, du vert, de l’herbe, des chalets et...des nuages. J’en rêvais, après 2 mois sous le soleil et le ciel bleu permanent, voir des nuages me procure une énorme émotion (bon j'ai pas pleuré quand-même).

Non je ne suis pas folle, je ne suis pas la seule, nos compagnons de (d’in) fortune qui sont actuellement en Asie ont eu le même sentiment. (voir ici).

De plus qui dit « soleil ardent » dit « marche sous le soleil ardent ». Je ne m’étendrai pas sur les traces très esthétiques de bronzage que nous avons sur les bras, pour parler juste des travaux  marches forcées que nous impose l’autre taré avec qui j’ai eu la faiblesse de me marier.

Fabien depuis longtemps est pris de passion pour tout ce qui monte, grimpe, crapahute et moi qui rêve de plat et de shopping en ville, je ne suis pas gâtée, gâtée. Il a du être chamois, ou Tyrolien au juste prix dans une vie antérieure. Bref tout ça pour dire qu’un peu de nuages ça donne au moins l’impression qu’il fait plus frais !

A Cafayate, si on n’est pas au paradis on s’en rapproche. On visite des vignobles (on s’est perdu sur la route des vins. Bizarre), on goûte de l’excellent vin, on y mange très bien. Des vignes à perte de vue, taillées hautes (1m60-1m70), plusieurs cépages prestigieux (Cabernet-Sauvignon-Malbec-Tannat...).

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Les vins ont la particularité de ne pas être assemblés, même si certains châteaux commencent avec succès à faire des mélanges.

Pour couronner le tout des prix défiant toute concurrence (le vin, de l’année historique pour le château, à moins de 30 euros !). Comme il pleut très peu dans cette région, les bactéries et les champignons ne se développent pas, ils n’utilisent donc aucun produit phyto sanitaire, ils font du bio sans en avoir les contraintes.

Le 2éme jour nous conduit à Catamarca, pas de chance il y a une conférence et tous les hôtels sont pleins, pas grave on trouvera bien en route de quoi manger et dormir. On raisonne encore comme si on était en France. Erreur, en Argentine on peut faire 200 km sans croiser âme qui vive, sans faire un virage, c’est le pays de la démesure. On arrive à La Rioja vers 22h30, épuisés. Tans pis pour les gnocchis du 29 (le 29 en Argentine c’est jour des gnocchis), Mathilde qui depuis qu’on est en Argentine est devenue gnocchiiste (elle suit actuellement un régime très équilibré à base de gnocchis midi et soir) en est quitte pour avoir la promesse que de retour en France nous aussi nous nous plierons à cette tradition.

Le 3éme jour doit nous conduire à Cordoba où Fabien doit retrouver une amie qu’il n’a pas vue depuis 25 ans ! Une de ses meilleures copines du collège perdue de vue et retrouvée via facebook.

5 h de route où on apprend à nos dépens que, même si tous les Argentins le font, passer la double ligne jaune est passible d’une amende (même si il n’y a pas un virage et si on voit à des kilomètres à la ronde...) et que même si elles ne fonctionnent pas il faut mettre les ceintures de sécurité...

Heureusement que Fabien n'a pas le permis de conduire Argentin, aujourd'hui il n'aurait plus de point. L'amende aurait du nous couter 900 pesos, mais pour cette fois ce ne sera que 200, en espèces. Autres pays, autres moeurs...

On retrouve Isabelle et Diego à Cordoba qui nous accueillent dans leur belle maison.

On y a passé 4 jours, choyés comme des rois, à explorer la région et découvrir des bizarreries géographiques, comme le village de "Villa General Belgrano" (prononcez vicha, en Argentine, le double ll se dit "che" et "je" à Cordoba, dur dur pour mes oreilles néophites), habités par des Allemands venus là après la 1ére et la 2éme guerre mondiale ; on y arrive en pleine « Oktoberfest » ou fête de la bière ! Sensation bizarre de se retrouver dans une ville typiquement Européenne en pleine Argentine.

 

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Nous sommes maintenant à Mendoza (on a du mal à quitter les régions du vin !). On y a trouvé l’hôtel le plus crade depuis le début du voyage, comme quoi le concept de propreté n’a rien à voir avec le niveau de développement d’un pays, pourtant je vous assure que j’ai bien revu mes critères d’exigence, par exemple je ne crois plus qu’on va tous attraper le choléra si c’est pas rutilant.

 

Après Mendoza et ses vins, direction Bariloche, ses lacs... et son chocolat (vivent les bourrelets juste avant la Polynésie...)

 

Plus de photos dans l'album "Argentine"

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Published by carole - dans Argentine
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commentaires

marie 11/10/2010 21:58


pour les bourrelets

il y a aussi le dulce de leche (on aime bien le pot avec la vache des supermarché la anonima en patagonie)cela remplace avantageusement le nutella

encore pire les glaces au dulce de leche on en trouve au kilo


carole 18/10/2010 15:29



J'ai déjà testé...et approuvé ! Fabien me freine et on achète un pot par semaine, je le finis dans la journée !!! Je recherche activement une recette maison.



Laurent 10/10/2010 18:28


On a bien pensé à vous et parlé aussi hier soir! Mais pas de wifi au resto donc pas Skype! La prochaine fois on sera bien chez l'un ou l'autre et on aura le plaisir de vous avoir (un peu) avec
nous. Au fait c'est pour quand la Polynésie? J'ai fait découvrir votre site à un ami du SUA et il est là bas jusqu'à la fin novembre. Bises à vous.


carole 11/10/2010 13:38



A la prochaine "réunion" alors ! Pour la Polynésie on y sera  du 22/11 au 6/12.



Xilbi 10/10/2010 09:20


Bien sûr que la lecture de vos aventures nous a manqué...mais je vois que la bonne humeur et l'humour ne vous ont pas quittés...tant mieux pour nous !! LOL !!! Quant à la fête de la bière, avec un
tyrolien pour mari...ça a dû passer comme une lettre à la poste !!
Bonne continuation !


carole 11/10/2010 13:33



On n'a pas pu en profiter, on conduisait...la voiture ça a quelques inconvénients



Françoise 10/10/2010 04:05


Super de vous retrouver !!!Quel voyage tout de même !!!

PS Est ce que Paul, à la fin de ce magnifique "raid" pourra nous donner ses propres impressions ? !!!!


carole 11/10/2010 13:27



J'espère qu'il en gardera un bon souvenir, parce que depuis quelques temps on a peur qu'il devienne hyperactif, rien ne l'arrête ! C'est surement le manque de
sommeil, car lui qui est un gros dormeur (couché d'habitude à 8h tous les soirs + sieste quand il n'a pas école) le rythme est difficile pour lui.



Thomas de BA 09/10/2010 20:18


Merci! C'est en cours de négo mais à priori au moins un an et demi de plus mini...


carole 09/10/2010 21:09



Coool, vous devez être content !!! Vous allez finir par rester aussi longtemps que MZ !!!



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