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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 02:08

Après quelques jours passés à 90 km au Nord de Quito, à OTAVALO où nous avons profité de son magnifique marché artisanal,

 

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et de belles ballades autour des cratères de volcan (5 heures de marches à 3 500 m d’altitude – record battu pour les enfants et nous...),

 

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nous voici repartis vers un autre moment fort de notre voyage : la découverte de la vie des communautés indigènes en Amazonie équatorienne.

Direction TENA, à quelques 300 km et 5 heures de bus de Quito. Ça monte, ça descend, ça tourne, il y a des cols, des franchissements de rivières, quelques affaissements de terrain sur la route. Une particularité des bus équatoriens est le fait qu’ils vendent 60 places dans un bus de 38, ce qui donne un joli entassement dans le bus. Puis, de TENA, nouveau bus (30 km, 1 heure – 82 places vendues pour un bus de 25 places), pour se rendre à AHUANO en empruntant un peu de route et beaucoup de piste ; nous sommes les seuls « gringos » du bus, la chaleur humide commence à se faire sentir, on transpire rien que de réfléchir (je ne transpire pas beaucoup) ; heureusement, une bonne grosse averse tropicale vient rafraîchir l’atmosphère.

Au terminus de bus, rien, pas de route, pas de taxi, pas de magasin, pas d’hôtel, pas de cyber-café, pas de Mc Do ; juste une poignée de pirogues qui se battent pour nous emmener aux Cabanes Namanbikii. Nous choisissons une pirogue et en avant sur le Rio Napo (un affluent de l’Amazone) pour un quart d’heure de navigation afin de rejoindre le lodge 4*– l’hôtel – le baraquement (rayez les mentions inutiles, mais si vous ne rayez pas les 2 premières, vous perdez).

 

 

Nous sommes accueillis par Cesar (à qui il faut rendre ce qui lui appartient), qui va nous faire découvrir le quotidien d’une communauté de Kichwas (tribu indigène équatorienne beaucoup plus petite que les Guaranis, les Queshuas (de Décathlon), et plus civilisés et paisibles que les Jivaro (on avait la grosse tête, on l’a toujours))

 

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Son concept : vendre lui-même avec l’aide de sa communauté des tours de découverte dans la jungle au même prix que les agences « en ville », mais en gardant tout le bénéfice pour la communauté, alors qu’habituellement, les agences se gavent et ne laissent aux guides indiens que des miettes ; une sorte de tourisme « équitable ».

Le confort est (très) sommaire, le dépaysement garanti.

Paranos que nous sommes, à peine arrivés, nous nous badigeonnons de répulsif anti-moustique afin d’éviter de choper le palu ; nous ne craignons pour le moment que les moustiques – ça ne va pas durer.

Sur une étagère, nous remarquons quelques flacons étranges.

 

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Il s’agit d’animaux (principalement des serpents) morts et conservés dans de l’alcool pour montrer aux touristes de passage les dangers du coin. Pas moins de 5 espèces de serpents venimeux (pas venimeux genre les vipères de chez nous, que si tu fais rien, au bout de 4 heures tu te sens pas bien, non, là, c’est si tu fais rien, au bout de 15 minutes, t’es mort !!). Ajoutez à cela, des araignées, des fourmis congas (grosses comme le pouce, et quand elles vous mordent, vous dérouillez pendant 5 ou 6 heures, mais vous mourez pas), et un papillon, que s’il vous pique, le seul antidote, c’est de faire l’amour (ils sont malins ces Kichwas). Bref, la ballade qu’on comptait faire au coucher du soleil attendra.

Le programme de notre séjour comprend une journée pirogue avec visite d’un musée, d’une espèce de zoo où sont soignées des bêtes saisies dans des trafics ou maltraitées, avant d’être si possible relâchées dans la nature, de démonstration d’artisanat d’art (sculptures en balsa, céramiques, bijoux en fibres de palmes ; le tout fait uniquement avec des matériaux à disposition dans la forêt).

Nous effectuerons aussi une journée de marche dans la jungle avec Félix notre guide. 7 heures de marche (record battu) avec des bottes en caoutchouc, dans une humidité et une chaleur absolues. Ça baignait un peu, mais c’était magnifique et les enfants ont été particulièrement courageux, parce que ça grimpait sec (façon de parler, rapport à l'humidité !) par moment et les descentes aussi étaient raides et glissantes. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de photos à vous proposer, l’humidité était telle qu’il y avait de la buée à l’intérieur de l’objectif du Reflex.

Le midi, pique-nique enveloppé dans des feuilles de bananier que l’on pouvait jeter sans polluer.

 

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Enfin le dernier jour était consacré à une formation accélérée de chercheur d’or (j’en ai cherché, et j’en ai trouvé – oui Môsieur)

 

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et à une visite des locaux de la communauté où j’ai appris à notre guide quelques rudiments de rugby. Ça s’est terminé par une partie de rugby « à toucher » par 35°C à l’ombre.

Les journées et les soirées étaient l’occasion d’apprendre comment vivent les Kichwas, en harmonie avec la nature qui leur donne tout ce qu’ils désirent. Tout ce qu’ils fabriquent, ils en trouvent les matériaux dans la forêt, la rivière leur donne le poisson, les plantes les soignent, ils cultivent le cacao et le café (plus beaucoup le café car ils le vendent trop peu cher), et quand il y a un extra à payer, hop, un petit tour au bord de la rivière, 2 heures de tamisage, et ils ressortent 1 g d’or qui leur rapportera les 30 dollars dont ils ont besoin.

Côté gastronomique, inutile de préciser qu’on a mangé exotique !

 

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En même temps, on était content, ça nous changeait du poulet-riz emblématique de l’Amérique du Sud. On a eu droit à des bananes grillées, du yucca (vous savez, la plante que vous avez dans votre salon, ben eux, ils en mangent la racine), du poisson de la rivière (ne me demandez pas le nom), de la papaye verte, de la papaye mûre, de la tomate d’arbre, et comble du comble, à la larve type Kho Lanta, mais grillée. Seuls Louis et moi l’avons mangée, le filles et Paul n’ont pas pu franchir le pas.

 

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Côté bestioles, nous avons été épargnés par les serpents et les moustiques qui se sont montrés discrets, contrairement aux tarentules dont nous avons eu la chance de régulièrement recevoir la visite autour du feu et même parfois près des chambres. C’était un peu la psychose pour se lever la nuit et aller aux toilettes dans le noir.

 

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Même si les conditions étaient difficiles et le séjour fatigant, c’était vraiment exceptionnel de découvrir une culture et un mode de vie si différent du nôtre.

 

Les enfants sont repartis avec des souvenirs plein les yeux, Carole avec un petit bracelet tissé en fibres de palmes avec des perles faites de graines séchées, et moi avec... une tourista ! 

 

 

PS : de nouvelles photos des Galapagos et de la jungle dans l'album Equateur 

 

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Published by Fabien - dans Equateur
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commentaires

audrey 13/08/2010 14:56


Hello
ça faisait un moment que je ne vous avais pas lu pour cause de préparatifs de départ...
Pour avoir fait l'amazonie colombienne l'année dernière, je sais que cette expérience est ô combien intense, et riche en émotions (rapport aux tarentules...) Une petite précision si je peux me
permettre: la yuca est une tubercule, comme la pomme de terre, qui est aussi connue sous le nom de manioc.
Bonne continuation à toute la famille!


carole 16/08/2010 21:26



Fabien, qui a écrit l'article, est incapable de faire la distinction entre une rose et un oeillet d'inde...alors tu penses qu'une tubercule !!! Pourtant on l'a même
déterrée !



famille BIGUET 04/08/2010 07:03


Vous nous faites rêver, vos articles sont pleins d'humour et tellement captivant qu'on s'y croirait presque et les photos sont très agréables.
Merci pour tout
Nana


carole 04/08/2010 17:51



Merci à toi de continuer à nous lire.



laurence 03/08/2010 02:29


Bouhhh ! moi qui déteste les araignés ! je me souviens encore de celle que j'ai croisé à Cancun !!! quelle belle aventure ! c'est magnifique ! et que de souvenirs....


carole 04/08/2010 17:20



Celles qu'on a vu ici sont vraiment très très grosses !



Guy 02/08/2010 12:36


Lecture toujours aussi plaisante, une parenthèse sympa dans la journée. Vous avez survécu, bravo aux enfants !... qui visiblement supportent mieux le(s) régime(s) alimentaire(s) que leurs parents !


carole 03/08/2010 02:19



Seule Mathilde n'a pas encore été malade, c'est vraiment elle la plus résistante !



XILBI 02/08/2010 09:20


Belle leçon de vie que cette rencontre avec cette tribu. Je suis sûre que ça restera un grand moment pour vous...notamment pour ceux qui ont englouti la bestiole !!!


carole 03/08/2010 02:16



c'est sûr que ça restera une expérience unique. En plus on avait la plus jolie petite fille du monde avec nous (la fille de notre guide) et Mathilde s'est
régalée. Par contre, les bestioles, la fatigue, pour moi l'expérience sera la seule !



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