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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 11:34

Préambule : dans ce premier chapitre de nos aventures au Tibet, il est probable que 

malgré la beauté époustouflante des paysages traversés, la rudesse et la gentillesse

des habitants des hauts plateaux et la chance que nous avons d'être témoins de cette

culture richissime,seront évoqués ici ou là certains désagréments qui (à notre avis) 

ne font qu'ajouter du piment à notre périple. D'avance pardon !

 

Kathmandou, jeudi 26 mai, 6 heures du mat. Le guide et son 4x4 sont 

bien là. Nous embarquons direction la Chine. La partie népalaise du 

voyage se passe bien, même si la route, empruntant des vallées 

magnifiques, est globalement en sale état. Quelques check points de 

la police émaillent le trajet, mais un  simple bonjour de la main de notre guide suffit à faire lever les barrières. 

Nous croisons bon nombre de bus locaux bondés tant à l'intérieur 

que sur le toit. Mes vertèbres étant mises à rude épreuve dans notre 

confortable véhicule, je n'ose penser aux passagers du bus ! 

Après 3 heures à ce régime, nous arrivons à la frontière. La sortie 

du Népalse passe sans problème, un coup de tampon sur les passeports,

 et zou ! 

Habituellement, quand vous traversez une frontière terrestre, vous 

avez le poste de douane du pays d'où vous sortez, une zone d'une 

à plusieurscentaines de mètres au milieu de laquelle se trouve la 

« ligne frontière » et dans laquelle vous circulez librement jusqu'au 

poste de douanes du pays vous souhaitez entrer. Ici, entre les 2 postes, 

sur la ligne frontière côté chinois, 2 militaires nous accueillent avec en 

guise de « Bienvenue dans l'Empire du Milieu », un contrôle minutieux 

de nos passeports et de notre visa. Il m'a même demandé d'enlever mon 

chapeau, mes lunettes de soleil et ma perruque. Nous sommes finalement 

autorisés à faire nos premiers pas en Chine, jusqu'au poste de douane, 

où un nouveau contrôle minutieux sera effectué (puisque je vous dis que ce 

n'est pas une perruque...), nos sacs scannés 2 fois et fouillés (on a quand même 

réussi à sauver notre Guide du Routard contenant une propagande occidentale abjecte). 

Nous finissons par être autorisés définitivement à rentrer au Tibet, et 

rencontrons le guide qui nous accompagnera pendant notre séjour (enfin, 

quand je dis guide, je devrais dire plutôt accompagnateur, ou, si jétais parano, surveillant...).

 Le 4x4 côté tibétain est en bon état, mais il n'a que 5 places et nous 

sommes...7. Peu importe, nous sommes impatients de découvrir le Tibet. Nous déjeunons rapidement (nous venons subitement de passer de 11h15 à 

14 h en quelques secondes) et attaquons la montée vers notre première

 étape : Nyalam.

Nous montons de 1 800 m à 3 750 m d'altitude en 2 heures. La route est 

en très bon état et entrecoupée de check points toujours aussi consciencieux 

(arrêtez de tirer mes cheveux, je vous dis que c'est pas une perruque). Il n'y a pas de 

délit de sale gueule en Chine, car à notre surprise, tout le monde est (sur)contrôlé de la même manière : étrangers, tibétains et han se plient 

aux mêmes procédures. 

Nous arrivons à destination de bonne heure, et allons faire un tour. Nous 

rentrons vite à l'hôtel car le mal de l'altitude commence à se faire sentir. 

Il se fera sentir toute la nuit surtout pour Carole qui aura mal à la tête et 

Paul qui sera nauséeux toute la nuit.

Après la nuit dans une chambre sommaire mais propre, et sans douche 

puisqu'il n'y en a pas (on était prévenu : pas de douche les 3 premiers jours, mais

 comme nous avait dit le gars de l'agence : pas de problèmes, au-dessus de 4000 m, il n'y en a pas besoin...)

Nous repartons le lendemain pour une courte étape vers Tingri à 

4 300 mètres.

L'intérêt de cet arrêt est de s'acclimater à l'altitude avant l'étape du 

lendemain.La route emprunte des paysages sublimes et des villages 

pittoresques de montagnes. Partout flottent les drapeaux de priere. Nous avons une petite émotion en apercevant nos premiers yaks et 

au détour d'un virage, pour la première fois l'Everest. 

A Tingri,Nous faisons une rapide ballade dans ce village fantôme de Far West et revenons nous reposer 

à l'hôtel, car tout le monde est un peu patraque, surtout Paul dont 

les nausées ne passent pas, ce qui nous inquiète un peu.

Nous partons le lendemain matin pour l'étape qui nous fait frissonner 

depuis des jours : nous montons jusqu'à Ronbuk et le camp de base 

de l'Everest. Nous quittons très vite la route asphaltée pour une piste nous rappelant 

nos épopées andines. Tout au long de la route, le paysage sera à 

couper le souffle.

Cela ressemble aux Andes, mais en 10 fois plus grand, 10 fois plus haut, 

10 fois plus magique. Le ciel est dégagé (d'un bleu...), on aperçoit au 

loin les géants himalayens, tels le Cho Oyu (je vous laisse chercher son 

altitude) et l'Everest, semblant narguer les cieux. Nous arrivons au camp 

de base où nous dormirons ce soir. Tiens, ça m'avait échappé qu'on allait 

dormir sous la tente à 5 200 m d'altitude. En fait de tente, il s'agit d'une 

espèce de yourte rectangulaire (surtout pour l'aménagement intérieur), dont le 

revêtement extérieur est composé de 2 couches de plastique 

(je connaissais le double vitrage, j'ai découvert le double plastiquage... Je ne saurais 

que trop vous recommander de vous en tenir au double vitrage). La vue sur 

l'Everest est extraordinaire ; on n'arrive pas à s'en dégager malgré le 

froid. Paul est toujours mal ; aussi, il ne vient pas avec nous au camp 1 

(à quelques 5 500 m, le top de notre tour du monde) et Mathilde préfère rester 

avec lui. Nous montons donc avec Louis. En fait, l'endroit est gardé par 

des militaires etnous avons le droit uniquement de descendre du 

minibus, de prendre des photos à 100 m de là et d'attendre le minibus 

du retour. J'aurais bien envie de monter jusqu'à un belvédère où la vue 

doit être unique, mais la guide nous l'a interdit (on sais jamais, des fois qu'on

 voudrait fuir vers le Népal à travers l'Everest...)

J'ai quand même envie de braver l'interdit mais me ravise lorsque 

3 touristes Chinois intrépides l'ayant bravé se font récupérer par 2 

soldats pas souriants et prennent le savon (et probablement l'amende) 

de leur vie.

Nous discuterions bien avec les pasteurs tibétains présents avec leurs 

troupeaux de yaks, mais la communication est plus que difficile.

Nous redescendons et visitons un monastère et rentrons sous la tente. 

Nous nous couchons après avoir admirer le coucher de soleil sur 

l'Everest (la classe mondiale !).

La nuit sera certainement la pire de notre voyage. Nous dormons 

tous ensemble dans la pièce commune et Paul est toujours nauséeux.

Noussommes bien couverts et n'avons pas froid (du moins tant qu'on ne sort 

pas 1 cm² depeaude notre duvet). Entre les nausées de Paul et le mal de 

l'altitude qui me prend au milieu de la nuit et qui me donne un mal de crâne

terrible dès que je bouge un cil (heureusement, les yeux fermés, je n'ai pas 

besoin de bouger un cil), j'arrive à dormir à peu près une demi-heure. Le lever est terrible. 

Il fait moins 10 dehors, et 8 dedans ; dur de sortir du duvet... La récompense n'en est 

que plus belle : un magnifique lever de soleil sur l'Everest.

Après un bon petit déj, nous repartons vers des altitudes plus 

clémentes, mais ça, c'est une autre histoire...

 

 

PS 1 : nous sommes descendus depuis à 4000 mètres et Paul va bien

 

PS 2 : pardon pour la mise en page

 

PS 3 : vu comment je galere pour la mise en page, je renonce a inclure les photoa. Reportez vous a l'album "Chine" 

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Published by Fabien - dans Chine
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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 13:19

Quand nous arrivons à Kathmandou il y a quelques semaines, notre premier réflexe est, après le cuisant échec lors de notre tentative à Hong-Kong, de nous renseigner pour l’obtention du visa chinois. Comme nous ne voulons pas prendre de risque, nous nous renseignons auprès d’agences, habituées à ces démarches, même si bien sûr, le prix des visas est du coup supérieur.

Bien nous en prend puisque les agences, non seulement nous indiquent qu’il n’y aura aucun problème, mais en plus nous demandent si on ne veut pas passer par le Tibet avant de rejoindre Pékin. A la question : « mais, le Tibet n’a-t-il pas été verrouillé récemment par les autorités chinoises ? », le réponse fuse :  « c’est vrai, mais ils recommencent à délivrer des permis pour le Tibet depuis 2 semaines, sans qu’on sache pourquoi la situation s’est subitement débloquée. »

On n’en croit pas nos oreilles, va-t-on pouvoir réaliser notre rêve (enfin, un rêve de plus !!!) et traverser le Tibet ?

Bon, on est vite calmés quand la première agence nous annonce le prix pour une excursion de 10 jours au Tibet : 1 600 dollars US par personne, incluant le transport en 4x4 privé, l’hébergement, les visas, les permis et le train Pékin-Lhassa, ou 1000 dollars pour la même chose en bus de 50 places; même si l’euro est aussi vigoureux que l’ex-patron du FMI, ça fait chérot, à moins que l’on n’abandonne les enfants à Kathmandou. Heureusement, au fur et à mesure qu’on consulte les agences, les prix diminuent, et on finit par accepter une excursion de 8 jours, en 4x4 pour la moitié du prix initial, ce qui fait à peine un peu plus cher que de se rendre de Kathmandou à Pékin en avion.

Nous laissons donc un généreux acompte de 2000 dollars plus nos passeports à l’agence et nous partons tranquillement pour Pokhara et les aventures que vous connaissez. Pendant ce temps, l’agence se charge des formalités avec les autorités chinoises (enfin, on espère, parce qu’avec un revenu moyen par habitant au Népal de 100 dollars par mois, si le gars de l’agence se tire avec nos sous et notre passeport, il peut vivre peinard pendant un moment...).

Au retour du trek, la bonne nouvelle nous attend sous la forme d’un mail nous informant que le visa pour la Chine nous a été accordé – un visa « de groupe » (le groupe, c’est nous 5) de 25 jours (5 de plus qu’il nous en faut), avec permis pour le Tibet. Bien sûr, la condition, c’est qu’on soit accompagné d’un guide-chauffeur pendant tout le séjour (de toute façon, je n’avais pas l’intention de conduire), sauf un jour à Lhassa où nous serons « libres ». Et aujourd’hui, on a récupéré passeports, visas, et payé le solde du séjour (espérons que le guide viendra bien nous chercher demain...).

Bref, on est super contents, demain, on part pour le Tibet, à la recherche du yéti. On est bien conscient qu’on y verra que ce qu’on veut bien nous y montrer, mais bon tant pis, je pense que ce seront 8 jours extraordinaires, avec en prime, un petit trot sur les rampes de l’Everest à 5 000 m d’altitude.

 

ON VA AU TIBET !!!!!!

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Published by Fabien - dans Nepal
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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:08

Jour 1 : Pokhara – Nayapul – Tikhedungga

Altitude départ : 800 m

Altitude arrivée : 1 480 m

Voilà nos petits soucis gastriques enfin terminés. Après avoir repoussé 4 fois notre départ au lendemain, nous sommes sur le pied de guerre. Pas de grève prévue aujourd’hui (il y en a une environ un jour sur deux actuellement au Népal, pour revendiquer un changement de constitution promis par le gouvernement depuis des lustres et sans cesse remis à plus tard), rien ne nous empêchera de partir. Nous avons choisi le trek dit de Poon Hill, en 6 jours. C’est la même boucle que le célèbre trek du Sanctuaire des Annapurnas, sans l’aller-retour de 4 jours permettant d’accéder au camp de base. Nous avons mis tous les atouts de notre côté en engageant un guide et deux porteurs. Les papiers sont en règle, permis de trek et déclaration à jour ; en route !

Nous embarquons dans le mini-van qui nous emmène jusqu’à Nayapul, point de départ de la ballade. Pendant l’heure de route, nous sommes un peu inquiets de l’état de santé de Carole. Certes, il s’est considérablement amélioré, mais aura-t-elle suffisamment récupéré pour enchaîner les jours de marches ?

En tout cas, nous sommes tous motivés par la marche, après plusieurs jours bloqués à l’hôtel.

Une fois le point de contrôle passé à l’entrée du parc, nous démarrons l’ascension.

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Durant (salut Martine...) les premiers kilomètres, nous longeons une succession de petites échoppes et restaurants, au cas où on aurait oublié de l’eau, des gâteaux, du papier toilette, des couteaux suisses, des souvenirs, des moulins à prière, des châles 200% pashmina... Puis nous quittons (enfin) la civilisation, et à l’instar de DSK, pénétrons un nouveau pays (oui, bon ok, celle-là, elle est un peu lourde...) qui n’a rien à voir avec ce que nous avions connu jusqu’ici, à Katmandu ou Pokhara.

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La montée est tranquille et nous permet de bien nous chauffer, et surtout, à Carole, de bien récupérer. Nous nous arrêtons déjeuner pour notre premier dal bhat (que je n’oserais pas manger avec les doigts comme les Népalais), puis repartons. Après 2h30 de marche au total, nous arrivons déjà au terme de notre première étape. Il est 14 heures, nous ne sommes même pas fatigués, presque frustrés de s’arrêter déjà. Notre frustration s’arrête net lorsque 10 minutes plus tard éclate un orage qui aurait douché (c’est le cas de le dire) l’enthousiasme des aventuriers les plus intrépides.

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Nous occupons notre après-midi à lire, discuter, impatients de repartir le lendemain. Le soir, Paul fait une démonstration de danse népalaise et se met le guide, les porteurs et le personnel de la guesthouse dans la poche.

 

Jour 2 : Tikhedungga - Ghorepani

Altitude départ : 1 480 m

Altitude arrivée : 2 900 m

Départ à 7 heures du mat. Un gros dénivelé nous attend aujourd’hui. Heureusement, après une bonne nuit de sommeil, tout le monde est en pleine forme. Avec un moral à toute épreuve. Cette partie du sentier est appelée ’’Stone steps trail’’, le trek des marches de pierre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le nom n’est pas usurpé, puisque en dehors d’une petite descente d’une vingtaine de mètres, nous passerons la journée à monter des marches. La carte du trek nous indique qu’il y en a 3 280. Je peux pas confirmer, je me suis arrêté à 17. Nous avançons malgré tout d’un bon pas. Nous évitons de regarder vers le haut tellement l’escalier semble sans fin et au contraire conseillons aux enfants de se concentrer uniquement sur leurs pas, d’en faire un après l’autre, sans être impatients d’arriver, et que finalement, à un moment donné, ils auront atteint l’objectif (remarquez au passage le talent éducatif des parents qui utilisent une épreuve physique basique pour illustrer une leçon de vie simplissime, mais ô combien vraie...).

Au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude, les paysages deviennent grandioses.

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Nous apercevons même pour la première fois l’Annapurna Sud et le mont Hiunchuli.

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Les enfants grimpent d’un bon pied, Paul est devant avec Louis, et même Mathilde apprécie. Lors d’une pause, après une montée particulièrement raide, nous contrôlons notre pouls, et avons la surprise de constater que si nous sommes tous aux alentours de 140 pulsations par minute, Paul culmine à 100 puls/min. Tu m’étonnes qu’il arrête pas de parler pendant qu’on cherche notre souffle !!!

Nous finissons par arriver au bout (ben ouais, on vous l’avait dit, un pied devant l’autre, et on finit toujours par arriver) et le guide nous indique un refuge top luxe (top luxe signifie ici avec salle de bain partagée mais à l’intérieur du bâtiment et poêle dans la salle commune) avec une vue imprenable sur la chaîne des Dhaulagiri et Annapurnas (enfin, on imagine, parce que l’après-midi, c’est couvert). 

Ce coup-ci, nous sommes bien fatigués par nos 6 heures de marche et nous requinquons avec un bon chocolat chaud et des crêpes au miel. On a un peu peur d’avoir mal aux jambes demain, avec toutes les marches gravies.

Nous rencontrons un couple de jeunes Québécois en tour du monde eux aussi, et qui en sont à leur 24e jour de trek.

Après avoir dîné, nous partons nous coucher à 19h30, car demain, c’est lever à 4h du mat.

 

Jour 3 : Ghorepani - Tadapani

Altitude départ : 2 900 m

Altitude arrivée : 2 630 m

Nous nous levons à 4h. Objectif, monter à Poon Hill, à 45 minutes de marche au-dessus de Ghorepani, d’où l’on a une vue exceptionnelle sur la chaîne des Annapurna et le Dhaulagiri et où le lever de soleil est à couper le souffle (parait-il). Nous laissons Paul au lit (il n’est pas motivé pour se lever si tôt, et nous repasserons au refuge prendre le petit-déj) et commençons à grimper. La bonne surprise, c’est qu’on n’a pas mal aux jambes. L’autre bonne surprise, c’est qu’il ne fait pas froid. La mauvaise, c’est que comme on s’est habillé comme si il allait faire -15, on est vite en nage. On monte malgré tout facilement et arrivons à temps pour voir les premières lumières du jour jouer avec les sommets. Le temps est dégagé et le spectacle vraiment beau. Ça valait la peine de se lever si tôt.

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On voit très bien le Dhaulagiri (à gauche) et ses 8172 m d’altitude, l’Annapurna Sud et ses 7219 m seulement (c’est celui qui à l’air d’être le plus haut, mis c’est juste parce que c’est le plus proche), l’Annapurna I et ses 8091 m (à gauche de l’Annapurna Sud) et le MacchaPucchre (le plus pointu tout à droite) qui culmine à 6997 m et qui est mon préféré.


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Nous ne sommes pas les seuls, mais on passe un bon moment là-haut (à 3200 m, point le plus haut du trek).Ces hautes montagnes sont vraiment très impressionnantes !!!

Une fois le soleil levé, la vue est moins spectaculaire car on voit les montagnes à contre-jour. Nous décidons donc de redescendre prendre un bon petit déjeuner et surtout récupérer Paul qui nous avouera ne pas avoir été rassuré de rester seul au refuge.

Vers 8 heures, nous reprenons la route. Après une montée jusqu’au col de Deurali (à peu près aussi haut que Poon Hill) nous offrant de beaux panoramas, nous entamons la descente et entrons dans la forêt de rhododendrons. Après 4 heures de marche, nous arrivons au refuge de Tadapani, choisi par le guide. Au bout de quelques minutes, après notre arrivée et comme 2 jours auparavant, l’orage éclate et la température baisse. Le refuge n’est pas du tout isolé, il y a plein de courants d’air. On passe un après-midi affreux à ne pas pouvoir sortir et surtout à se geler. On se couche tôt, mais l’isolation phonique est à l’image de l’isolation thermique, inexistante. Du coup, on partage les conversations de nos collègues chiliens, canadiens, allemands, des guides et des personnels du refuge. Heureusement, tout le monde se tait vers 21 h et nous arrivons à nous endormir, dans nos sacs de couchage recouverts d’une épaisse couverture.

 

 

Jour 4 : Tadapani - Jhinu

Altitude départ : 2 630 m

Altitude arrivée : 1 780 m

Nous quittons sans regret notre refuge. Ce matin, le ciel est de nouveau dégagé et nous offre un panorama sur l’Annapurna Sud.

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Pour la première fois, nous ressentons des courbatures aux mollets. Nous ne ressentons pas encore de fatigue et attaquons la ballade avec enthousiasme. Nous ferons essentiellement de la descente. Des marches, des marches, et nouveauté aujourd’hui, des franchissements de vallée sur des ponts suspendus plus ou moins rassurants... On se prend pour Indiana Jones (mais pas avec le bon chapeau).

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Pour corser un peu le périple, le guide nous explique que les chiens que l’on trouve sur le chemin appartiennent aux paysans et protègent les moutons des tigres... car il y a des tigres dans le coin. Dès lors, notre balade s’apparente à une véritable aventure !!! (rassurez-vous, on ne verra pas l’ombre de l’ombre d’une trace, mais on apercevra quand même des singes). Nous arrivons sans problème à Jhinu où le refuge semble bien mieux que la veille. Nous nous offrons un peu de rab avec Paul et Louis et descendons aux sources d’eau chaude pour une petite baignade bien agréable dans les piscines aménagées au bord du torrent.

 

Jour 5 : Jhinu - Tolka

Altitude départ : 1 780 m

Altitude arrivée : 1 700 m

Ne vous fiez pas comme nous à l’altitude de départ et d’arrivée de l’étape du jour, pour croire que ce sera à peu près plat toute la journée. Nous arriverons effectivement à peu près à la même altitude qu’au départ, mais après avoir changé 2 fois de vallée, ce qui signifie, descendre 2 fois jusqu’à la rivière et remonter 2 fois, de 400 m de dénivelé environ chaque fois. La fatigue commence également à se faire sentir, et on doit être vigilant à chaque pas pour ne pas glisser, trébucher ou se faire mal. Malgré tout, la journée se déroule bien et on arrive assez tôt dans un refuge très confortable à Tolka. Comble du confort, il y a même une salle de bain privée dans les chambres ! Il y a également un grand jardin dans lequel les enfants peuvent jouer, enfin, les grands, parce que Paul qui a du mal à gérer la fatigue nous offre un beau pétage de plomb. Une heure à écouter Sol en Cirque avec maman suffira à le calmer. Pendant ce temps, j’explore un peu les alentours du refuge et constate qu’ici, ils vivent non seulement du tourisme, mais aussi de l’agriculture... qui fait rire.

110518 (18)

 

Jour 6 : Tolka – Phedi – Pokhara

Altitude départ : 1 700 m

Altitude arrivée : 1 130 m

Nous sommes prêts à partir pour ce dernier jour à 7h. Au programme, une montée de 400 m jusqu’à Deurali puis longue descente jusqu’à Phedi où doit nous récupérer le van qui nous avait emmené le premier jour. Malgré la fatigue, nous marchons d’un bon pas et arrivons au col au bout d’une heure. Tout le monde est vraiment heureux de marcher, personne ne râle. Nous sommes très surpris par l’attitude des enfants depuis 6 jours. Ils semblent adorer le trek. Surtout Mathilde. Alors que jusqu’à présent, il fallait déployer des trésors d’imagination pour les motiver à marcher plus de 2 heures. Il faut reconnaître aussi que le cadre de la randonnée a été très spectaculaire et très agréable tout le long. En descendant, nous arrivons à des altitudes plus peuplées, où les paysans labourent les rizières en terrasse. Les derniers hectomètres sont un peu difficiles car le mal aux jambes associé à l’impatience d’en finir se fait sentir. Nous croisons quelques groupes qui démarrent leur trek en sens inverse. Nous finissons par arriver à Phedi et nous posons à un débit de boisson où ils ont mis du poisson et des abats à sécher (un peu rude le retour à la civilisation).

Le van nous récupère et nous remmène à Pokhara où nous retrouvons de nouveau un monde complètement différent, plus bruyant, plus agité, plus pollué...

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Ce trek restera un moment fort de notre voyage. Nous avons choisi la bonne durée, car nous avons bien tenu la distance (grands et petits) et avons éprouvé beaucoup de plaisir pendant toute la randonnée. Nous ne regrettons pas de ne pas nous être approché davantage du Sanctuaire de Annapurnas, d’autant qu’un autre géant nous attend...

 

 

PS : l'album du Népal est enfin en ligne, avec plein de photos de Katmandu, Pokhara et du trek

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Published by Fabien - dans Nepal
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:22

Je sors de mon lit rassemblant toute mon énergie pour vous narrer nos dernières aventures. C’est dur mais la réalité journalistique doit s’accompagner de quelques sacrifices.

Comme l’annonce mon titre sans ambiguïté, nous sommes malade. Par « nous », j’entends, Fabien et moi. Louis qui somatise toujours quand un membre de notre expédition est atteint, souffre aussi (quand Mathilde s’est blessée au pied en Nouvelle Zélande, il a eu mal à la jambe pendant exactement la même période qu’elle. Il avait réellement mal, à tel point qu’on lui a proposé l’amputation plusieurs fois !).

Mais revenons-en à notre sujet, dimanche dernier, nous sommes allés manger dans un restau à Pokhara. Nous qui privilégions depuis le départ les gargotes de rue, ici, vu les normes d’hygiène en vigueur, on joue la sécurité et on ne va que dans des restaus pour touriste ... on n’est pas déçu ! La faute à pas de chance, on a mangé des crudités certainement mal lavées (pourtant sur la carte y’a bien écrit que l’eau qu’ils utilisent est traitée.), et on a attrapé une infection intestinale. Pour Fabien ça a duré 2 jours (depuis il se regoinfre allégrement), pour moi, c’est plus long. Après une « rémission » d’une journée, la fièvre est apparue, la diarrhée a repris. Ça fait maintenant 5 jours que je me traîne de mon lit aux toilettes et que je me force à avaler 5 cuillères de riz blanc... En désespoir de cause et ayant utilisé plus d’imodium que dans ma vie toute entière, hier on est allé aux urgences. Au Népal.

J’veux rentrer chez moi, voir mon docteur !!!

Heureusement, le taxi qui nous y a conduit nous a pris sous son aile et s’est occupé de nous toute la matinée. Il nous a conduit dans le bon service, il a fait le traducteur, il est allé chercher les médicaments (ici le médecin fait une prescription, de médocs, d’analyses, puis il faut aller à la pharmacie acheter le nécessaire (les gants, les seringues, les perfusions...)), il a aussi fait le pied de grue devant le labo d’analyse pour qu’ils aillent plus vite. Une vrai nounou et heureusement qu’il était là, sinon je pense qu’on y serait encore. Il s’appelle Krishna, ça ne s’invente pas !!!

 Tout ce que vous pouvez imaginer sur les urgences au Népal est vrai. Une grande pièce commune avec 15 lits, sur le mien il n’y a pas de draps, (juste un matelas recouvert de skaï) mais finalement c’est mieux, car ils ne les changent pas entre 2 patients (j’espère juste qu’ils désinfectent le skaï de temps en temps). Des paravents ??? Pour quoi faire, ça occupe de voir la mémé agoniser sur le lit d’à coté ! Les infirmières (en formation, ça a son importance) qui passent de l’un à l’autre sans se laver les mains (moi j’ai de la chance, elles mettent les gants que le médecin a prescrit). 2 wc, bien sur un à la turque (qui sont à l’Asie ce que le confit de canard est au sud ouest) et un normal, les 2 d’une propreté douteuse dés le matin...

On doit me perfuser pour me réhydrater, après une prise de sang laborieuse car l’infirmière ne trouve pas mes veines (ça j’ai l’habitude, c’est pareil en France), elle appelle le médecin pour lui montrer son impuissance, celui-ci regarde mes bras et me demande si je me drogue... Quand je lui dis que non, il me demande si c’est sûr ! Je sens qu’on va bien s’entendre tous les 2 ! L’infirmière m’enfonce une aiguille dans la main, elle me fait un mal de chien. Je pleure sur mon lit, de douleur, d’impuissance, d’être là, de ce voyage qui n’en finit pas. Elle abandonne l’idée de la perf et me donne une solution de réhydratation à boire directement. On me donne 2 micro-flacons dans lesquels je dois mettre de l’urine et des selles... Grand moment de solitude devant la taille des flacons, là il va falloir que je sois inventive !!!

Pendant 2 heures, c’est un défilé permanents de gens beaucoup plus atteint que moi, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, une vraie étude sociologique. Au bout de 2 heures, le verdict tombe, c’est bien une infection, mais ils ne savent pas si c’est un virus ou une bactérie. « Forcez-vous à manger, laissez tout partir (ben tiens, il est rigolo, de toute façon je peux pas faire grand-chose d’autre !) »

La journée se passe un peu mieux, par contre la nuit n’est pas terrible. Au petit matin j’en peux plus et je décide de prendre les antibiotiques que l’on a dans le sac depuis le départ. Je ne sais pas si c’est bactérien ou pas, mais je suis dans un tel état que je serais prête à boire de l’eau de javel pour tuer tous les germes (méthode John Rambo, soit, mais méthode quand même ;-) , pour toi Laurent ;-)). Ça fait déjà 5 jours qu’on est à Pokhara, ça fait 5 jours que tous les 2 jours on fait les sacs à dos pour aller faire notre trek. Maintenant IL FAUT que ça passe !

 

Ps 1 : Vous savez quelles sont les mises en garde sur les plaquettes de médicaments ici ? «  Si l’emballage est ouvert par des souris ou des rats, ne pas prendre ce médicament ». Edifiant !

 

Ps 2 : on a beaucoup de retard sur les réponses aux commentaires, j’en suis désolée, mais entre les coupures de courant journalière et le fait qu’on n’ai pas internet à l’hôtel, tout ça conjugué avec mon état, c’est pas évident... Promis dés qu’on peut on répond. Idem pour les mails auxquels on n’a pas encore répondu

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Published by Carole - dans Nepal
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 05:30

Avant-dernière étape de notre périple (enfin, si nous obtenons notre visa chinois, suspense, suspense...), nous arrivons au Nepal avec des clichés plein la tête : on s'attend à une espèce de Suisse montagneuse, mâtinée de spiritualité à la balinaise, avec quand même, une petite influence indienne, sans oublier Maxime Leforestier fumant des joints en jouant de la guitare dans sa maison bleue adossée à la colline. Et puis surtout, la mythique chaine de l'HIMALAYA (voila encore un mot qui me fait rêver depuis tout petit, comme Galapagos, Machu Picchu, Ile de Pâques, lagon de Bora-Bora, baisse du dollar (ah non, c'est plus récent ça ;-)).

Autant vous le dire tout de suite, le Nepal est à la Suisse, ce que le Prince de Bel-Air est à la Reine Elizabeth II.


Dès l'atterrissage, c'est le choc !! Sortant de l'aéroport ultra-moderne de Hong-Kong, on arrive dans un aérogare qui ferait pitié à l'aérodrome de La-Teste-De-Buch. Des « trucs » rangés (« jetés » serait plus approprié) un peu partout, un éclairage au néon blafard (il est 22h30), un personnel des douanes équipé de stylos et tampons ultra-modernes... et c'est tout. A notre grande surprise, nous passons les formalités sans problème et récupérons TOUS nos bagages.


Quand on sort de l'aéroport, c'est le deuxième effet KISS COOL. Il y a une casse auto juste à la sortie ! Ah non, c'est le parking des taxis. Nous sommes harcelés par des chauffeurs de taxi et des commis d'hôtel, heureusement nous avons pensé à réserver une guesthouse qui vient nous récupérer. Soulagement quand je vois le papier « Mr Fabien ». Des « porteurs » essaient de nous alléger de 5 euros sous prétexte qu'ils nous ont arraché 2 sacs des mains a 12 cm de la voiture pour les mettre dans le coffre. Gonflé par 11 mois de voyage, je leur sors avec ma grosse voix « I'm Fabien the Traveller, I'm not a pigeon ! »


Sur la route, ce n'est pas mieux. Il fait nuit, il n'y a pas d'éclairage public (et pour cause !!) on ne voit pas bien ce qui se passe ni s'il faut rouler à droite ou à gauche, ça klaxonne dans tous les sens. Nous sommes tous surpris d'arriver sain et sauf à  la guesthouse et allons nous coucher sans demander notre reste.


Le lendemain matin, nous partons à la découverte de la capitale du Nepal où nous sommes logés à deux pas du quartier de Thamel, le quartier où vont tous les occidentaux, la vitrine citadine du Nepal. Et là, troisième effet Kiss Cool (oui oui, celui-là est particulièrement fort, il a trois effets). La circulation est complètement anarchique, la chaussée en plein centre-ville est complètement défoncée (ce qu'on ne peut pas dire des trottoirs, je dois bien le reconnaître, puisqu'il n'y en a pas !), les motos ont de grosses barres métalliques pour protéger les tibias de leurs conducteurs, et découper ceux des piétons. Marcher dans ces conditions relève de l'aventure, circuler a vélo du suicide ! Comble du comble, l'électricité (je rappelle que nous sommes au coeur de la capitale d'un pays) est coupée de 14h a 19h presque tous les jours, et parfois plus.


Nous mettons donc 3 bonnes journées à nous acclimater à ces conditions d'un autre âge (le Nepal est assurément le pays le plus en retard que nous ayons vus. Même le Laos et la Bolivie, qui partagent avec le Nepal l'absence de cote maritime semblent beaucoup plus évolués). Il nous reste donc une journée pour pleinement profiter de la richesse spirituelle principalement Hindou des népalais. Nous visitons Durbar Square à Katmandou et à Patan avec un guide francophone qui nous à donné quelques clés pour comprendre la culture népalaise. Nous en profitons pour acheter quelques souvenirs (salut Romuald !) tant l'artisanat népalais est riche, beau et peu cher.


Épuisés par ces 4 jours à Katmandou, nous nous éloignons vers Pokhara ou nous irons nous aérer dans la montagne, mais ça, c'est une autre histoire.


 

PS : Pour les photos, ce sera plus tard.

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Published by Fabien - dans Nepal
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 17:15

Chapitre 1 : Bienvenue dans un pays propre et ordonné

Ce qui frappe quand on sort de l’avion et qui dure jusqu’à la sortie du métro et même du taxi, c’est l’extrême propreté des espaces publics. Non pas que les autres pays d’Asie soient spécialement sales, mais là, on a l’impression qu’un bataillon d’agents de nettoyage sont cachés tous les 10 mètres pour ramasser le moindre papier qui tomberait par terre avant que celui-ci ne touche le sol. D’ailleurs, des panneaux indiquent que vous n’avez pas le droit de jeter des détritus par terre sous peine de forte amende, ni de cracher d’ailleurs. Il est également interdit de fumer dans les espaces publics clos, mais plus surprenant, dans certains endroits à l’extérieur, comme sur certains trottoirs où une ligne jaune sert de démarcation entre fumeurs et non fumeurs et à l’instar de la ligne Maginot qui à défaut de repousser les Allemands a réussi à empêcher le nuage radioactif de Tchernobyl de rentrer en France, immunise les non-fumeurs des nuisances de la fumée.

 

Chapitre 2 : les joies de Couchsurfing

Couchsurfing est une communauté de membres qui tour à tour accueillent ou sont accueillis chez d’autres membres (www.couchsurfing.org). Nous avons déjà utilisé 2 fois ce type d’hébergement. Une nuit sur le bateau de Michel à Paraty puis une semaine aux Galapagos chez Ramiro. Le principal avantage de cet hébergement est économique, et en plus cela permet d’être en contact avec des locaux. Vu le prix des hébergements pourris à Hong-Kong, nous avons décidé d’y tenter le coup. A Hong-Kong, ils n’étaient que 2 à pouvoir accueillir 5 personnes à la fois, et coup de chance, sur les 2, une a accepté de nous recevoir pour 3 nuits. Ce qui est excitant, c’est que même si on peut consulter le profil de son hôte et voir les avis de ses prédécesseurs, on ne sait jamais vraiment à l’avance sur qui on va tomber. Ce coup-ci n’a pas fait exception à la règle. Nous avons rencontré David, notre hôte américain, en bas de son immeuble. D’emblée, il a semblé très froid. Et le premier soir, il n’a pas dû nous dire plus de 3 mots. Autant dire que nous n’étions pas très à l’aise. Enfin, surtout Carole, parce que moi, je considère que s’il nous a invité, c’est que ça ne le gêne pas de recevoir des inconnus. Evidemment, si Louis avait pu éviter de renverser un café au lait au bout de 5 minutes, ça aurait peut-être dégelé l’ambiance plus vite. L’appartement en tout cas est top, avec 2 chambres et une salle de bain pour nous et surtout une magnifique vue sur la baie.

David a aussi une domestique (là-bas, c’est très courant, ils les appellent les Conchitas (voir chapitre 8)) qui a une chambre de bonne dans l’appart.

Le lendemain, changement d’ambiance. C’est l’anniversaire de Mathilde et nous dînons avec David qui est très enjoué et bavard. Nous discutons beaucoup et le courant passe beaucoup mieux. Il nous trouve tellement super-sympa qu’il nous propose de rester 3 jours de plus (soit 6 nuits au total), ce que nous acceptons sans rechigner. Pour le remercier, nous passerons même en cuisine pour lui concocter un petit repas à la française. Le reste de la semaine sera sans histoire, même si nous aurons du mal à cerner la personnalité de David et son humeur, disons, changeante. En tout cas, merci à David pour son accueil.

 

Chapitre 3 : Hong-Kong, ça monte et ça descend, où pourquoi prendre un tram climatisé, quand on peut choper une bonne suée

Mardi 26, anniversaire de Mathilde. Entre autres choses, nous décidons de monter au Victoria Peak qui offre un magnifique point de vue sur les gratte-ciel de Hong-Kong. Il y a même un tramway qui y monte (en fait, plutôt un funiculaire). Le prix est assez élevé pour seulement un kilomètre d’ascension. Qu’à cela ne tienne, los Fourcados qui ont déjà vaincu les Andes, iront à pied. Un kilomètre d’ascension, de la rigolade !!! sauf si la température avoisine les 35°C, sauf si la pente moyenne est de 20 %, sauf si on se trompe de chemin au bout de 300 mètres et qu’au lieu des 1000 m prévus, on se fait 3 petits kilomètres. Il y en a une qui est pas vraiment ravie de fêter son anniv dans ces conditions. Heureusement qu’à l’arrivée, le point de vue sera effectivement très joli, et surtout qu’on lui trouvera une délicieuse panna cotta à la vanille pour se remettre. 

 

Chapitre 4 : Chine 1 – Los Fourcados 0

Comme pour nos copains les Ducasse et les Billaut, obtenir un visa pour la Chine est une des incertitudes de notre voyage. Eux ont fini par l’obtenir (d’ailleurs, ils sont déjà en Chine), et nous, comptons sur notre séjour à Hong-Kong pour l’obtenir.

Nous restons à Hong-Kong 9 jours, dont 3 de week-end ou jours fériés, ce qui nous laisse 6 jours ouvrables pour obtenir notre précieux sésame auprès du ministère chinois. Le premier de ces jours ouvrables, nous allons chercher le formulaire. Le second, nous essayons de rassembler les pièces à fournir (réservations d’hôtel, justification de revenu, itinéraire prévu...). A ce stade, nous sommes mercredi soir, il reste 4 jours ouvrables : jeudi, vendredi, lundi 2 mai et mardi, avant que l’on ne s’envole pour Katmandou le mercredi 4. Sauf que nous apprenons à ce moment-là, que le 2 mai est férié à Hong-Kong. Il ne nous reste donc que 4-1=3 jours ouvrables (ben ouais, j’ai fait math sup, j’ai de beaux restes) donc, too late pour le visa Chinois, on ne l’aura pas ici ! Dernière chance à Katmandou dans quelques jours.

 

Chapitre 7 : Le jour où on s’est fait virer d’un hôtel

Dimanche 1er mai (joyeux anniversaire Carole), nous prenons congés de David et allons à la guesthouse que nous avions réservée (HK Hostel, ça dit quelque chose à quelqu’un ?). En fait, nous avions fait une première réservation de 6 nuits, que nous avions ensuite ramenée à 3 nuits suite à l’extension de l’invitation de David (voir chapitre 2). Nous arrivons à 10h30 et la chambre n’est pas libérée, normal, les chambres sont libérées à midi. Nous laissons donc nos bagages à la réception et partons nous balader et déjeuner. Nous revenons vers 13h. La chambre n’est toujours pas prête, normal, ils sont en train de la nettoyer (je ne m’impatiente plus jamais quand une chambre est en train de d’être nettoyée, parce que ça veut dire qu’elle est nettoyée). 14h, le gérant nous envoie voir une chambre parce que finalement celle que nous avions réservée n’est pas disponible. Il nous montre un cagibi avec un lit double (en 120 fillette) et 2 lits simples. Question cruciale, il va falloir faire un choix entre mettre un matelas pour Paul ou mettre les bagages dans la chambre. Nous rappelons au gérant que nous avions réservé une chambre pour 5, ce à quoi, il nous répond qu’il n’a que ça, qu’il est très occupé, qu’il nous rembourse ce qu’on lui a payé 2 heures avant (en essayant au passage d’en oublier) et qu’il nous fout dehors. On se retrouve pantelant à Hong-Kong sans hôtel un 1er mai (joyeux anniversaire Carole). Pour vous donner une idée de notre désarroi, il nous faut ajouter que le 2 mai est férié à Hong-Kong, que donc les hôtels « bien » sont tous bondés, et que de toute façon à Hong-Kong, mis à part les palaces qui ont pignon sur rue, les hôtels sont dans les immeubles, avec une réception au 3e ou 4e étage, sans enseigne, et donc impossible à trouver par hasard. J’ai alors une fulgurance qui rend ma femme si amoureuse. Je tape « hôtel causeway bay » sur google et coup de bol incroyable, je tombe sur un site de réservations d’hôtel de dernière minute. Et à 300 m de là où nous sommes, il y a des chambres top luxe (pour nous) bradées à 120 euros pour 5 (on aurait dû payer 90 pour le taudis d’où on s’est fait virer), avec piscine au 39e étage et salle de sport panoramique sur les gratte-ciel au 40e. Le Bonheur, et un beau cadeau pour Carole.


Chapitre 6 : Hong-Kong by night

Dans la ville de Hong-Kong, il est beaucoup question d’environnement et d’économies d’énergie. On comprend à quel point ils y sont sensibles !!

 

Chapitre 7 : Du luxe, du luxe, du luxe

Jamais de ma vie je n’ai vu une telle débauche de luxe dans un si petit périmètre. Que ce soit pour les voitures, les boutiques de mode, tout est dans la démesure. Non seulement, les boutiques sont immenses, mais il y en a partout dans la ville, et pas seulement dans un quartier. Il y a même la queue pour rentrer chez les Vuitton, Chanel, Gucci, Prada...

Pour les voitures, c’est pas difficile, le modèle de base (genre mégane en France), c’est la Mercedes ou la Béhème. Pour la Mercedes, oubliez les Classe A, B et C, ici, ça commence à E, et une Classe S est un plus (Romain serait comme un fou ici, je suis sûr qu’ils font le chiffre d’affaire annuel du concessionnaire de Bayonne en... 2 heures). Si vous voulez monter en gamme (gamme  Laguna), optez pour la Porsche, très répandue, en modèle coupé, ou 4x4 pour les familles. Enfin, si vraiment vous voulez en mettre plein la vue, pas de limite. Ici, les Bentley, Rolls Royce, Maybach (pour les familles), côtoient les Lamborghini, Maserati ou Ferrari des jeunes loups de la finance.

 

Chapitre 8 : Au pays des Conchitas

A Hong-Kong, on trouve couramment des bonnes dans les appartements. Elles viennent des Philippines ou d’Indonésie, s’occupent de la maison, des enfants, de la cuisine, et sont logées chez leurs patrons dans une chambre de bonne (celle de David s’appelait Maria et venait des Philippines). On les voit peu dans la semaine, car elles bossent. On peut simplement les apercevoir lorsqu’elles vont emmener ou récupérer les enfants de leurs patrons à l’école. En revanche, quand vient le dimanche (elles ont un seul jour de repos par semaine), elles viennent toutes se rassembler sur les trottoirs près de Victoria Park avec des valises pleines de bouffe et raconter leur semaine, leurs états d’âme ou je ne sais quoi d’autre (je ne parle ni indonésien, ni philippin) à leurs copines. C’est vraiment impressionnant. Elles restent là à squatter les trottoirs à blaguer, à laisser le temps passer. On sent une vraie solidarité entre elles. Et de tels rassemblements spontanés seraient inimaginables à Paris au Champs de Mars par exemple, sans évacuation manu-militari dans les 2 heures.

 

Chapitre 9 : Y a pas à dire Disney, ça le fait

Impossible de rester quelques jours à Hong-Kong à ce stade de notre voyage, sans aller passer une journée à Disneyland. Bon Ok, c’est de la culture pop-corn, c’est super consumériste, c’est aseptisé, il y a des boutiques à la sortie de chaque attraction, mais y a pas à dire, c’est bien fait, c’est magique, et petits et grands avons tous passé un moment magique et enchanteur (et en plus, on n’a payé que 20 euros par personne)

 

PS 1 : connexion pourrie donc pas de photos dans l'article. Vous pouvez les regarder dans l'album "Hong-Kong"

 

PS 2 : petite précision par rapport à l'article précédent : le 12 juin nous rentrons de Pékin à Londres puis nous allons musarder quelque jours entre Londres et Paris pour rentrer au bercail le 19.

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Published by Fabien - dans Chine
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 04:20

Merci pour tous ces commentaires, je prendrai le temps d’y répondre dés qu’on aura un internet correct, car au pays du culte de l’high tech, on rame pour avoir une connexion...

 

Après ce suspense insoutenable, tada... roulement de tambour...

On rentre le 12 juin.

Ohhh noooonnnn fait la foule en délire. Yessss, yessss, yesss disent nos parents.

 

Cette option est mûrement réfléchie. Merci à tous d’avoir pris le temps de nous donner votre avis. 37 commentaires, on n’avait pas vu ça depuis... jamais, et ça nous a fait chaud au cœur ! (D’ailleurs Mathilde a les noms de ceux qui ont votés 2... Elle les déteste !)

 

Merci à ceux qui ont proposé de nous prêter de l’argent, de faire un Fourcadoton, mais l’argent n’est pas la raison principale pour laquelle nous raccourcissons notre voyage. Soit, on a dépassé notre budget initial (mais 40 euros par jours pour manger et dormir à 5 à Bali, c’était décidement pas assez !), mais si vraiment on avait voulu continuer, on aurait pu piocher dans la petite cagnotte que l’on a pour le retour. Par contre, comme on n’a pas de boulot au retour, plus on pioche pour le voyage, moins il en restera ! Logique quoi ! Et comme on a des projets (plutôt de vagues idées mais bon) il faut qu’il nous en reste assez.

 

La raison est plutôt une ENORME lassitude et là je parle pour moi, Mathilde et Paul. Ça fait déjà plusieurs mois que j’en ai marre et que je compte les mois qui me rapprochent du retour. J’en ai marre des transports, j’en ai marre des hôtels plus ou moins miteux, j’en ai marre de manger systématiquement le plat le moins cher, parce que quand on en a pour plus de 15 euros à 5 c’est qu’on s’est lâché. Franchement continuer 3 mois de plus est au dessus de mes forces.

Quand je vois comment je suis hystérique (oui le mot n’est pas trop fort, on dirait une Chinoise devant une boutique Louis Vuitton.) devant une paire de chaussure à talon, devant une robe, devant une palette de maquillage, franchement je me fais peur ! Ceux qui savent que je n’ai porté ma première jupe qu’à 17 ans, que je n’ai troqué mes éternelles Americana qu’aux alentours de 18, comprendront que ma santé mentale est atteinte !!!

 

Ça fait déjà presque 11 mois que l’on est parti, il reste encore 1 mois ½ qui je l’espère seront riches en expériences. Le Népal et ses treks mythiques seront plus faciles à faire le cœur léger. A ce propos Fabien a réussi de haute lutte à nous arracher un semi accord (Mathilde n’est pas encore très emballée, il va falloir user et abuser d’arguments aussi porteur que « tu te rends compte des calories qu’on brûle là ! Tous les camemberts que tu pourras manger au retour ») pour faire le trek de 10 jours, celui qui fait le tour des Annapurna... 10 jours alors que notre autonomie en vêtements n’est que de 4 !

10 jours où j’espère qu’on trouvera des endroits pour se laver de temps en temps...

Quand je vous disais que ce n’est pas fini ! On a encore de quoi bien rigoler !

 

Ce n’est pas encore l’heure des bilans, ça on verra au retour, pourtant ce que je peux dire aujourd’hui c’est que je ne regrette pas du tout ce voyage, il est riche en émotions, en expériences, en connaissance de soi, en apprentissages (la patience, surtout la patience...). Je pense qu’on a vu trop grand en voulant partir presque 14 mois, l’expérience a parlé et on préfère écourter pour n’en garder que les bons souvenirs.

Ce que l’on a déjà vécu, ce qu’il nous reste à vivre pendant ce mois ½, fait que cette décision n’est pas du tout un crève cœur, je veux dire par là qu’on n’a pas du tout la sensation qu’il nous manquera quelque chose. Comme a dit Romuald dans son commentaire, ce voyage on le fait pour avoir le choix de faire ce qu’on veut, et là ce que je veux c’est terminer sur des notes positives...

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 06:23

 

Si vous voulez qu’ils poursuivent l’aventure, tapez 2.

 

Une partie de la troupe est un peu fatiguée du voyage. En plus, on vient de faire les comptes, et même en Asie, on a beaucoup dépassé le budget prévu. Comme nos ressources ne sont pas infinies (et qu’il faut en garder un peu pour le retour en attendant de retravailler), nous avons envisagé de raccourcir un peu notre périple. Nous avions initialement prévu de sortir de Chine par la Mongolie puis de rentrer en Transsibérien fin juillet. Cependant, nous avions un joker, notre dernier vol du billet Tour du Monde de Pékin à Londres. Le hic ,c’est que le billet Tour du Monde n’est valable que 12 mois et nous obligerait à rentrer sur Londres le 12 juin, pour un retour dans nos pénates le 19 juin après quelques jours à Paris (pour faire plaisir à Paul). Nous raccourcirions ainsi notre voyage d’un gros mois.

Serait-ce gênant ? Je pense que le fait que l’on manque la Mongolie et la Russie ne soit pas déterminant dans la réussite ou non du voyage. Nous avons déjà vécu beaucoup de choses ensemble et ce ne sont pas quelques semaines de plus ou de moins qui changeront quoi que ce soit à l’affaire. Pour autant, ne regretterons-nous pas de ne pas avoir prolongé l’aventure au maximum dès lors que nous aurons reposé le pied en France ? Nous y réfléchissons et prendrons une décision dans les prochains jours. En attendant, allez-y, tapez 1 ou 2 (attention, si vous tapez 1, il faudra nous héberger, parce que notre maison est louée jusqu’à fin août).

Il nous reste de toutes façons, Hong-Kong, le Népal et la Chine à découvrir avec enthousiasme et puis la mise à jour de toutes les pages et des photos, ce qui vous accompagnera encore tout l’été !

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 12:12

Avant de partir, quand on disait que Bali serait notre destination « vacances », ça en a laissé plus d’un goguenard : « Vacances ??? mais vous allez être 14 mois en vacances ??? ». Et bien non, je le dis et je le répète, un voyage long, c’est tout, SAUF des vacances.

 

058 - pas des cafards non, juste

Souvenez-vous, ça fait pas rêver et c'est pas arrivé qu'une fois...

 

Bien sûr on est moins stressé par le boulot (et pour cause !) et par la vie quotidienne en général, mais ce n’est pas de tout repos pour plein de raisons : budget à tenir coûte que coûte (et ça, ça nous coûte !), stress lié à l’école, parce que même si on se dit que redoubler une année scolaire ce n’est pas la fin du monde, on n’a vraiment pas envie que ça arrive, inconfort de nos hébergements (même si quelquefois on se fait plaisir), etc, etc...

Donc Bali, c’était LES VACANCES !!! Et pour moi, les vacances, les vraies, c’est la plage, si possible de rêve (même si au bout de 10 mn je me demande comment occuper tout ce temps libre...)

Désillusion totale avec Bali. Plages crades (des personnes venant ici depuis plusieurs années nous ont dit que c’est la première fois qu’elles voyaient Bali aussi sale, que se passe-t-il ?). Bon en même temps, depuis notre parenthèse enchantée Polynésienne, une plage de rêve, c’est ça,

 

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ça

 

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et éventuellement ça.

 

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Autant dire qu’on est exigeant !

Là, c’était l’erreur de casting...

Il nous fallait des plages de sable blanc, des zoulis poissons pour faire du snorkelling, des cocotiers, un hôtel sympa (avec piscine c’est mieux) et surtout, surtout, ne rien faire pendant une semaine (pas d’école, pas d’hôtel miteux à chercher et pas besoin de choisir entre celui qui n’a pas de fenêtre ou celui qui sent le renfermé (ou les 2...)). Bref poser le cerveau pour de bon et n’avoir que pour seul dilemme le choix de la piscine ou de l’océan pour la baignade ! (oui mais des fois c’est dur aussi parce qu’on voudrait faire du snorkelling, mais la mer est un poil plus froide que la piscine et ça donne des choix à faire, tout ça, tout ça, s’pas facile facile quand même.).

                                 

On a fini par trouver notre petit bout de paradis sur les îles Gili  

 

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Sur la photo c'est pas moi, Fabien prétend innocemment avoir photographié le paysage...mouai.

 

(qu’on prononce guili, comme guili-guili. J’vous laisse imaginer tous les jeux de mots foireux qui nous font beaucoup rire). Après une rapide traversée, on amerri sur Gili Trawagan, on est un peu méfiant, c’est la plus touristique des 3 (Il y a Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air), et les commentaires (comme toujours sur les forums) disent tout et son contraire. Comme on aime bien se faire notre propre idée, on décide d’y rester. Le débarcadère est bien tel qu’on l’imaginait, blindé de monde avec des rabatteurs de tout poil (pour la carriole qui doit nous conduire en ville, pour l’hôtel (very cheap, very cheap)). On commence à visiter quelques hôtels et le tour est vite fait, ils sont soit complets, soit trop chers (ça ça restera le dénominateur commun de tous les pays...), soit pas top. Moi je veux de vacances, avec vue sur la mer !

On trouvera bien un petit truc, pas trop mal, pas trop cher (pas cher du tout même), mais vu le prix, à l’endroit où c’est, moi qui fonctionne beaucoup à l’intuitif, je ne le sens pas trop (ça marche plutôt bien ça avec Fabien, comme je me trompe rarement, il m’écoute la plupart du temps... Bon là quand il va lire l’article je serai grillée pour quelques mois. Ça va nous laisser quelques belles histoires à coup de « tu verras plus tard on en rigolera » pour la fin du voyage...).

On continue donc notre quête (parce que, ce qu’on recherche, au prix pour lequel on le recherche, c’est bien du saint Graal dont on parle !).

Après quelques visites infructueuses, on déniche la perle rare...

 

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Loin du centre (on est et on restera toujours des sauvages), Enorme bungalow familial, face à la mer, avec une piscine de ouf (avec débordement, carrelée en pierre bleu de Belgique (ou l’équivalent parce que d’ici ça fait un peu loin. la Belgique j’veux dire.)), c’est pas difficile, un jour on veut la même à la maison !! (enfin pas tout de suite non plus, parce que là on risque d’être un peu juste niveau budget...ou alors on fait que la rigole du débordement, mais ça serait ridicule).

 

Bon y’a bien des inconvénients, déjà c’est un poil plus cher que le budget (Fabien me souffle qu’on ne peut pas dire « un poil » si c’est 50%, (80 % rajoute t’il, quel rabat joie !!!) de plus que le budget)... pffuuu, il a vraiment que le budget en tête ! et les vacances alors ! et se sentir bien de temps en temps, c’est pas important ça peut-être ! non mais faut dire si j’me trompe, mais le bonheur de sa famille ça passe avant tout moi j’dis !.

2éme inconvénient, ici tout est salé (non Fabien je ne parle plus de la note) : la mer (jusqu’ici tout est normal), la piscine (ça c’est déjà plus rare, mais ça se tient encore) et... la douche. Depuis 4 jours on se baigne, se douche et se brosse les dents à l’eau de mer ! Passé la première douche et la surprise de se sentir encore poisseux après s’être lavé, on se dit que c’est encore une expérience enrichissante (on va attraper le scorbut oui !). Bon au bout de 4 jours de ce régime, nos cheveux ressemblent à s’y m’éprendre à 5 bottes de foins mal fagotés, mais quand dans 1 an nos cheveux, après être totalement tombés, repousseront, on n’y verra que du feu ! 

Sinon c’est bien ici, on y croise des poissons magnifiques, le jardin de corail est bien fourni, ce sont quasiment les mêmes espèces de poissons qu’en Polynésie, mais ils sont plus gros. Les fonds marins sont moins clairs que les lagons, mais on y voit quand même très bien. En plus je n’ai même plus de palpitations quand je mets un masque ! Chance du débutant, à notre première sortie nous avons pu admirer une énorme tortue en train de manger. 

Il y a même quelques bons bouquins en français dans la mini bibliothèque, (c'est-à-dire, des bouquins autres que les séries « Histoire et passion » ou « Amour et passion » ou encore «Intrigues et passions » qui fleurissent dans les guest houses), y’a même un San Antonio c’est dire le bon goût du gérant de l’hôtel ! Des heures à dévorer des livres, on en rêvait... Gili l’a fait !

La vie suis son cours, on se lève, on bouquine, on se lave (à l’eau salée...), on bouquine, on déjeune (Pantagruélique le p’tit déj.), on bouquine, puis on voit ce qu’on peut faire, (en bouquinant). Quelquefois la réflexion nous prend plusieurs heures et du coup on ne peut qu’aller faire un petit coucou aux poissons avant d’aller manger.

 

Bref ici c’est vraiment, vraiment coooooool.


PS 1 : J'ai trouvé une solution pour qu'on se douche à l'eau douce...

PS 2 : Agen se maintient... toute la journée IL l'a repété... Désolé pour les Rochelais, mais Fabien est super content !

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Published by carole
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 14:25

 

Nous voilà à Bali, dernière étape de notre raid dans le Sud-Est asiatique. On passe 2 jours à Legian, juste pour se rendre compte que si on n’a pas entre 17 et 22 ans ou qu’on n’est pas surfeur australien body-buildé accompagné d’une bimbo tatouée des chevilles à l’omoplate, cette station balnéaire (couplée à la célébrissime Kuta) n’a aucun intérêt. Remarquez, on nous avait prévenu, mais bon, nous on préfère constater par nous-même, quitte à perdre 2 jours.

Nous fuyons donc vers Ubud, centre spirituel et culturel de l’île, où nous espérons trouver le fameux Spirit of Bali.

 

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Vu les 38° et 97% d’humidité, nous cassons la tirelire pour nous offrir (de nouveau !) un hôtel avec piscine.

 

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Il nous servira à la fois de base arrière avant les balades à Ubud et alentours et de retraite pour se rafraîchir et se délasser après. Car des kilomètres à pied (ça use, ça use...) nous allons en faire. C’est le meilleur moyen de déambuler dans les rues, les rizières, les forêts pour essayer de palper l’atmosphère et la douceur de vivre balinaise. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

 

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Des paysages de rizières à couper le souffle, une atmosphère mystique et envoûtante avec partout des temples dédiés aux dieux dans chaque maison, chaque rue, chaque village, chaque champ, et partout des cérémonies, des offrandes. Des cours d’eau circulent en toutes parts, formant un réseau d’irrigation ingénieux traversant les bourgs et arrosant les rizières et les champs, avec partout l’écoulement de l’eau qui vous apaise. Et puis par-dessus tout, le sourire et la gentillesse des Balinais. Tout est là, qui vous fait vous sentir bien, tout simplement.

Nous sommes tout d’abord un peu désarçonnés. Dans notre imaginaire, Ubud, c’était un village au milieu des rizières, avec de n’importe quel endroit, de n’importe quel hôtel, une vue imprenable sur les rizières. Alors, c’est pas tout à fait faux, mais pas tout à fait vrai non plus. En fait, lorsque le premier soir, nous demandons à l’hôtel où nous pouvons aller voir des rizières, ils nous répondent « à 10 km ». En fait, les rizières que nous voyions dans le centre du village sont toutes petites et là seulement pour enjoliver la ville et permettre aux hôtels de justifier leurs chambres « avec vue imprenable sur les rizières ». Pas grave, il suffit en fait de sortir du village pour les trouver les rizières (en fait 1 km suffit largement), et elles sont réellement magnifiques.

 

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En plus, elles font partie intégrante de la culture balinaise et sont le ciment de la société à Bali. Chaque famille cultive sa parcelle qui lui donne le riz dont elle a besoin pour se nourrir et tirer un petit revenu pour subsister.

 

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3 récoltes rythment l’année. Une de riz blanc (pour manger), une de riz noir (dont on fait l’alcool de riz), et une de riz rouge (dont on se sert pour faire des gâteaux de riz). A chaque fois, c’est un travail harassant pour piquer, désherber, récolter... Parce que même à Bali, le sol est bas.

Entre deux balades dans les rizières, nous déambulons dans les rues d’Ubud, où nous pouvons apprécier l’offre artistique. Sculptures en bois, en pierre, peintures traditionnelles, cerfs-volants, objets d’arts métalliques... L’artisanat est ici très développé, et même s’il cible de plus en plus les touristes, il est encore majoritairement destiné à orner les multiples temples et monuments de culte balinais.

C’est d’ailleurs très spectaculaire de voir les cérémonies. Bien que de religion bouddhiste, elles n’ont pas d’équivalent ailleurs en Asie (de ce que l’on a pu voir). Les familles se réunissent en habit d’apparat, préparent des offrandes pour les divinités, attendent les moines qui leur versent une sorte d’eau bénite, puis se recueillent et font des sortes d’incantations auxquelles on ne comprend rien. Après cela, les membres de la famille ont l’air apaisé. Il n’est pas rare lorsqu’on demande à quelqu’un comment il va de s’entendre répondre « bien, je suis heureux, j’ai prié ». Ce qui est surprenant, c’est qu’il y en a tous les jours. Les célébrations ne sont pas collectives (comme Pâques qui est le même jour pour tout le monde par exemple), chaque famille à son jour.


Cerise sur le gâteau, on rencontre un homme extraordinaire. Sur les conseils de la famille Lellu, nous prenons contact avec Dolit, un des derniers peintres traditionnels balinais. Il va nous emmener en excursion... dans les rizières.

 

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Ce n’est pas un guide « officiel », il nous sort donc des sentiers battus. Il ne nous emmène pas de magasin en échoppe et d’atelier en magasin où toutes les étapes ne sont que prétextes à des achats commissionnés. Il nous guide donc dans les rizières près de son village, nous explique le fonctionnement, des rizières, des cérémonies, nous donnent quelques clés pour essayer de comprendre mieux cette île. Il nous invite à déjeuner chez lui et nous pouvons admirer ses tableaux d’une finesse exceptionnelle et qui lui demandent parfois plusieurs semaines de travail. Quand on lui demande le prix d’un tableau, il est gêné de nous dire qu’ils coûtent une dizaine d’euros, et est encore plus gêné lorsqu’on lui dit qu’on lui en prend 3. Du coup, il nous en offre un de plus. Et le soir, il faut insister lourdement pour qu’il accepte le pourboire en remerciement de la balade, du repas, du transport... Encore une belle rencontre, de celles qui rendent notre voyage magique (par moments...).

 

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Pour couronner le tout, et se remettre de nos émotions, direction la salle de torture pour un massage balinais. Celui-ci est différent du massage thaï. Le massage thaïlandais vous triture au niveau des articulations et de quelques points vitaux (un peu comme un ostéo), alors que le massage balinais vous malaxe au niveau des muscles jusqu’au plus profond des tendons. Mais après 90 minutes de ce traitement de choc, on est détendu comme jamais, en pleine lévitation... C’est pas compliqué, à Bali, je vole !!!!

 

PS : j'ai un peu de mal à télécharger les photos, vue la lenteur d'internet ; venez régulièrement sur l'album Bali.

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Published by Fabien - dans Bali
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