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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 04:15

Enfin, du monde qu’on connaît, c'est-à-dire grosso-modo, la France, un peu du Brésil, un tout petit peu d’Argentine, une partie de l’Equateur, pas mal du Pérou et donc, le Bolivie.

C’est vraiment un pays extraordinaire, les paysages sont exceptionnels, très variés, les gens sont vraiment gentils, souriants et accueillants, et la vie pas chère du tout. Si vous avez un voyage à faire, c’est bien en Bolivie qu’il faut aller. Le billet d’avion doit bien coûter un peu cher, mais une fois sur place, la vie, c‘est cadeau. Je connais même certaines personnes qui y ont trouvé leur future épouse...

 

Après les quelques jours passés à Sucre, nous voilà partis dans l’extrême sud du pays, à Tupiza. Les 9 heures de bus local se passent bien ; il y a pratiquement autant de places que de passagers, et nous arrivons à l’heure, vers minuit à destination. Le gros avantage d’arriver à minuit, c’est qu’on ne voit pas à quel point l’hôtel qu’on a réservé n’est pas propre ; au moins, on passe une bonne première nuit.

 

Les alentours de Tupiza par eux-mêmes valent le déplacement ; on se croirait au Far-West (c’est d’ailleurs près de Tupiza que Butch Cassidy et Sundance Kid, les célèbres bandits de westerns ont fini leur carrière – criblés de balles boliviennes), mais ce n’est pour nous que le point de départ de l’excursion que nous attendons depuis longtemps : le désert de Sud-Lipez et le Salar d’Uyuni.

 

L’organisation est simple : un guide-chauffeur-mécanicien, une cuisinière, un 4x4, 5 touristes dans le 4x4 (ben, dans le nôtre, c’était nous) et 1500 km de pistes en 4 jours, dans des décors fabuleux et, ce qui rend le voyage si passionnant, extrêmement variés (oui, parce que 1500 bornes à voir toujours la même chose, même si c’est très beau, je sais pas si vous avez déjà essayé, mais à mon avis, ça lasse). La plupart des tours dans le salar et le désert partent d’Uyuni. Nous avons choisi de partir de Tupiza, parce que d’une part, les décors que nous rencontreront seront de plus en plus beaux dans ce sens, et d’autre part, il n’y a qu’une dizaine d’équipages par jour qui partent de Tupiza, alors que plus d’une soixantaine de 4x4 partent d’Uyuni.

 

 

Tout commence donc à Tupiza, où nous faisons connaissance avec Javier notre guide – 12 ans d’expérience, et Isabel, notre cuisinière – 10 ans d’expérience. Dès la sortie de la ville, un 4x4 d’une autre agence s’arrête et demande à suivre notre guide car il ne connaît pas bien le chemin (on est bien content d’avoir choisi notre agence !). On emprunte une piste qui suit le lit de la rivière (à sec) puis nous montons. Très vite, le panorama est splendide. On se croirait dans le Colorado.

Javier s’arrête souvent pour nous permettre de mitrailler, mais malheureusement, les photos ne rendent pas bien la beauté de couleurs (ben ouais, on est pas des pros de la photo).

Au bout de quelques heures, en atteignant les 4000 m d’altitude, nous tombons sur les premiers troupeaux de lamas, perdus au milieu de rien, et sur les maisons en pisé (briques de terre cuite). Nous ne sommes pas encore entrés dans le Sud-Lipez, et déjà nous en avons pris plein les mirettes.

 

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décor de western

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mon ami Serge, le lama (à moins que ce ne soit Bernard)

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maisons en pisé

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Le premier soir, nous dormons dans un petit village et pouvons constater qu’en plus d’un bon guide, nous avons la chance d’avoir une bonne cuisinière. Nous en profitons pour faire la connaissance d’autres voyageurs (les équipages s’arrêtant tous au même endroit), parmi lesquels 2 Français, Fabrice et Camille.

 

Le second jour sera encore plus riche, avec des lacs magnifiques, blancs, verts (la laguna verde), ou rouges (la laguna colorada), des flamants roses, des montagnes muticolores, le désert de Dali (dont les couleurs ressemblent à un tableau de Salvador Dali), une piscine thermale naturelle et même des geysers. On ne sait pas où donner de la tête ce jour-là, et on prend pas moins de 500 photos dans la journée (vive le numérique !).

 

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Envol de flamants

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Le guide-chauffeur-mécano remet la courroie d'alternateur en place

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dehors, 10°C, dans l'eau, 38°C

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la laguna verde et le volcan Licacanbur

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la Yareta

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le désert de Dali et un tableau de Dali

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les geysers de sol de manana


Le troisième jour commencera par un grand moment d’émotion. Nous arrivons sur le mirador surplombant la laguna colorada et ses milliers de flamants roses ; c’est tellement beau et c’est le bonheur absolu d’être là avec Carole et les enfants. On se sent vraiment privilégié d’être là. Je ne sais pas si c’est le froid (ça caille grave) où l’émotion, mais j’ai les yeux qui piquent. La balade continue avec d’autres lacs très différents, certains pleins de soufre, un autre de carbonate de sodium, un autre plein de gorax, et toujours des multitudes de flamants roses. Voir ses animaux si gracieux se déplacer, voler librement est tout simplement magique ! Nous apercevrons aussi des lamas bien sûr, mais aussi des vigognes, des viscachas (sorte de chinchillas ressemblant à un lapin), et même un condor (au moment où on écoutait « El condor pasa »).

Nous verrons aussi des Yelatas, plantes très denses poussant sur des rochers, de 1 cm par an. Enfin, autre grand moment, nous nous sommes arrêté le soir dans un hôtel de sel (murs et meubles en briques de sel) ; c’était vraiment surprenant et ça nous a beaucoup plu. Nous avons pu faire davantage connaissance avec nos nouveaux potes Fabrice et Camille (mais si, tu es souriant Fabrice...) qui nous ont laissé leur surplus de médocs (encore merci à vous, les turistas à répétition avaient largement entamé nos stocks...).

 

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un moment de grâce au-deus de la laguna colorada

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l'arbre de pierre

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une vigogne

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les flamants, les flamants, les fla, les fla, les flamants

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Paul nourrit un viscacha pas farouche

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l'hôtel de sel


Enfin, le dernier jour, le clou du spectacle. Lever à 5h30 pour apprécier le lever du soleil sur le salar, une aire parfaitement plane, ou plutôt, tellement plate, qu’on peut « voir » la courbure de la Terre (les reliefs apparaissent au fur et à mesure qu’on s’en approche). Nous prenons le ptit-dèj sur une île posée au milieu de l’immensité de sel. Encore un moment magique. Puis, nous traversons le salar et nous arrêtons prendre les « fotos locas », les photos folles. C’est déjà fini pour le salar d’Uyuni, nous rentrons vers Tupiza, et là encore, les paysages traversés sont différents et exceptionnels. Les 10 heures de voitures de cette journée seront finalement passés très vite ; même les enfants ne se sont pas lassés – c’est dire...

 

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Je souhaite à chacun de vous de pouvoir un jour venir dans ces endroits enchanteurs que sont le désert du Sud-Lipez et le Salar d’Uyuni. Nous nous sommes sentis vraiment privilégiés ; peu de monde finalement au regard de la beauté du site, la chance d’être avec des accompagnateurs passionnés par leur pays et leur région, et une excursion de 4 jours pour le prix d’une demi-journée de 4x4 en France.

 

Je pourrai vous en parler pendant des heures, évoquer le réchauffement climatique qui est ici palpable (il y a encore 5 ans tous les sommets étaient couverts de neige toute l’année), vous parler de l’altitude, du vent, du froid, des pannes de voiture, de l'exploitation du sel, des connections internet catastrophiques à Uyuni et Tupiza, mais je vais arrêter là pour vous permettre d’avoir cet article tout chaud au petit déjeuner.

 

PS : d'autres photos dans l'album Bolivie

 

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Published by Fabien - dans Bolivie
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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 04:11

 

 

 

Nom de l’élève : Los Fourcados

Adresse : Changeante

 

                       Quelques fautes d’orthographes sont à déplorer sur le

Français         blog. L’inattention ou la fatigue... A notre décharge

                       nous écrivons parfois sur des claviers QWERTY où il

                       n’y a pas d’accent (ni sur le « e » ni sur le « a ») et où

                       quelquefois souvent les lettres sont effacées...

 

                       De gros efforts sont à faire pour respecter un peu

Maths             mieux le budget...Ou il faut revoir le budget !!

                      Merci la crise qui a déprécié l’Euro, merci le guide

                      qui donne des prix 2 fois moins chers que la réalité !

 

                      Le bon point du trimestre. Qu’est-ce que c’est bien de

Vie de           passer du temps tous ensemble !

 groupe         On envisage même, Fabien et moi, de travailler

                      ensemble plus tard, ce qui au vu de nos caractères

                      (ceux qui disent surtout du mien, je vous vois ! )

                      n’était pas évident.

______________________________________________________________________________________________

                         Pour l’Amérique du Sud le bilan est TRES positif, on

Histoire           sait tous placer sur une carte les pays traversés et

Géographie     leurs capitales... Ceux qui ne connaissent pas mes

                         notes de géo ne peuvent pas comprendre...     

                         On a une vision plus concernée, on touche du doigt

                         les différences culturelles.

 

                         On n’est pas encore paré à faire un stage commando

Adaptation       (mais ce n’étais pas non plus le but de notre vie !),

 A un milieu      mais question adaptation on est devenu des chefs.

Hostile              Jugez plutôt :

                         1/ On arrive à imaginer prendre un hôtel sans internet,

                           ben ouais on est des killers...

                           (pas plus de 2 jours quand même), par contre reste

                           l’épineux problème de la douche pendant les treks.

                          2/ On mange dans des cantines « typiques ».(Fabien

                           essaie régulièrement de nous vendre du typique

                           pour justifier un resto ou un hôtel un peu douteux !)

                          3/ On prend des bus improbables, à des horaires

                           improbables, (7h de trajets, sans s’arrêter, sans                                                 pouvoir aller aux WC et sans manger (enfin si, un

                           festin de miettes de gâteau ecrasé, qu’en France        

                          on aurait donné aux oiseaux)), le tout dans la bonne

                           humeur générale (j’en fais trop là non ?)

 

                           Bilan extrêmement positif. Les enfants commencent à

Vie scolaire      devenir autonomes (même Paul), ils commencent à

                          travailler seuls le matin (bientôt on pourra même faire

                           une grasse mat ;-)). Paul sait « presque » lire... J’ai

                           pourtant douté souvent de ses capacités à enregistrer

                           quoique ce soit... Honte à moi, mais je ne suis pas très

                           patiente le saviez-vous ? En plus on est assez (trop ?)

                           exigeants avec eux, mais il faut aussi leur montrer que

                           les efforts c’est payant non ?

 

                           Humeurs changeantes, surtout pour les enfants, on

                           s’aperçoit que l’ado est un animal grégaire qui a du

Moral des          mal à survivre sans sa bande... Il en résulte quelques

 Troupes            coups de cafard, vite oubliés par la félicité de partager

                           d’excellents moments avec ses parents !

                           (j’en fais trop là non ?).

 

                           Balades à Ilha Grande ; treks urbains à Buenos Aires,

EPS                   tour du lac de Cuicocha, Montée au Machu Picchu,

                           demi trek de Choquequirau, ascension de Chacaltaya.

                           les kilos perdus par les parents attestent d’un effort

                           constant.

 

 

Avis du conseil de classe :

 

Pour l’instant tout va bien, maintenir ce cap jusqu’au prochain trimestre, laissez passer les orages et le bateau voguera sans encombre jusqu’au bout...

A dans 3 mois !

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Published by carole
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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 04:15

 

Notre 3ème étape Bolivienne nous conduit à Sucre, ancienne capitale de la Bolivie, qui perdit son titre au 19ème siècle au profit de La Paz. Officiellement  nous y allons surtout pour assister au marché de Tarabuco, célèbre dans toute la Bolivie. Dés notre arrivée pourtant on sent que l’on va se plaire ici. Le centre historique est magnifique, les bâtiments coloniaux rivalisent de sculptures alambiquées. On est dans le temple du baroque !

En plus, comble de bonheur, on arrive à Sucre pour la fête de la vierge de la Guadeloupe.

 

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Au début on pensait assister à une sorte de procession colorée. Que nenni. La ville se transforme en un gigantesque carnaval pour honorer la vierge, qui était en 1718 la « patronne » de la ville. Notre première prise de contact se fait en douceur, on a l’impression olfactive d’être à Bayonne le troisième jour des fêtes, on est dans l’ambiance direct ! Après quelques mètres la musique se fait entendre, tous les groupes jouent le même air, les musiciens n’ont pas à trop réfléchir, en même temps il vaut mieux car comme il fait chaud, chaque halte est l’occasion de se rafraîchir le gosier et ils ne boivent pas que de l’eau...

La parade dure 5 à 6 heures, sur 4 à 5 kilomètres, dans des costumes magnifiques et sur des talons aiguilles pour certaines (pour moi qui suis incapable ne serait-ce que de tenir debout sur ces trucs, que l’on puisse danser avec me stupéfie...).

 

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Image totalement décalée de ces mêmes filles qui descendent la rue parallèle, grimaçants de douleur et pieds nus, the show must go on, on les retrouvera dans quelques minutes, souriantes et dansant comme si de rien n’était !

Qui dit fête, dit marchands ambulants ; pris par l’ambiance, on a même acheté des sandwichs dans la rue, des saucisses... certainement celles qu’on avait vu au marché sur l’étal (quelle vitrine réfrigérée ?) en se promettant de ne jamais y toucher... Ben on n’a même pas été malade, pourtant ça ça fait roots de tomber malade en mangeant de trucs pas frais.


A quelques kilomètres de Sucre se trouve également un site extraordinaire pour les enfants de 6 ans qui comme le mien veulent devenir paléontologues (presque tous les garçons qui jouent aux dinosaures en fait). En 1994, fut mise à jour une paroi (anciennement le fond d’un lac) sur laquelle on a retrouvé les traces de pas de 150 espèces dont 40 de dinosaures !

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Autant dire de suite que la paroi n’intéresse que les parents, qui seront émus par les millions d’années d’histoire, bla bla bla...(Les traces c'est les petits ronds que l'on voit, il vaut mieux le savoir !!!) Alors que les enfants seront attirés par les représentations grandeur nature des diplodocus, tyranosaurus et autres monstres de cette époque.

 

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Bref un bon moment où chaque âge trouve son plaisir.

Notre séjour à Sucre nous enchante, en plus il y a ici un climat vraiment clément et après les rigueurs de l’Altiplano, c’est une étape très reposante.

 

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Published by carole - dans Bolivie
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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 18:11

Une fois n’est pas coutume, je vais me lancer dans une explication historique (que les spécialistes me pardonnent et surtout me corrigent s’il y a lieu, je ne suis pas agrégé d’histoire...), tellement le lieu que nous avons visité a eu d’importance dans la génèse de notre société moderne, autant que le Big Bang dans la création de la Terre (j’exagère à peine). Je vais vous parler de l’histoire de la ville de POTOSI et de ses mines d’argent, située sur l’Altiplano, à plus de 4000 m d’altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde.

 

L’histoire commence a

u temps des Incas. Ceux-ci connaissent l’existence de filons d’argent dans une montagne mais ne l’exploitent pas car celle-ci est sacrée. Arrivent les Conquistadors, en quête de l’Eldorado. Ils entendent parler de cette fameuse montagne, la trouvent, la nomment le Cerro Rico (le mont riche)

 

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et ni une ni deux se mettent à l’exploiter. Enfin, quand je dis se mettent à l’exploiter, je devrais plutôt dire, se mettent à exploiter les Indiens qui eux exploitent la mine. Au début, c’est fastoche, il y a tellement d’argent, qu’on en trouve à même le sol, quasiment pur. Mais au bout de quelques années, ça se corse, il faut creuser la montagne pour trouver des filons. Aucun problème, les Indiens sont réquisitionnés en masse et obligés de travailler dans les mines plusieurs mois par an dans des conditions qui feraient passer Germinal pour une délicieuse partie de plaisir.

Lorsque le Vatican reconnaît aux indiens le fait qu’ils ont une âme, les Espagnols les remplacent dans les mines par des esclaves noirs, venant d’Afrique.

Pendant ce temps, la ville de Potosi est créée ; d’abord une cité minière, puis l’attrait de l’argent attirant nombre d’aventuriers du vieux continent, une véritable ville, pour devenir au 17e siècle la plus grande ville du monde occidental avec 160 000 habitants (à cette époque, et pour comparer, Londres ne compte que 50 000 habitants, et Paris 40 000).

 

Il part de Potosi des centaines de tonnes d’argent chaque mois vers l’Espagne qui reçoit pendant plus de 150 ans une fortune tombée du ciel.

La mine est tellement prolifique qu’elle donne lieu a des expressions encore en vigueur aujourd’hui : le « vale Potosi » espagnol, a comme pendant le « c’est pas le Pérou » français (à l’époque, Bolivar n’ayant pas encore libéré l’Amérique latine, la Bolivie s’appelle Haut Pérou).

La Couronne espagnole crée à Potosi une Casa de la Moneda (maison de la monnaie), où sont frappées les pièces d’argent valables dans toutes les colonies espagnoles : les reales. A l’instar du billet vert aujourd’hui, la pièce de 8 reales d’argent avait cours dans le monde entier (à noter que les pièces étaient à 97 % en argent et 3 % en cuivre, car l’argent pur était trop mou et on pouvait en gratter des morceaux à la main). C’est dans cette maison que les pièces de monnaie seront frappées en Bolivie jusqu’en 1950. Le comble, c’est qu’après avoir été un des premiers pays d’Amérique du Sud à frapper de la monnaie, la Bolivie fait aujourd’hui frapper ses pièces à l’étranger, au Chili et en France (ils avaient plein d’argent, mais pas du tout de nickel).

 

 

Quelle importance pour le monde occidental ?

La quantité d’argent (au sens métallique du terme) pillée à la Bolivie et convoyée jusqu’à l’Espagne est difficilement imaginable. On disait à l’époque qu’avec tout l’argent des mines de Potosi, on aurait pu construire un pont en argent entre Potosi et Séville (ce qui dans l’optique d’un tour du monde aurait été assez pratique). La valeur marchande en est encore plus difficilement imaginable.

Paradoxalement, ce n’est pas l’Espagne qui en tirera le plus grand bénéfice.

Les Espagnols, profitant de cette manne, adopteront un train de vie fastueux, dépenseront sans compter, ce qui enrichira les artisans de l’Europe entière, et deviendront usuriers, en prêtant beaucoup d’argent aux pays voisins et notamment à l’Angleterre pourtant rivale. Cet afflux ininterrompu d’argent endormira les Espagnols qui jamais ne se lanceront dans les innovations importantes de l’époque. C’est au contraire l’Angleterre puis les pays du Nord (Hollande, Allemagne, France...) qui financeront leur révolution industrielle, indirectement grâce à l’argent des mines de Potosi.

 

 

Quels bénéfices en ont tirés les Boliviens ?

Aucun, les indiens sont massivement morts dans les mines (on disait également à l’époque qu’on aurait pu faire un pont entre Potosi et Séville avec les cadavres des mineurs indiens morts de leur travail) et ont été totalement dépouillés des biens de leurs terres.

 

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

La Bolivie a nationalisé ses mines dans les années 50. Mais elles ne contenaient quasiment plus d’argent, on exploitait alors les filons d’étain. Les mines ont été déclarées officiellement épuisées en 1992, mais l’état a laissé les mineurs s’organiser en coopératives pour continuer d’exploiter une mine épuisée ! Aujourd’hui, sur 500 coopératives créées en 1992, un cinquantaine est toujours active, employant quelques 10 000 mineurs, travaillant dans les mêmes conditions que leurs ancêtres. Les mieux payés (ceux qui creusent) peuvent gagner 250 euros par mois, mais le prix à payer pour ce luxe est leur faible espérance de vie (environ 45 ans).

 

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D'ailleurs, pour tenir le coup, c'est feuilles de coca et alcool à 96° qu'ils boivent pur !

 

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C’est un sentiment très bizarre de visiter ces mines avec à la fois les mineurs d’aujourd’hui et leurs conditions de vie si dures, et le poids du passé avec l’impact qu’a eu cette mine sur le monde occidental.

Quoi qu’il en soit, je crois que ça restera un moment fort et marquant de notre tour du monde.

 

Voila, j'espere ne pas vous avoir ennuyes. Pour les photos, ça y est, elles sont dans l'album "Bolivie"

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Published by Fabien - dans Bolivie
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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 03:11

 

 

CHACALTAYA :

 

Autant vous le dire tout de suite, sans ménager le suspens et avant de vous parler des quelques jours savoureux que nous avons passés à La Paz, nous avons battu notre record d’altitude (explosé devrai-je dire), et on n’en est pas peu fier.

Jugez plutôt, nous avons escaladé la montagne Chacaltaya (qui fut la station de ski la plus haute du monde avant que le réchauffement climatique ne fasse disparaître son glacier avec 6 ans d'avance sur le prévisions des spécialites et ne la prive de neige skiable), dont le sommet pointe à 5430 m (pour vous donner une idée de l’altitude, dites-vous que c’est près de 500 m plus haut que le Mont Blanc, et imaginez quand vous voyez un avion dans le ciel (un gros, pas un coucou), qu’on était à peu près à mi-chemin entre vous et lui).

 

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Donc ouais, on est assez content de nous, on est de vrais andinistes, on a tous bien marché, même Paul, malgré le froid (Chacaltaya en langue Aymara signifie chemin froid) et le chemin escarpé et plein de rocailles.

 

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Bon, il me faut malgré tout relativiser l’exploit digne de Frison-Roche et Maurice Herzog : le bus nous a laissé à 5100 mètres, il ne nous restait « que » 340 mètres à escalader.

 

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Le temps était malheureusement couvert, et malgré l’extraordinaire panorama qui nous était offert, nous n’avons pas pu prendre toutes les photos que nous aurions voulu.

Pour autant, nous avons pu admirer le Huayna Potosi (6000 et quelques mètres) qui selon notre guide serait la montagne présente sur le logo au début des films Paramount.

 

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Quelques lacs pleins de cuivre ou de fer (d’où leurs couleurs vertes et rouges),

 

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et une magnifique vue sur l’Altiplano, du lac Titicaca jusqu’à La Paz (mais ça, vous ne le verrez pas, car le manque de luminosité ne nous a pas permis de prendre des photos assez nettes).

Une bien belle balade durant laquelle, comme l’Aviron Bayonnais (1er du Top14), nous aurons tutoyé les sommets.

 

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LA PAZ :

 

La Paz est une ville extraordinaire ! Autant jusqu’à présent nous avions préféré les petites villes aux capitales, autant, là, nous avons été emballés par cette ville. Après notre passage à Lima, nous nous méfiions de cette capitale à la réputation sulfureuse, notamment dans son quartier la plus pauvre : El alto, sur le plateau.

 

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Quelle surprise de se retrouver dans une ville très vivante, très joviale, pleine de marchés de petits commerces, et dans laquelle nous nous sommes sentis très en sécurité (nous sommes même allés nous balader le soir, ce qui est extrêmement rare depuis le début de notre voyage).

Les gens, notamment les commerçants sont souriants, agréables, et même s’ils veulent vous vendre leurs produits le plus cher possible (ce qui reste très bon marché), ils restent toujours courtois et ne vous harcèlent pas (comme c’était parfois le cas au Pérou).

 

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Les étals sont d’ailleurs impressionnants, il y a de tout sur les marché : des fruits et des légumes bien sûr, mais aussi et surtout, des instruments de musique andine (sikus (flûtes de pan), flûtes, charangos (petites guitares à 10 cordes)), des vêtements (des centaines de stands vendant des fringues griffées ou pas, des survêts adidas à 15 euros (avant négociation), des ponchos, bonnets ou gants en alpaga pour des prix dérisoires), des chaussures, du dentifrice, du shampoing, de la crème Nivea, des bonbons, du jus de fruits... et même des fœtus de lama et autres objets ésotériques, utilisés par les Boliviens pour faire des offrandes à la PachaMama pour chaque événement important de leur vie. Concernant les fœtus de lama, on les trouve sur le marché aux sorcières, Calle Linares ; un des vendeurs nous a d’ailleurs expliqué qu’on en trouvait facilement, parce que les femelles lamas avaient 3 petits dans l’année, mais pour le troisième, elles étaient trop faibles et le perdaient avant de mettre bas. Apparemment, c’est le must de l’offrande à PachaMama, succès garanti !

 

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Nous avons aussi pu apprécier les bus hors d’âge ainsi que les collectivos bondés (nous on prenait le taxi parce qu’à 5, ça revenait moins cher).

 

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Nous avons également visité la Valle de la Luna, qui en fait était le fond de l’eau à l’époque ou tout l’Altiplano se trouvait sous la mer (le retrait de la mer, lors du choc des plaques tectoniques en créant la chaîne des Andes à donné le lac Titicaca, la Valle de la Luna et le Salar d’Uyuni (entre autres) – les spécialistes de géologie pourront me corriger en cas d’erreur)

 

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On est aussi descendu dans les quartiers chics (et oui, à La Paz, les pauvres sont en haut et ont le joli panorama, mais aussi le froid, et les riches sont en bas (1000 m plus bas quand même), ils n’ont pas le panorama, mais ils ont la douceur du temps), profiter de centres commerciaux à l’occidentale (ça fait du bien de temps en temps de retrouver ses repères) et voir le palais présidentiel du président indio-bolivien Evo Morales (le premier président aymara de Bolivie), ainsi que sa résidence.

 

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Une première semaine en Bolivie bien remplie, on attend la suite avec impatience...

 

PS : d'autres photos dans le nouvel album Bolivie

 

 

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Published by Fabien - dans Bolivie
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 13:58

 

Après 3 semaines passées à Cuzco, et une dernière visite de ruines Incas à Ollantaytambo,

 

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nous reprenons la route direction Puno et le lac Titicaca.

Je passe sur le petit problème de bus que nous avons eu au départ de Cuzco (en fait le bus touristique que nous avions réservé n’est jamais parti et la compagnie nous a recasé dans le bus d’une autre compagnie pratiquant le principe équatorien du « 70 places vendues dans un bus de 45 places » après nous avoir sorti une histoire à dormir debout pour justifier leur annulation ; je connais des marchands d’histoire en France qui s’épanouiraient au Pérou !), et après 8 heures de voyage à travers des paysages magnifiques (les steppes de l’Altiplano, avec passage d’un col à 4 300 m), nous arrivons à Puno.

Puno, comme la plupart de villes péruviennes (à l’exception notable d’Arequipa), est une ville très laide. Aucun édifice n’est terminé, sur chaque bâtiment en briques, au mieux une seule façade est enduite ; il n’y a aucune cohérence architecturale, y compris à 2 pas de splendides bâtiments coloniaux.

 

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Heureusement que les villes péruviennes bénéficient de quartiers coloniaux magnifiques et de vestiges incas, sinon ce ne seraient que de gigantesques favelas.

La ville de Puno n’a donc aucun intérêt par elle-même, mais elle est le point de départ d’excursions vers les îles péruviennes du lac Titicaca (prononcer Titihaha en aspirant bien les h).

Echaudés par notre organisation sans faille lors de notre dernier trek(voir l’article précédent), nous décidons de passer par une agence pour faire le tour de 3 îles en 2 jours.

Première étape : les îles artificielles en roseau des Uros.

 

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Ce sont des îles flottantes de 3 mètres d’épaisseur (2 mètres immergés et un mètre au dessus de l’eau) réalisées par couches successives de roseaux séchés, sur lesquelles vivent des indiens Aymaras qui ont bien compris l’intérêt d’attirer les touristes voir leur mode de vie si particulier.

 

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Car le manège est bien rodé, avec le chef de l’île nous faisant une présentation de l’île, de sa construction et de son fonctionnement en langue aymara, traduite par notre guide (avant que quelques minutes plus tard, ce même chef nous vante en espagnol, anglais et français les produits artisanaux vendus par sa famille), puis donc, une présentation de l’artisanat familial (difficile de ne pas acheter quand vous êtes sur une île de 200 m² avec rien d’autre à faire que regarder les stands de produits), et enfin une petite balade sur le lac sur le canot en roseau, pour laisser la place au bateau de touristes suivant.

 

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Pour autant, et même si les familles manquent de sincérité avec les touristes, le spectacle de ces îles est vraiment extraordinaire, et il est normal qu’ils tirent un bénéfice de ce mode de vie unique au monde.


Après ces îles flottantes, la deuxième étape de notre tour nous conduit à l’île (une vraie cette fois) d’Amantani. Ici, ce ne sont pas des indiens Aymaras, mais des Queshuas.

 

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Nous sommes pris en charge par une famille qui nous hébergera et nous fera à manger. Nous tombons bien chez Maritza qui s’avèrera être une excellente cuisinière. Nous montons jusqu’au temple de Pacha-Tata (4200 m) pour admirer le coucher de soleil sur le lac.

 

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La montée est rude, mais après 3 semaines en altitude, avec un taux d’hématocrite à faire pâlir le Lance Armstrong des grands jours, c’est un jeu d’enfants. Puis après le dîner, nous avons droit à une soirée dansante en costumes traditionnels.

 

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Après une nuit « fraîche » (ils ne connaissent ni chauffage, ni double vitrage, ni eau chaude), nous remercions chaleureusement notre hôte et filons sur l’île de Taquile (et pas Tequila comme dirait notre guide plein d’humour).

 

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Nous aurons juste le temps d’apprendre quelques rudiments de leur culture comme leurs codes vestimentaires ou le fait qu’une femme ne sachant pas tisser ou un homme ne sachant pas tricoter, ne peuvent se marier.

 

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Il est déjà temps de rentrer sur Puno où nous préparons nos bagages.

Nous quittons donc le Pérou après un mois dans ce pays qui nous laisse un sentiment partagé : nous avons été impressionnés par l’environnement naturel et le patrimoine historique de ce pays, mais les relations avec les Péruviens que nous avons cotoyés ont été dans la plupart des cas un peu compliquées.

C’est donc sans regrets et avec gourmandise que nous partons vers notre prochaine destination : la Bolivie.

 

PS :  bonne rentrée des classes, on pense à vous...

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 04:32

 

Choquequirau est une cité inca jamais découverte par les Conquitadores espagnols. Et pour cause ; elle se situe sur un massif à 3000 mètres d’altitude, à bonne distance de toutes les voies de circulation. Les incas s’en servaient de refuge après avoir quitté le Machu Picchu et ont détruit tous les chemins y menant pour la préserver des Espagnols.

Elle a été découverte au début du XXe siècle par un Français (cocorico), mais elle était enfouie sous la végétation et les travaux de restauration n’ont commencé qu’en 1992, suite notamment à un accord avec la France qui a tout simplement effacé la dette du Pérou pour permettre à ce pays de démarrer les travaux archéologiques à Choquequirau (moi je veux bien faire des fouilles dans mon jardin si ma banque efface ma dette...).

Aujourd’hui, environ 30 % du site a été restauré, le reste est toujours « à couvert » et on estime que lorsque tout sera restauré, le site sera l’équivalent du Machu Picchu.

 

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Le site est donc visitable, mais l’accès y est encore plus ardu que pour le Machu Picchu. En plus, pas d’alternative, il faut marcher. Deux jours de marche pour y aller, deux jours de marches pour revenir. Entre les deux, deux à trois petites heures de visite. 65 km et 3500 mètres de dénivelé positif, 3500 mètres de dénivelé négatif (en cumulé). Grosso Modo, le premier jour on descend de Cachora vers la rivière (le Rio apurimac), 19 km et – 1500 m, le deuxième jour on monte vers Choquequirau, 14 km et + 1500 m, le troisième jour, on descend ce qu’on a monté le deuxième jour, et enfin le quatrième jour, on remonte ce qu’on a descendu le premier jour.

Même pas peur, on se dit qu’on va le faire. Visiter une cité perdue, que pas grand monde, même pas Pizarro, n’a vu, c’est séduisant. Et puis bon, la marche on aime ça.

On se trouve un guide (on passe pas par une agence, parce que c’est deux fois plus cher) pour nous accompagner. Il nous donne rendez-vous à 5 heures du mat le premier jour parce qu’il y a 4 heures de route avant le village de Cachora, point de départ du trek. On trouve un mini-van pour nous emmener et après 3h30 de route, nous arrivons à Cachora vers 9h30, plein d’entrain et pressés de partir marcher « à la fraîche ».

Le guide nous trouve un muletier, et là, surprise, on doit attendre jusqu’à 13 heures avant de partir parce que les mules ne seront prêtes qu’à partir de ce moment-là. On doit attendre dans un village où il n’y a rien à faire, à part partir marcher, tout en voyant le soleil (et la température !) monter. Finalement, on part vers 12h30 et surprise, les mules ne nous suivent pas, elles nous rejoindrons pendant le trajet (finalement, on aurait pu partir dès 9h30).

On démarre, et deuxième (mauvaise) surprise, le guide demande son chemin aux paysans du coin (au moins, il ne nous perd pas) et nous dit qu’il n’a plus refait ce trek depuis 3 ans (on commence à se demander si on est en de bonnes mains). La balade commence, agréable malgré la température qui aurait pu être plus fraîche, c’est parti pour plus de 5 heures de marche. On est bien armés avec près de 7 litres d’eau pour tous les 5 et des barres de céréales pour éviter les coups de fringale. Ça descend, ça monte (ben ouais, la montagne quoi) pendant un peu plus de 2 heures sur un chemin pas trop difficile jusqu’au col de Capulyioc à 3200 mètres d’altitude. Le décor est beau sans être transcendant (une vallée profonde, mais brumeuse, entourée de hauts massifs, eux aussi voilés par une légère brume – le guide, pour justifier ses émoluments nous dira que la brume vient des écobuages effectués par les paysans entre 2 récolte à cette période de l’année).*

 

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Arrivés au col, changement de décor ; l’autre versant est très abrupt et un chemin serpente jusqu’à la rivière 1500 mètres plus bas. On se dit : « on a fait le plus dur, maintenant y a plus qu’à descendre ! ». On attaque donc la descente la fleur au fusil, mais dès les premiers mètres, les sourires se figent : d’abord la descente est tellement raide qu’elle est difficile, et en plus on se dit que ce qu’on est en train de descendre, il faudra le remonter 3 jours plus tard, et là on commence à se poser des questions, d’autant que notre ami le guide nous précise que la pente sera plus raide encore le lendemain. Paul nous dit « chouette un toboggan, je peux descendre sur les fesses ? ». Parents rabat-joie que nous sommes, nous le lui interdisons, et en plus, on lui dit de faire attention ! Les grands quant à eux, ne nous parlent plus depuis une heure et doivent fomenter des projets de fugue. De toute façon, il est trop tard pour pour faire demi-tour, il faut descendre jusqu’au campement. Chacun descend à son rythme, notre « guide » a 300 mètres d’avance sur nous. Plus les kilomètres passent et plus la descente est pénible. Il faut faire attention à ne pas glisser, il n’y a aucune zone où la déclivité faiblit, et petit à petit les douleurs apparaissent dans les articulations (mes genoux semblent me dire : « tu aurais pu au moins perdre 10 kg avant de nous emmener ici ! »). En fin de parcours, mes ménisques sont très douloureux (j’aime bien dire ménisques douloureux, ça fait sportif de haut niveau ; en fait c’était une douleur à l’extérieur du genou gauche (donc côté gauche du genou gauche), si dans l’assistance un kiné ou un toubib pouvait me dire ce que c’est, merci). Enfin, au bout de 2 heures 30 de descente, nous arrivons au campement ; une espèce de ferme avec des sanitaires et des emplacements pour mettre les tentes. Il est 17h30 ; nous sommes bien fatigués par notre petite rando (c’est la première fois qu’on marche 19 km d’un coup – et en plus à Soustons c’est plat, les dénivelés maxi sont de +/- 3 mètres) et ... le muletier n’est toujours pas arrivé. Il finit par arriver vers 18h, on est bon pour monter la tente dans le noir (et oui, c’est l’hiver au Pérou).

Puis, c’est l’heure de se faire la cuisine. On va faire à manger à la frontale (bon, ça, on le savait). On sort le sac à provision (pour 4 jours en autonomie totale) et – troisième (mauvaise) surprise – les œufs (45 œufs !!) ont été explosés par le muletier quand il a serré les sacs sur la mule, de même qu’un sachet de sauce tomate qui s’est répandu dans une poche (on est vraiment tombé sur la crème de la crème).

Après avoir tout nettoyé, on peut enfin préparer le dîner sous les yeux du guide et du muletier qui bons princes, feront la vaisselle.

On se couche éreintés tous les 5 dans une tente (6 places) pendant que le guide se couche dans une tente à quelques mètres de la nôtre. Il s’endort au bout de quelques secondes, et là – quatrième (mauvaise) surprise – il ronfle ; pas le petit ronflement qui berce, non, la chaudière de locomotive. On a l’impression qu’il est au milieu de nous. Ça ne gène pas Paul et Louis qui s’endorment vite, mais Mathilde, Carole et moi comprenons vite qu’on ne s’endormira pas tant qu’il ronflera. Carole s’essaye au sifflement qui est habituellement très efficace avec moi (enfin, à ce qu’elle dit, parce que moi, je ne ronfle pas...), pas de résultat, elle jette un petit caillou sur la tente du voisin mélomane, pas de résultat. Elle opte alors pour une solution radicale, se lève et va secouer la tente du ronfleur. On peut alors s’endormir en se demandant si ce serait bien raisonnable de poursuivre.

Deuxième jour, lever à 5 heures. Nous prenons finalement la décision de faire demi-tour et de ne pas aller jusqu’à Choquequirau. Nous estimons que notre condition physique ne nous permet pas de tenir 4 jours. Nous craignons surtout de la casse le quatrième jour, où la fatigue cumulée à la difficulté de la montée pourrait causer pépins articulaires ou musculaires, voire une mauvaise chute.

Nous repartons donc par le même chemin que la veille, sauf que ça monte, et pas qu’un peu. 3 heures d’ascension difficile, mais dans la bonne humeur car il fait frais et surtout on connaît le chemin, on sait exactement quand ça va s’arrêter et on sait aussi que ce soir on prendra une bonne douche chaude et qu’on dormira dans un bon lit. Mathilde met 400 mètres à tout le monde, Louis la suit de quelques dizaines de mètres suivi par Carole et enfin votre serviteur ferme la marche en suivant Paul qui aura eu un courage exceptionnel, en marchant les 2 jours sans moufter, et à un bon rythme (même si j’avais voulu, je n’aurais pas pu le dépasser). Petite satisfaction, on a mis un 300 mètres dans la vue du guide dans la montée.

Passé le col, le retour est plus facile avec quelques descentes et montées plus douces. Après 6 heures d’efforts, nous arrivons à Cachora épuisés, et convaincus d’avoir pris la bonne décision.

Nous déjeunons rapidement dans une gargotte du village et prenons le premier mini-bus venu pour vite rentrer sur Cuzco.

A 17 heures, nous sommes à l’appartement, tout le monde à la douche (aaahhhh, la douche !), grosse platée de pâtes, et tout le monde au lit à 19h30 (mmmhhhhh, le lit !).

Tant pis, nous n’aurons pas vu Choquequirau (comme Pizarro), nous y reviendrons dans 30 ans, quand le site sera entièrement restauré et qu’il y aura... un téléphérique.

Vivement notre prochaine étape, dans l'Altiplano. C'est plus haut - 4000 m - mais au moins, c'est plat !

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 04:10

Ce matin, levés 4h30. Après une bonne nuit de sommeil, tout le monde attend ce moment avec impatience. Les enfants sont en super forme et c’est d’un pas décidé que nous quittons l’hôtel à 5h10. Nous attaquons la montée à 5h25, de nuit, à la frontale.

Notre objectif est d’arriver  vers 6h30 avant le gros des cars, pour pouvoir accéder au Huayna Picchu (c’est la haute montagne derrière le site qui offre la seule vue d’ensemble).

 

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Nous pensions à ce moment que les cars ne partaient qu’à 6h...on n’avait pas bien fait attention aux horaires. A 5h30 on entend le premier bus, (déjà ?), on ne s’inquiète pas, on est toujours dans les temps. La montée est rude, à flanc de montagne sur des marches Incas. 10 minutes plus tard quand on voit que les bus se succèdent toutes les 2 minutes, on n’y croit plus trop... On dit rien aux enfants pour ne pas entamer leur motivation.

Ça tire dans les jambes, le souffle est court, le cœur s’affole mais on tient bon.

Après 55 minutes de montée et 1716 marches (on n’a pas compté, c’est le guide qui le dit), on arrive enfin en haut, et là, stupeur ! Une file de 100 mètres pour rentrer. Bon maintenant c’est sûr on ne pourra pas faire partie des 400 chanceux... On est super déçu (enfin les parents et Louis car pour Mathilde et Paul c’est la délivrance après cette montée déjà pas facile), tant pis on aura au moins le privilège d’assister au lever de soleil sur le Machu Picchu.

 

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6h30, premiers rayons qui percent, l’émotion nous submerge, c’est magnifique, grandiose, magique... Les mots manquent pour décrire ce moment. C’est encore plus beau que sur les cartes postales, et le privilège d’être au cœur de ce lieu historique efface toutes les fatigues !

 

 

 


On essaie de ne rien manquer au spectacle qui nous est offert.

D’abord la vue panoramique sur le site éclairé petit à petit par les rayons de soleil, puis nous parcourons les terrasses du secteur agricole qui, comme toutes les terrasses incas s’inscrivent parfaitement dans le relief escarpé du site ;

 

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vient ensuite l’entrée dans la cité par la porte principale, une porte trapézoïdale, typique des constructions incas anti-sismiques. Nous parcourons le temple du soleil,

 

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la maison de l’Inca (supposée être le palais de Pachacutec (ne pas confondre avec Emilzatopec, son lointain successeur réputé pour son endurance)), la rue des fontaines où des petits canaux et des bacs distribuent l’eau dans les divers quartiers. Nous arrivons dans le secteur religieux, avec le temple des 3 ventanas (des 3 fenêtres) facile à reconnaître parce qu’il a 3 fenêtres, le temple principal, puis nous montons à l’observatoire, l'Intihuatana

 

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où nous pouvons mesurer la profondeur des ravins à l’arrière de la cité (le côté qu’on ne voit jamais sur les photos), ainsi qu’une pierre ayant vraisemblablement été un calendrier solaire inca.

 

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Nous contournons la Plaza Mayor dans laquelle broutent paisiblement des lamas,

 

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pour atteindre le quartier artisanal et le groupe « de las 3 portadas » appelé ainsi parce qu’il y a 3 portes par bâtiment. Ce secteur est un vrai dédale et nous nous amusons à faire de tours et des détours (d’horizons ;-)) dans ces couloirs.

 

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Nous finissons la balade en remontant sur le promontoire panoramique,

 

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et en profitons pour aller jusqu’au « pont incas », pont « levis » situé à quelques centaines de mètres du Machu Picchu.

On en profite à fond et on y reste plus de 3 heures, on s’imprègne du lieu et des différents quartiers, on s’émerveille des différents styles Incas, on imagine la vie ici et on s’interroge sur la signification de ce lieu. On a d’ailleurs du mal à concevoir comment ces édifices ont pu être construits, surtout à un endroit si escarpé.

A 10 heures, la grosse foule commence vraiment à arriver,

 

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nous décidons de repartir et nous entamons la redescente, c’est moins difficile pour le cœur mais les articulations souffrent. Pour rentrer, nous prenons le train d’Aguas Calientes à Hydroélectrica.

A Hydro, nous tombons sur le chauffeur le plus menteur de toute l’Amérique du Sud. Il nous affirme qu’il nous emmène à Cuzco puis finalement à Santa Teresa nous dit « Non à Hydro c’est tous des menteurs (sic !) et je ne vais pas à Cuzco... ». Moment de colère de Fabien (et de moi, mais comme les insultes en Espagnol me manquent encore je lui ai juste fait mon air aimable ;-)). Finalement on trouve un mini-bus confortable, avec un chauffeur plutôt prudent (bon il n’avait que les phares et pas de code donc quand il croisait quelqu’un il éteignait tout...), qui nous ramène sans encombre (mais j’ai encore eu rendez-vous avec vomito !!!) jusqu’à Cuzco vers 22h30.

Journée bien remplie, très riche en émotion et où le site a vraiment été à la hauteur de nos espérances.

Ce qu’on retient de ce jour c’est que si un jour on veux revenir et monter au Huayna (faudra pas qu’on soit trop vieux ;-)), soit on ira hors saison, soit on restera plus longtemps à Aguas Calientes pour réserver un bus dans les premiers (il n’est pour l’instant pas possible de le faire sur internet).

On n’a de toute façon aucun regret, on n’aurait pas pu partir plus tôt car depuis quelques temps la route qui mène au site n’ouvre qu’à 5h. De plus on a vu les gens sur le Huayna et ça a l’air vraiment dur, je ne suis pas sure que notre condition physique aurait suffi !!!

 

La journée du 20 août a été parrainée par Laure et Olivier V de Tahiti.

 

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Published by Carole et Fabien, mais surtout Carole (pour le vomito) - dans Pérou
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 23:21

 

Dans un tour du monde, l'argent est le nerf de la guerre. Malgré un total qui peut paraître conséquent (et qui nous aurait permis de construire la piscine ou d'acheter la voiture de mes rêves (mais la vie est un choix et on a préféré faire ce voyage...)), notre budget est assez serré et ne nous autorise pas beaucoup de luxe. On essaie donc de faire des économies, le Macchu Picchu n'échappe pas à la règle.

L’accès au site ainsi que ses infrastructures touristiques ont été rachetés par Pérurail, une compagnie Chilienne (l'argent ne va même pas au Pérou et aux péruviens !) et le transport coûte très, très cher (environ 300 US$ par personne l'aller-retour !!!). Inutile de préciser que dés le départ nous avions cherché sur internet un moyen d'accéder au site moins coûteux.

Trajet que l'on peut qualifier en langage politiquement correct " d'alternatif", on pourrait aussi se la jouer militant et dire que "Ouais non tu vois, moi je refuse de cautionner l'honteux commerce que fait Pérurail". Mais non. On dira juste qu'on a fait un trajet pour fauchés et/ou radins (rayer la mention inutile !).

Notre trajet débute par la prise d'un bus Cuzco-Santa-Térésa. C'est pas cher (15 soles par personne, environ 4 €), par contre à ce prix-là mieux vaut être blindé au niveau des odeurs !!!

6h30 de virages, de montées, de descentes, de pistes défoncées. Il faut avoir le coeur bien accroché (ce qui n'est pas mon cas... Pourquoi, mais pourquoi on n'a pas pris l'option piscine !!!).

Arrivés à Santa-Térésa, un collectivos (mini-bus de 11 personnes où on peut facilement tenir à 13...) nous amène pour 15 soles également jusqu'à Hydroélectrica. Notre chauffeur (qui doit être la réincarnation d' Ayrton Senna) enchaîne virages, accélérations, freinages avec dextérité, le tout à flanc de ravin sur une piste très, très caillouteuse.

 

 

 

 

On se rassure en se disant qu'il sait ce qu'il fait et qu'il ne veut certainement pas mourir. Puis on se souvient que pour les Quechuas, le temps n'est pas linéaire mais cyclique, que c'est un éternel recommencement et que donc ils croient en la réincarnation. Alors on pleure !

Il fait chaud et je rêve d'une piscine (vous l'ai-je déjà dit ????)

A Hydro, on a le choix, soit on prend le train jusqu'à Aguas Calintes (la ville au pied du Macchu-Picchu), soit on y va à pied. On prendra la 2ème option car les horaires ne collent pas avec notre arrivée (c'est pas cher mais on ne peut avoir les horaires qu'à Santa-Térésa et Aguas Calientes, à Cuzco ils ne les ont soi-disant pas...).

Le trajet nous semble interminable, bien crevés de notre journée que nous sommes, mais il n'est pas compliqué ; il suffit de suivre la voie ferrée et c'est plat, (les nerfs sont à fleur de peau, mais comme on n'est pas des bêtes et qu'on sait se contenir ça passe. On n'a même pas reparlé de la piscine !!!).

 

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Les enfants ont été super courageux et on est arrivé vers 18h à l'hôtel à Aguas Calientes.

Ce soir dodo de bonne heure, on veut se lever vers 4h30 pour monter à pied sur le site, pour mettre toutes les chances de notre coté pour monter jusqu'au Huayna Picchu où seuls les 400 premiers peuvent passer...

 

Bilan de la journée : 6h30 de bus, puis 1h30 de collectivos (8h dans un tambour de machine à laver ça laisse des traces !!!) puis enfin 2 heures de marche... moi je dis on est des héros !

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 05:20

Il est des noms qui titillent l’imaginaire. Cuzco en fait partie. Elle évoque le mystère de la civilisation Inca.

Nous avons donc posé nos valises dans cette ville pour 2 semaines, histoire de prendre le temps de s’imprégner de la ville, de sa culture, de son altitude aussi. Et puis prendre notre temps tout court. Aller voir ce que l’on veut, et ne pas voir ce que l’on n’a pas envie. Et se reposer.

Le problème, c’est qu’à Cuzco, il n’y a pas grand-chose que l’on n’ait pas envie de voir.

 

065 - Cuzco - plaza des armas vu d'en haut

 

Tout commence par une découverte du peuple inca qui a atteint son apogée au 15e siècle, juste avant l’arrivée des Espagnols. Leur civilisation s’étalait sur la côte pacifique et les plateaux andins (ne pas confondre avec les plateaux en daim) du nord de l’Equateur jusqu’au milieu du Chili, et leur capitale était Cuzco – pour plus de précisions : Wikipedia.

 

057 - Cuzco ville gay ? Non, Cuzco, ville Incas

 

Leurs problèmes ont commencé avec l’arrivée des Espagnols. En effet, les Incas avaient la fâcheuse habitude de mettre de l’or partout sur leurs bâtiments (enfin surtout les palais et les temples religieux), ce qui a eu pour conséquence d’attiser la convoitise de nos voisins d’outre-Pyrénées. Comme les Incas n’étaient pas disposé à leur céder tous les ouvrages en or qu’ils avaient mis des siècles à façonner, ils se sont fait exterminer, et la majeure partie de leurs édifices ont été consciencieusement détruits par les espagnols (ce qui ne les a pas empêché – aux espagnols – d’être champions du monde 400 ans plus tard, alors que nous, on était au ban du monde entier, pour une petite mimine contre les Irlandais).

Tout cela pour dire qu’aujourd’hui, il reste finalement assez peu de traces visibles de la civilisation Inca. Juste quelques soubassements en pierre taillée à Cuzco, quelques vestiges de temples ou de forteresses et bien sûr le Machu Picchu qui pour une raison inconnue fut dédaigné par les conquistadores. Le travail de l’Institut National de la Culture et des guides péruviens n’en est que plus important pour conserver la mémoire de ce peuple.

 

067 - Cuzco - le monastère Santo Domingo construit sur le temple du soleil Qoricancha

 

La nature leur accorda cependant une belle revanche, puisque beaucoup de bâtiments coloniaux s’effondrèrent lors des tremblements de terre successifs qui ont régulièrement secoué la région alors que les vestiges Incas ne bougèrent pas d’un millimètre.

Aujourd’hui, Cuzco est une belle ville apaisée, dont la beauté et le charme viennent justement du mélange des styles coloniaux et incas.

 

056 - Cuzco - ajustement des pierres

 

On peut admirer le travail d’ajustement des pierres de plusieurs centaines de kilos au millimètre près, et ce, sans chariot téléscopique ni meule diamant. Je connais des maçons (mais je ne citerai pas de noms) qui pourraient en prendre de la graine.

 

Aux alentours de Cuzco, quelques sites dédiés soit au culte du soleil et de la lune, soit à la surveillance des routes marchandes, soit à la protection des villes sont particulièrement impressionnants.

Non seulement, les constructions par elles-mêmes sont belles, mais elles sont situées dans de magnifiques endroits montagneux. L’inconvénient majeur, c’est que ça descend fort, et ça grimpe sec. Les genoux grincent  et les mollets tirent.

Il y a par exemple, le site religieux de Tambomachay,

061 - Temple incas de Tambomachay 

La forteresse de Sacsahuaman,

 

063 - Forteresse de Sacsahuaman au dessus de cuzco

 

une sexy woman à Sacsahuaman (merci Geoffrey)

 

064 - impressionnant !

 

le site de Pisac,

 

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et ses terrasses,

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et le magnifique site de Moray, avec ses terrasses en anneaux. Il n’y a aucune signification mystique à ces formes de terrasses. Il s’agissait simplement de champs de pommes de terre, mais les terrasses incas s’inscrivaient toujours parfaitement dans le relief (comme des lignes topographiques).

 

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Outre ses merveilleux vestiges, la région jouit aussi de sites naturels exceptionnels. Par exemple les Salineras. Il s’agit de véritables salines, sauf qu’elles sont situées à près de 4000 m d’altitude. Cela signifie qu’il y a « quelques » années, il y avait la mer ici !

 

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L’aménagement en petits marais salant sur un relief aussi escarpé est un spectacle hallucinant, avec des nuances d’ocre, de blanc, de vert. Vu d’en haut, on dirait la palette d’un peintre !!

 

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Après ce petit apéritif, direction la ptite merveille de la région : Le Machu Picchu

 

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