Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 05:10

Après quelques jours dans les cités péruviennes à Lima (à fuir), puis à Arequipa, il est temps d’aller explorer les campagnes du pays. Nous décidons donc de faire l’excursion phare autour d’Arequipa : le canyon de Colca.

Départ samedi matin en bus, direction Chivay, petit village à l’entrée de la vallée de la Colca (qui est une rivière). Dès les premiers kilomètres le dépaysement est total. La route monte dans un désert de roches volcaniques. Nous contournons plusieurs volcans : le Chachani (6075 m), le Misti (5822 m),

 

100807 (10)

 

et le Pichu Pichu (5571 m) qui comme son nom l’indique (si vous parlez couramment le queshua) a un double dôme (Pichu Pichu signifie montagne montagne ; machu pichu signifie grande montagne). Nous arrivons rapidement à 3800 – 4000 m d’altitude. Comme on doit monter encore plus haut, la guide nous donne des conseils pour éviter le mal de l’altitude : ne pas stresser, absorber du glucose, ne pas courir (en même temps, dans le bus...), et éventuellement, pour ceux qui le veulent, chiquer des feuilles de coca. On est de ceux qui le veulent (enfin, pas les enfants quand même, eux, ils préfèrent absorber massivement du glucose sous forme de bonbons au citron). On se met des feuilles dans la bouche, entre la gencive et la joue (d’un seul côté), avec une espèce de pâte de bananier qui sert de catalyseur et on machouille.

- La guide : « ne vous inquiétez pas si vous ne sentez plus votre joue, c’est la cocaïne qui a un effet anesthésiant, mais rassurez-vous, il y en a tellement peu que vous ne risquez rien »

- Nous : « ... ??? »

- La guide : « ce sont les autres substances contenues dans la feuille de coca qui luttent contre le mal des montagnes ; elles sont d’ailleurs très bonnes pour la santé, le cholestérol et plein d’autres choses (je comprends pas pourquoi les junkies ne pètent pas la forme), mais évitez tout de même de passer la frontière avec des feuilles de coca... »

On machouille, et il faut bien reconnaître que ça marche. En même temps, on est tellement occupés à essayer de ne pas vomir avec de l’herbe dans la bouche, qu’on a pas le temps de penser aux maux de tête et difficultés respiratoires dus à l’altitude.

On arrive dans une réserve naturelle peuplée de lamas, alpagas et vigognes. On apprend à reconnaître ces 3 animaux, ainsi que leurs croisements (et là ça devient carrément compliqué) ;

Ici un lama

 

100807 (05)

 

Là un alpaga (comme un gros mouton)

 

100807 (36)

 

Et ici des vigognes 

 

100807 (22) 

 On continue de monter, et la route suit l’intérieur du cratère d’un vieux volcan (éteint) dont un versant s’est effondré pour atteindre une petite paroi glacée, glacier agonisant (un glaçon quoi), dont on se dit qu’il n’en a que pour quelques semaines avant de fondre complètement.

 

100807 (42)

C’est d’autant plus spectaculaire qu’en tournant la tête on peut apercevoir la vallée glaciaire et imaginer sa taille il y a quelques siècles (je vous rassure, il n’a pas fondu complètement en 5 ans).

 

100807 (44)

 

La route monte toujours. Nous sommes maintenant au point culminant de notre itinéraire : El Mirador de los Volcanos, à 4935 m d’altitude (et oui, chers Européens, plus haut que le Mont Blanc). Il s’appelle comme ça parce qu’à 180 ° (l’angle, pas la température, qui elle serait plutôt à 8 ou 9°), on peut apercevoir plein de volcans : les 3 précédemment cités, plus l’Ampato (6288 m)

 

100807 (50)

 

et le Sabancaya (5967 m). Même si pour le coup on se déplace lentement (l’oxygène se fait rare), le spectacle est grandiose.

On découvre autour de ce mirador, plein de petits amoncellements de cailloux - comme des petites pyramides avec de gros cailloux plats dessous et des cailloux de plus en plus petits vers le sommet. Ils sont réalisés par les voyageurs péruviens qui les posent au-dessus d’une feuille de coca en offrande à la Pacha Mama pour qu’elle leur donne les meilleures conditions pour leur voyage. Vous pensez bien qu’avec le voyage qu’on fait, on s’est empressé de faire le notre (ça tombait bien, on n’avait pas chiqué toute la coca).

 

100808 (91)

 

Après ce court passage au-dessus du toit de l’Europe, nous entamons la descente pour rejoindre Chivay que nous atteignons en début d’après-midi (185 km en 6 heures, pas mal). Nous nous ressourçons dans une piscine d’eau chaude (ben ouais, avec tous ces volcans, ces rivières, ces sources, il eût été étonnant qu’il n’y ait pas une station thermale). Il fait 8°C dehors, et 38°C dans l’eau ; inutile de vous dire à quel point c’est bon (et pas cher, environ 3 €, l’entrée, 1,5 € pou les enfants)

 

 DSCF8088

 

Le lendemain, lever à 5h du mat, ça caille, il fait pas loin de 0° - on est à 3500 m d’altitude et c’est l’hiver – on a du mal à se réveiller et le ptit déj a du mal à passer (tout ça pour dire que j’avais bien des excuses pour oublier l’ordi à l’hôtel).

On remonte dans le bus à 6 heures, direction le canyon de Colca. En fait, ce n’est pas un canyon type Colorado, mais plutôt une vallée fluviale profonde - type gorges du Tarn – mais en plus profond, la différence d’altitude entre le sommet des gorges et le point le plus bas de la rivière dépassant les 4000 m.

Malheureusement, nous ne verrons pas la partie escarpée qui n’est accessible qu’à pied, via un trek de plusieurs jours d’un niveau olympique (enfin, s’il y avait une olympiade du trek, elle pourrait avoir lieu là-bas). Ceci étant, le paysage qui nous sera offert est époustouflant. La vallée est immense, composées de centaines de terrasses incas, encore utilisées aujourd’hui (je ne vais pas me lancer dans une explication des ingénieux systèmes d’irrigation de ces terrasses datant du 15e siècle, z’avez qu’à aller sur Wikipedia) ;

 

100808 (05)

 

ils en faisaient même des maquettes pour vérifier l’écoulement des eaux.

 

100808 (16)

 

De plus la lumière rasante du lever du soleil donne des images magnifiques (que malheureusement les photos ne font ressentir qu’au 10e).

 

100808 (10)

 

On commence à ne plus regretter de s’être levés si tôt.

 

100808 (35)

 

Le bout du voyage s’appelle La Cruz del Condor (la croix du Condor) où nous arrivons vers 8h30 (et nous ne sommes pas les seuls).

 

100808 (52)

 

Selon la guide, les conditions sont réunies pour que les condors (sauvages) viennent voler autour de ce point ; ils profitent des premiers rayons de soleils qui créent des courants ascendants le long des parois pour remonter du fond de la vallée. Selon elle, nous avons 70% de chance d’en voir. A cette probabilité, je me dis : «Ouais, c’est ça, ils nous prennent vraiment pour des jambons, ils nous emmènent là, on voit rien, et il nous font le coup des 70% de chances – M’en fous, si j’en vois pas aujourd’hui, je reviens 10 jours de suite pour vérifier que je verrais bien 7 fois des condors !!!! (pour les nuls en maths, voir 7 fois des condors en 10 jours correspond à 70 %)».

Et à 9 heures pétantes (on aurait dit qu’il avaient ouvert des cages, mais non, c’étaient de vrais animaux sauvages), un, puis deux, trois, quatre, huit condors sont apparus, d’abord tout petit au fond de la vallée, puis de plus en plus gros au fur et à mesure qu’ils s’élevaient jusqu’à venir à notre hauteur et s’envoler encore plus haut.

 

100808 (63)

 

 

100808 (58)

 

Le vol du condor sacré ! C’est une expérience vraiment unique ! Cet animal de 3 mètres d’envergure qui plane dans les airs autour de ces montagnes magnifiques. Tout le monde (et c’est peu de dire qu’il y en avait du monde) ressentait la même émotion, comme une communion autour de cet oiseau (qui pourtant est un des plus laids qui soient quand il est posé) menacé d’extinction, et que l’on pouvait voir évoluer librement dans son milieu naturel. Waouw !!

Comme quoi, une excursion peut être ultra-touristique et de qualité.

Après cela, demi-tour vers Chivay ; nous avons pu voir la vallée avec un autre éclairage, on avait l’impression de ne pas repasser au même endroit.

 

100808 (84)

 

Après le déjeuner à Chivay, retour sur Arequipa (là pour l’altitude, on a triché, on a pris nos granules de coca en homéopathie) et comme on n’avait pas mangé assez de bus durant ces 2 jours, on a enchaîné avec un bus de nuit (10 heures de voyage) vers Cuzco et ses trésors Incas.

Repost 0
Published by Fabien - dans Pérou
commenter cet article
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 01:43

Nos rencontres avec les villes sont souvent décevantes. Il faut dire qu’on y arrive souvent par les terminaux des bus, qui sont TOUJOURS situés dans les coins les plus moches et que notre premier contact avec les «autochtones » se fait avec nos amis les taxis.

 

100806 (5)

 

Je pense que les plus roublards et malhonnêtes se pressent aux arrivées des avions ou des bus, pour « accueillir » les touristes égarés et hagards, sonnés par 10, 12 voir 17 heures de bus ! C’est TOUJOURS la course qui nous coûte le plus cher, c’est TOUJOURS le conducteur le moins aimable de la ville (on en a rencontré par ailleurs des charmants, qui nous font visiter leur ville avec passion, donc oui, des taxis sympas ç’est possible !)

Le premier hôtel est aussi souvent une mauvaise surprise, malgré les «bonnes» adresses de notre guide national... On y pose nos fardeaux, les enfants (et les parents) se remettent de leurs émotions, on s’y rend compte qu’on (enfin Fabien) a laissé la carte dans le distributeur...puis qu’on (enfin Fabien) a oublié l’ordi dans l’hôtel précédent... (Sonia tu ne connaitrais pas un confrère efficace dans le règlement des divorces sur Lima ?), on y dort, puis on s’empresse de chercher ailleurs (je laisserai à ce propos les meilleures adresses que nous ayons trouvé dans chaque ville, pays, (s’il vous prend l’envie de faire un tour du monde ;-)) ce sont des adresses peu chères et SURTOUT très, très voire très propres ! (Je sens que ce détail va faire sourire certaines personnes qui me connaissent bien !))

Arequipa n’a pas fait exception, le premier jour fut fidèle aux habitudes...les 4 autres furent fabuleux ! La « ville blanche » fut nommée ainsi par les Incas car c’est une ville fondée par les conquistadores et habitée seulement par eux, les Incas n’habitant pas cette région par crainte des tremblements de terre (l’histoire a montré qu’ils avaient raison, la ville ayant été détruite en totalité plusieurs fois). Le centre historique est également construit avec des pierres de lave blanches,

 

100806 (2)

 

donc on ne sait pas si son nom tient du fait des habitants à la peau claire ou des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments. (Enfin j’ai l’air de parler comme un guide touristique mais je ne fais que rapporter ce que mon Anglais vacillant et mon Espagnol débutant m’ont permis de comprendre !) La ville a des airs du sud de l’Espagne et le bleu du ciel contrastant avec la blancheur des pierres est magnifique !

 

100806 (6)

 

La suite de notre balade nous emmène vers le monastère Santa Catalina, couvent crée en 154... (Oui là par contre pour les chiffres au dessus de 100 c’est encore un peu compliqué pour moi !), par une riche veuve. Sorte de « ville dans la ville ». Il abrite des nonnes vivant chichement et consacrant leur vie à Dieu.

 

100806 (48)

 

Enfin, c’est le cas aujourd’hui, car auparavant, si les nonnes étaient cloîtrées, elles étaient souvent issues de familles richissimes et entraient au couvent avec servante, cuisinière, peintre et sculpteur attitrés pour refaire la déco de la chambre...

 

100806 (30)

 

L’église a mis fin à ces pratiques dans les années 60 en imposant la vie en communauté (dortoir, cuisine et cantine commune). (Est-ce que ça aurait un lien avec la baisse des vocations ? Elles sont passées de 200 au 16éme siècle à...20 aujourd’hui !!!) 

Arequipa est une ville très belle, il suffit d’y passer quelques jours pour le découvrir. (Il faut quand même faire attention aux taxis, dans les hôtels, les restaus, il faut faire appeler certaines compagnies et le restaurateur ou l’hôtelier note ostensiblement le numéro (du taxi) en cas de soucis).

 

100806 (54)

 

Il y a aussi de belles choses à voir dans les environs, à suivre notre excursion dans le Canyon de Colca.

Repost 0
Published by Carole - dans Pérou
commenter cet article
3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 04:58

 

1- Gros gros coup de coeur pour l'Equateur, c'est typiquement le pays auquel je n'aurais pas pensé pour des vacances et c'est pourtant extraordinaire. Bien sûr il y a les Galapagos (...) mais aussi Otavalo et son marché journalier.



2- Définitivement, les conducteurs de bus Sud-Américains ont du concept de la ligne blanche une idée TRES, TRES, TRES abstraite... "tiens et si je doublais le camion là ! Oh et puis tiens, tant que je suis lancé, si je me faisais aussi le bus devant qui rame !". Le tout à flanc de montagne avec le ravin tout proche qui semble nous dire "c'est vous les nouveaux qui venez me rendre visite ?" Bref on respire un grand coup et ça passe (pour cette fois !).

 

3-Les bonnes adresses du guide du routard sont parfois d'excellentes surprises. Parfois non.

 

4-Quand on est 3 en Equateur à porter un Panama, c'est qu'on est des touristes, les locaux portent des chapeaux Andins en feutre et non pas en daim (j'étais d'ailleurs très étonnée, car il n'y a pas de daim en Equateur !)

 

5-Si vous décidez de faire le tour du cratère du Cuicocha et que le taxi vous dit qu'il se fait en 2h30-3h00... rajouter 1h30. Pourtant on a un bon rythme, on est toujours plus rapide que les temps indiqués dans le guide ! Ils sont fous ces Equatoriens !

 

6-Pour en revenir aux bus, quand il y a 40 places assises, c'est qu'on peut facilement tenir à 60 ! Alors on tasse et... ça rentre. Niveau confort c'est moyen. Surtout quand vous avez 2 enfants sur le siège d'à coté qui se disputent et se bousculent...et que ce ne sont pas les votres !

 

7-Les glaces en Equateur...surtout évitez ! Ils préparent la boule qu'ils mettent dans le cône, puis ils les stockent sur un bloc de glace jusqu'à ce qu'un inconscient en achète !!! No gracias !

 

8- sans parler un mot d'Espagnol, j'ai acquis un petit lexique de survie.

 

       No gracias             Non merci

       Es peligroso ?        C'est dangereux ? (surtout pour les bêtes en Amazonie) (Si mucho peligroso ! est la réponse qui revient tout le temps !!! et à la tête que fait celui qui vous le dit, pas besoin de traduction.)

       No gracias

       Ya he comido !       j'ai déja mangé ! (même si c'est pas vrai !)

       No gracias

 

Non mais si ça continue, je vais devenir bilingue !

 

9- J'avais pas peur des Araignées. Avant.

 

10- Ils ont les plus beaux enfants du monde (après les miens ;-)), mais on veut pas en adopter, 3 ça suffit ! Ou alors on échange. Tiens c'est pas une mauvaise idée. PAUL, viens-là ! Nan j'rigole !

 

11- 3 semaines c'est trop court pour l'Equateur, il y a encore pleins d'endroits sympas à visiter

 

12- On reviendra !

 

13- ALLEZ-Y !

 

 

PS : Le 3 août est parrainé par Fred et Nathalie M.

 

Repost 0
Published by carole - dans Equateur
commenter cet article
1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 02:08

Après quelques jours passés à 90 km au Nord de Quito, à OTAVALO où nous avons profité de son magnifique marché artisanal,

 

100724 (6)

 

et de belles ballades autour des cratères de volcan (5 heures de marches à 3 500 m d’altitude – record battu pour les enfants et nous...),

 

100723 (61)

 

nous voici repartis vers un autre moment fort de notre voyage : la découverte de la vie des communautés indigènes en Amazonie équatorienne.

Direction TENA, à quelques 300 km et 5 heures de bus de Quito. Ça monte, ça descend, ça tourne, il y a des cols, des franchissements de rivières, quelques affaissements de terrain sur la route. Une particularité des bus équatoriens est le fait qu’ils vendent 60 places dans un bus de 38, ce qui donne un joli entassement dans le bus. Puis, de TENA, nouveau bus (30 km, 1 heure – 82 places vendues pour un bus de 25 places), pour se rendre à AHUANO en empruntant un peu de route et beaucoup de piste ; nous sommes les seuls « gringos » du bus, la chaleur humide commence à se faire sentir, on transpire rien que de réfléchir (je ne transpire pas beaucoup) ; heureusement, une bonne grosse averse tropicale vient rafraîchir l’atmosphère.

Au terminus de bus, rien, pas de route, pas de taxi, pas de magasin, pas d’hôtel, pas de cyber-café, pas de Mc Do ; juste une poignée de pirogues qui se battent pour nous emmener aux Cabanes Namanbikii. Nous choisissons une pirogue et en avant sur le Rio Napo (un affluent de l’Amazone) pour un quart d’heure de navigation afin de rejoindre le lodge 4*– l’hôtel – le baraquement (rayez les mentions inutiles, mais si vous ne rayez pas les 2 premières, vous perdez).

 

 

Nous sommes accueillis par Cesar (à qui il faut rendre ce qui lui appartient), qui va nous faire découvrir le quotidien d’une communauté de Kichwas (tribu indigène équatorienne beaucoup plus petite que les Guaranis, les Queshuas (de Décathlon), et plus civilisés et paisibles que les Jivaro (on avait la grosse tête, on l’a toujours))

 

100726 (11)

 

Son concept : vendre lui-même avec l’aide de sa communauté des tours de découverte dans la jungle au même prix que les agences « en ville », mais en gardant tout le bénéfice pour la communauté, alors qu’habituellement, les agences se gavent et ne laissent aux guides indiens que des miettes ; une sorte de tourisme « équitable ».

Le confort est (très) sommaire, le dépaysement garanti.

Paranos que nous sommes, à peine arrivés, nous nous badigeonnons de répulsif anti-moustique afin d’éviter de choper le palu ; nous ne craignons pour le moment que les moustiques – ça ne va pas durer.

Sur une étagère, nous remarquons quelques flacons étranges.

 

 100729 (5)

 

Il s’agit d’animaux (principalement des serpents) morts et conservés dans de l’alcool pour montrer aux touristes de passage les dangers du coin. Pas moins de 5 espèces de serpents venimeux (pas venimeux genre les vipères de chez nous, que si tu fais rien, au bout de 4 heures tu te sens pas bien, non, là, c’est si tu fais rien, au bout de 15 minutes, t’es mort !!). Ajoutez à cela, des araignées, des fourmis congas (grosses comme le pouce, et quand elles vous mordent, vous dérouillez pendant 5 ou 6 heures, mais vous mourez pas), et un papillon, que s’il vous pique, le seul antidote, c’est de faire l’amour (ils sont malins ces Kichwas). Bref, la ballade qu’on comptait faire au coucher du soleil attendra.

Le programme de notre séjour comprend une journée pirogue avec visite d’un musée, d’une espèce de zoo où sont soignées des bêtes saisies dans des trafics ou maltraitées, avant d’être si possible relâchées dans la nature, de démonstration d’artisanat d’art (sculptures en balsa, céramiques, bijoux en fibres de palmes ; le tout fait uniquement avec des matériaux à disposition dans la forêt).

Nous effectuerons aussi une journée de marche dans la jungle avec Félix notre guide. 7 heures de marche (record battu) avec des bottes en caoutchouc, dans une humidité et une chaleur absolues. Ça baignait un peu, mais c’était magnifique et les enfants ont été particulièrement courageux, parce que ça grimpait sec (façon de parler, rapport à l'humidité !) par moment et les descentes aussi étaient raides et glissantes. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de photos à vous proposer, l’humidité était telle qu’il y avait de la buée à l’intérieur de l’objectif du Reflex.

Le midi, pique-nique enveloppé dans des feuilles de bananier que l’on pouvait jeter sans polluer.

 

100727 (22)

 

Enfin le dernier jour était consacré à une formation accélérée de chercheur d’or (j’en ai cherché, et j’en ai trouvé – oui Môsieur)

 

100729 (14)

 

100729 (15)

 

et à une visite des locaux de la communauté où j’ai appris à notre guide quelques rudiments de rugby. Ça s’est terminé par une partie de rugby « à toucher » par 35°C à l’ombre.

Les journées et les soirées étaient l’occasion d’apprendre comment vivent les Kichwas, en harmonie avec la nature qui leur donne tout ce qu’ils désirent. Tout ce qu’ils fabriquent, ils en trouvent les matériaux dans la forêt, la rivière leur donne le poisson, les plantes les soignent, ils cultivent le cacao et le café (plus beaucoup le café car ils le vendent trop peu cher), et quand il y a un extra à payer, hop, un petit tour au bord de la rivière, 2 heures de tamisage, et ils ressortent 1 g d’or qui leur rapportera les 30 dollars dont ils ont besoin.

Côté gastronomique, inutile de préciser qu’on a mangé exotique !

 

100729 (2)    100728 (11)

 

En même temps, on était content, ça nous changeait du poulet-riz emblématique de l’Amérique du Sud. On a eu droit à des bananes grillées, du yucca (vous savez, la plante que vous avez dans votre salon, ben eux, ils en mangent la racine), du poisson de la rivière (ne me demandez pas le nom), de la papaye verte, de la papaye mûre, de la tomate d’arbre, et comble du comble, à la larve type Kho Lanta, mais grillée. Seuls Louis et moi l’avons mangée, le filles et Paul n’ont pas pu franchir le pas.

 

100728 (9)

 

Côté bestioles, nous avons été épargnés par les serpents et les moustiques qui se sont montrés discrets, contrairement aux tarentules dont nous avons eu la chance de régulièrement recevoir la visite autour du feu et même parfois près des chambres. C’était un peu la psychose pour se lever la nuit et aller aux toilettes dans le noir.

 

100728 (3)

 

Même si les conditions étaient difficiles et le séjour fatigant, c’était vraiment exceptionnel de découvrir une culture et un mode de vie si différent du nôtre.

 

Les enfants sont repartis avec des souvenirs plein les yeux, Carole avec un petit bracelet tissé en fibres de palmes avec des perles faites de graines séchées, et moi avec... une tourista ! 

 

 

PS : de nouvelles photos des Galapagos et de la jungle dans l'album Equateur 

 

Repost 0
Published by Fabien - dans Equateur
commenter cet article
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 01:56

Bon aujourd'hui il fait beau et chaud, c'est décidé je fais du snorkelling !

Louis termine sa plongée, il a vu une otarie lui foncer dessus et l'éviter d'un mouvement gracieux de nageoire, il est ravi.

 

14h00 : J'entre dans l'eau. Ouille ça caille !

14h01 : Je met le masque je ne peux plus respirer c'est normal ça ?

              Ah oui le tuba.

14h02 : Je met la tête sous l'eau...mon coeur s'emballe, je suis claustro

              (à tel point que quand je vois à la télé un reportage sur la spéléo, je

              me sens mal !), c'est pas gagné !

14h03 : J'étouffe ! Ma cage thoracique est comprimée ! Mes poumons vont

              éclater !

14h04 : Je sors de l'eau. C'est bon j'ai essayé, j'y arrive pas, et puis la mer

             elle est trop froide pour moi !

14h05 : Fabien me dit de rester dans 20 cm d'eau pour m'habituer. J'essaie

             1 fois, 2 fois, ça y est !!! Miracle de la vie, je respire ! j'en fais des

              tonnes et j'avale autant d'air que si j'avais la capacité pulmonaire

             d'une baleine, mais on n'est jamais trop prudent.

14h06 : Fabien me propose d'aller plus loin, il y a pleins de poissons.

14h07 : J'accepte. Ca y est, maintenant je gére, appelez-moi la femme

              poisson !

14h08 : Je le vois plus ! Je suis perdue au milieu de l'océan. Seule. Ne

              panique pas Carole, tout va bien. J'hyperventile.

14h09 : Ah non, je vois son pied sous mon nez.

14h10 : Il me fait un signe que je ne comprend pas ; inconsciente, je le suis.

14h11 : Mais il veut aller où la ? Je suis sure qu'on voit même plus la côte !

             J'hyperventile.

14h12 : Je sors la tête de l'eau pour lui demander ce qu'il a vu, et où.

14h13 : UN REQUIN, mais il est malade !!!! C'est bon moi j'me casse

              d'ici ! 

              Surtout ne pas battre des pieds, j´ai vu cela dans Les Dents de

              la Mer ! J'hyperventile.

14h14 : Je dois être encore super loin, c'est encore super profond.

              Aïe, je viens de me raper le genou sur le sable !

14h15 : TERRE, TERRE, j'ai envie d'embrasser le sol !

14h16 : Ouahh, je l'ai fait !!!!!!!! Je ne suis plus claustro sous l'eau et j'ai vu

              pleins de poissons d'au moins 5 cm...

Ca y est, la mer est mon élément, demain c'est moi qui vais pêcher notre repas !

Repost 0
Published by Carole - dans Equateur
commenter cet article
21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 05:24

Quelquefois les malentendus ont du bon. En préparant notre TDM, Fabien pensait que je voulais absolument passer aux Galapagos et moi je pensais que c’était SON incontournable... Arrivés en Equateur après s’être rendu compte que chacun se disait « Bon ok c’est chouette mais pour voir des oiseaux et des tortues ça fait quand même cher la destination ». C’est pour cela que nous avons beaucoup hésité. Finalement on s’est dit que quitte à être en Equateur, autant y aller. Et on a bien fait. Comment décrire un endroit à nul autre pareil ? Dés le pied posé sur le tarmac l’émotion nous a saisi. Un paysage d’apocalypse, où ne poussent que quelques cactus, un aéroport au milieu de rien, c’est venteux, chaud et brun, pas un brin d’herbe à des kilomètres à la ronde, on est réellement ailleurs !

Après un cour trajet en bus où nous sommes entassés comme des sardines (je positive à mort en me disant que c’est dans ce bus que j’aurai pu être malade et là ça aurait vraiment été l’enfer ;-)), on arrive au ferry qui va nous faire traverser sur la rive de Santa Cruz, et là Ouahhh, un bras de mer vert émeraude, c’est comme sur une carte postale, sauf qu’on est au milieu ! Vivement qu’on arrive pour voir si c’est aussi beau partout !

Premières balades, on a l’impression d’être au zoo sans les cages. Des tortues terrestres énormes, des iguanes marins (même qu’avec Mathilde on ne fait pas les malines quand il faut traverser au milieu d’une trentaine de spécimens, on a beau savoir qu’ils ne mangent que des algues, on n’est pas vraiment sereine !).

 

100716 (163)

 

Un matin on part tous les 2 faire quelques courses et on s’arrête boire un café dans un hôtel qui a une terrasse sur la mer. Après 5 minutes un lion de mer s’approche dans l’eau, Fabien « fait » l’otarie (décidément cet homme m’étonnera toujours !) et surprise elle s’approche, monte les 4 marches qui nous séparent d’elle et vient nous saluer !! Bon on est pas hyper à l’aise quand même, elle a l’air sympa mais tous les guides disent de ne pas toucher les animaux quels qu’ils soient, pour d’une part ne pas les effrayer et qu’ils continuent à s’approcher des hommes sans crainte, d’autre part, car ce sont des animaux sauvages et leurs réactions sont par essences imprévisibles. On est réellement sous le charme de ce lieu, on n’a pas pris d’appareil photo mais on s’en souviendra longtemps !!!

Hier première sortie pour aller sur l’île d’Isabella, 2 h de traversée sur l’océan Pacifique, m’est avis que ceux qui l’ont baptisé comme ça devaient avoir abusé du rhum, c’était notre première excursion à plus de 20 mètres des côtes et le moins que l’on puise dire c’est que ça bouge.

C’est le jour des premières puisque Fabien et Louis effectuent leur baptême de snorkelling, au programme : nage au dessus des requins ! Je vois Fabien et Louis essayer de faire bonne figure devant tous les gens qui les accompagnent, mais difficile de rester zen quand la guide leur demande s’ils ne sont pas claustrophobes (moi je regrette pas de pas y aller !!!) puis de ne surtout pas battre des pieds au dessus des requins (pourquoi ils peuvent nous manger ????), en fait elle n’est pas très rassurante et elle oublie de préciser que c’est pour ne pas les réveiller car ils dorment la journée. Le passage au dessus des requins est visiblement un temps fort de la plongée, ils remontent super heureux ! Fabien nous dira plus tard que Louis a battu des pieds après être passé, mais que lui était encore au dessus des « monstres », il lui a attrapé la palme et dit « bahbhahegzkcndkukodc, ; » ce qui peut se traduire à peu prés par « Oh ça va pas la tête, moi je suis juste au dessus" en langage sous l’eau avec un tuba et avec un ton totalement détaché et calme...

Aujourd’hui, re-snorkelling, Fabien est le seul courageux à se jeter à l’eau (il n’y a pas beaucoup de soleil et l’eau est à 18-19°) moi je me réserve pour la Polynésie ! Il a la chance de nager à coté d’une tortue de mer, il est enthousiaste.

 

100720 (10) 

Paul essaiera aussi une petite plongée avec un gilet de sauvetage, à la fin il est congelé mais heureux d’avoir vu « un poisson bleu !».

 

100720 (37)

Les Galapagos, c’est le lieu des photos en quadruple exemplaires, on essaie tous les cadrages possible et le soir on sélectionne les meilleurs clichés, merci le numérique ! Sans lui, le développement de toutes nos photos coûterait une petite fortune...

Bref on se régale et j’ai déjà la nostalgie de cet endroit. Plus qu’un jour, demain on repart en excursion vers l’île de Seymour Norte, l’île aux oiseaux, je sens qu’on va avoir pleins de clichés à trier, elle est réputée pour ses colonies de fous à pattes bleues comme celui-la.

 

100718 (40)100718 (28)100718 (34)100718 (25)

 En tout cas, moi à 50 ans je veux pas une Rollex, je veux retourner aux Galapagos !!! (message à caractère subliminal destiné à Fabien...).

Repost 0
Published by Carole - dans Equateur
commenter cet article
17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 23:14

Il y a des noms qui font rêver. Les Galapagos en font partie. La première fois que j’ai entendu ce mot, j’avais 5 ou 6 ans chez mon grand-père à Condom. Il avait offert à mon cousin un livre de Christian Zuber sur cet archipel avec pleins de photos d’animaux plus bizarres les uns que les autres. Je m’imaginais une espèce de Jurassik Park inaccessible avec des dinosaures, des tortues géantes et des volcans en activité. J’ai longtemps gardé cette idée en tête, incapable de localiser ces îles, même pas sûr qu’elles existaient vraiment. Et puis je les ai oubliées.

Et puis, au moment de préparer le tour du monde, la question des Galapagos s’est posée. Peut-on y aller, doit-on y aller, est-ce sur le chemin, est-ce que ça ne coûtera pas trop cher ?

Et on a décidé de l’inclure dans notre programme, même si jusqu’à 2 jours avant de s’y envoler on hésitait encore. Pourquoi hésiter ? Parce que ça coûte très cher, encore plus si on souhaite profiter des différentes îles de l’archipel équatorien et de leurs richesses.

Finalement, on y est allé, et j’ai ressenti une énorme émotion au moment où on a atterri (et pas parce que ma voisine équatorienne de 13 ans, morte de peur, avait broyé 3 phallanges de la main que j’avais eu l’imprudence de lui tendre). J’avais l’impression de rentrer dans un sanctuaire interdit.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne regrette pas notre décision.

D’abord, on est hébergés – gratos – par Ramiro, un guide particulièrement sympa, travaillant sur les bateaux de croisière, qui nous a laissé sa maison en son absence.

Ensuite, il suffit de faire quelques centaines de mètres pour être émerveillés  par les paysages et les animaux.

Pour commencer, au port, les pêcheurs vendent directement leurs poissons à l’étal. Ici, le problème, ce ne sont pas les insectes, ce sont les drôles de clients : les pélicans et les otaries à l’affût de la moindre maladresse.

 

100716 (12)

 

 

 

 

Sans parler des frégates.

 

100716 (14)

 

Du reste, on comprend qu’ils raffolent du poisson, il est super frais, excellent, et ne coûte presque rien (on a eu un filet de thon rouge pour 5 dollars US les 4 kg – un régal juste mariné dans de l’huile d’olive avec un jus de citron vert et su sel)

Puis, les tortues géantes terrestres, vieilles comme ma grand-mère et pesant jusqu’à 400 kg.

 

100715 (2)

 

On pense qu’il y en a même qui ont plus de 200 ans (elles ont connu Larochefoucs !).

Découverte de la plage de TORTUGA BAY et de crabes rouges,

 

100716 (62)

 

d’oiseaux pêcheurs,

 

100716 (4)100716 (65)

100716 (102)100716 (103)

 

et surtout des iguanes de mer qui déambulent près des serviettes.

 

100716 (117)

 

100716 (163)

 

Les filles ne sont pas rassurées, mais ces lézards, pas très grands, ne mangent que des algues – ce qui n’empêchera pas Mathilde de faire des cauchemars la nuit suivante.

Malheureusement, nous n’avons pas encore vu de tortues de mer.

 

Cette île est vraiment merveilleuse et justifie tous les phantasmes qui l’accompagnent. On est vraiment dans un lieu unique au monde !! Vivement les prochains jours pour découvrir le reste de cette fabuleuse faune !

 

En tous cas, n’en déplaise à Séguéla, on n’aura sûrement pas de Rollex à 50 ans, mais on aura été aux Galapagos une fois dans notre vie.

 

 

Plein de photos dans l'album "Equateur"

Repost 0
Published by Fabien - dans Equateur
commenter cet article
14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 05:07

Quelques tranches de vie pendant nos 10 jours à Buenos Aires

 

Samedi 3 juillet :

Les réceptions avec l’ambassadeur sont toujours un succès, même sans Ferrero Rochers.

Nous sommes les invités d’honneur avec l’Ambassadeur de France en Argentine (enfin, surtout lui, parce que nous, on les a payé nos repas – les plus chers de notre voyage) d’un repas organisé par le groupe argentin des ingénieurs Arts et Métiers (dont votre serviteur fait partie) pour célébrer l’amitié franco-argentine en compagnie d’anciens de grandes écoles françaises et argentines. On espérait qu’e ce serait une soirée « cool », mais, visiblement, c’était THE soirée où il fallait être, et les toilettes de ces dames (les tenues, pas les chiottes) rivalisaient d’élégance et de raffinement ; on faisait un peu – beaucoup - « tâche » avec nos pantalons de treillis et nos godasses de marche au milieu des costumes et robes de soirée (Carole et Mathilde après des jours de revendications avaient – heureusement – acheté un jean dans l’après-midi pour être à peu près présentable à la soirée). Alors que l’Ambassadeur avait démarré les discours, j’ai eu l’honneur suprême de les clôturer, en français et en espagnol – on m’a dit que je m’étais pas mal débrouillé dans la langue de Cervantès (Merci Mme Campesan).

Même si c’était un peu long pour les enfants et un peu (TRES TRES) guindé, on a quand même passé une excellente soirée avec mon pote MZ expatrié en Argentine pour 3 mois depuis 4 ans, Barbara, journaliste au Petit Journal (celui des expatriés, pas celui de Canal +) qui couvrait l’événement et dont l’article ne parle (presque) que de nous et la démonstration d’opéra avec ténors et soprano.

 

003 - BA - démonstration d'opéra

 

Mardi 6 juillet :

Sur les conseils d’amis expats, nous décidons de visiter aujourd’hui le musée d’art moderne de Buenos Aires. Ça tombe bien, je vois sur un plan de la ville qu’il se situe à quelques 400 m de notre appart. Mathilde est ravie, aujourd’hui, elle ne marchera pas beaucoup. On arrive au musée et devant l’entrée, un tas de gravats ???!!!??! Le musée est en travaux et ses collections sont déplacées au MALBA (Muséo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires) situé... à l’autre bout de la ville. Qu’à cela ne tienne, on voulait se balader pour découvrir la ville, on va la traverser. La première demi-heure se passe dans l’allégresse (on n’a pas encore conscience à quel point l’autre bout de la ville est loin), la seconde est une transition relativement sereine avant la dernière heure et demie, où les enfants font carrément la gueule, surtout que toutes les 10 minutes je leur dis qu’on arrive dans 5 minutes. Au bout de 2 heures et demi de belle découverte (si, si les enfants, vous nous remercierez plus tard), on arrive devant... une porte close – le MALBA est fermé le mardi ! On se rabat sur le jardin japonais juste à côté et on rentre... en taxi.

 

015 - BA - le MALBA

 

Mardi 6 juillet (toujours, mais le soir)

Comme on a bien marché aujourd’hui, on a faim. Ça tombe bien, on est invité par Dominique – un Français fraîchement émigré en Argentine et rencontré lors du repas de samedi– et sa femme Karina – argentine d’origine chinoise ayant fait une partie de ses études à Paris – pour goûter le plat national argentin : l’Asado.

Il s’agit en fait d’un barbec’s un peu particulier, dans la mesure où on grille tout un tas de morceaux de bœuf. Les pièces de bœuf sont très différentes de chez nous car elles ne sont pas coupées de la même façon. Impossible de trouver une entrecôte ou une côte de bœuf et il y a même du boudin de bœuf (la morcilla – prononcez morcicha, parce qu’en Argentine, les LL se prononcent CH et pas LI comme en Espagne, ce qui parfois est dur à comprendre ; par exemple la rue jaune, la calle amarilla, en Espagne, c’est la calié amarilia, mais en Argentine, c’est la caché amaricha). Pour autant, la viande est tendre et savoureuse. MAIS, en Argentine, la viande se consomme à point, et moi j’adore la viande à peine saignante (bleue quoi) – j’arrive à dénicher quelques morceaux un peu moins cuits et je me régale. Merci beaucoup à Dominique et Karina pour cette belle soirée. (j’en profite pour remercier également Thomas et Dona, expatriés qui nous ont gentiment invités le samedi suivant dans leur bel appartement de Recoleta)

 

021 - BA - el Asado

 

Jeudi 8 juillet

J’ai besoin de retirer des sous. Au cours d’une balade, on passe à côté d’un distributeur de billets HSBC. Je retire 1000 pesos (10 billets de 100). C’est la première fois depuis le début du tour du monde que je retire des sous dans une banque européenne – d’habitude il n’y en à pas et je fais avec les banques locales. Et bien, vous n’allez pas me croire, mais HSBC m’a refourgué un FAUX-BILLET de 100 pesos (environ 20 euros). Je m’en suis rendu compte trop tard pour pouvoir y retourner, mais je compte sur vous pour faire passer le message. C’EST SCANDALEUX QU’UNE BANQUE DU STANDING DE HSBC DISTRIBUE DES FAUX BILLETS.

Repost 0
Published by Fabien - dans Argentine
commenter cet article
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 00:29

Finalement, 17 heures de bus, quand on n’est pas malade, ça passe vite. Surtout quand il y a une nuit au milieu et que les sièges bien larges – 3 sièges sur la largeur du bus – s’inclinent presque à l’horizontale, ce qui permet de bien dormir et se reposer. Surtout aussi, quand vous êtes équipés de lecteurs MP3 vous permettant d’écouter un bon Goldman bien de chez nous et éviter l’invraisemblable nanard en VO américaine sous-titrée en espagnol qu’on vous passe à la vidéo.

 

Buenos-Aires ressemble beaucoup à Paris (en moins beau quand même). I

 

100703 (10)

 

Il y a une atmosphère, des quartiers, des cafés, des restaurants, une certaine effervescence propre aux grandes villes européennes. Il y a aussi de beaux monuments, le Théâtre Colon (3e plus grand opéra du monde après celui de Sydney et la salle Roger Hanin de Soustons),

 

100706 (04)

 

l’Obélisque (fait maison et beaucoup moins beau que celui qu’on a piqué aux égyptiens !),

 

100708 (85)

 

la Casa Rosada (l’Elysée Argentin, mais repeint en rose car le président est une présidente), el Congreso (le parlement, réplique exacte du Congrès américain), l’avenue 9 de Julio (sorte de Champs-Elysées locaux pour les dimensions de l’avenue et le nombre de Mc Do), le stade mythique du club de Boca Junior (le club de Maradona) :  la Bonbonera...

Il y a aussi quelques éléments qui nous rappellent que nous sommes en Amérique du Sud. D’abord, il y a plein de taxis flambants neufs (mais un peu moins qu’à Rio quand même).

 

100706 (10)

 

A ce propos, un chauffeur de taxi à qui je n’avais rien demandé m’a raconté – en espagnol - que chauffeur de taxi était un bon boulot, parce qu’après avoir remboursé sa voiture et sa licence, il se faisait 6000 pesos par mois (environ 1200 euros), ce qui était le triple du salaire moyen en Argentine ; ce qui m’a permis d’apprendre à la fois quel était le salaire moyen en Argentine et le salaire d’un taxi.

Autre différence avec les capitales européennes : début juillet, ça caille. Ben oui, on est en plein hiver ici, et même s’il fait soleil, le vent du sud est glacial (je vous rappelle qu’ici, on vit avec la tête en bas, ce qui est un peu difficile au début, mais on s’y fait vite).

Enfin, outre le fait que la vie est beaucoup moins chère qu’en Europe (mais un poil plus chère que ce qu’on avait budgeté – inflation à 2 chiffres oblige), la différence fondamentale, c’est que cette ville vit pour le tango. Pas le tango des bals à papa au Rétro, non, le tango, le vrai, où le regard des danseurs porteños (porteño = habitant de Buenos Aires) est ardent, le pas vif et félin, les lancers de jambes précis et amples.

 

100709 (23)

 

Et pas question de plaisanter avec. Soit on sait et on fait. Soit on sait pas, et on paye pour regarder. Car le tango est avant tout une industrie. Partout des shows pour touristes hors de prix (enfin hors de prix routards, parce que sinon, cela reste très abordable par rapport aux shows de cabaret à Paris par exemple), ou des danseurs sur les marchés posant avec le chaland pour quelques pesos, ou des danseurs dans les restaurants dansant pour attirer les clients. Le tout dans un culte immodéré à Carlos Gardel, icône argentine (encore plus adulé que Maradona - c'est dire), et chanteur ayant "exporté" et donné ses lettres de noblesse au tango argentin dans les années 30.

 

100709 (34)

 

Ceci dit, le tango est très spectaculaire, et même sur les scènes des restaurants les danseurs sont très impressionnants.

 

Restant 10 jours sur place, nous avons pu prendre notre temps, commencer les cours pour les enfants (et oui, déjà la rentrée des classes), et jouer les touristes avec notre mode d’emploi spécial Paris : on prend un bus ou un taxi, on se fait déposer quelque part, et on déambule pendant des heures au hasard des rues (en suivant quand même quelques indications des guides).

On a d’abord fait San-Telmo, sorte de Montmartre « plat » plein d’antiquaires, de galeries et d’artisans d’arts,avec un superbe marché le dimanche plein d’ambiance – c’est là que nous avons loué notre appart. Nous avons aussi arpenté la place de Mayo, la célèbre Calle Florida, sorte de rue Sainte-Catherine porteña, le quartier populaire de la Boca – paranos s’abstenir - avec sa rue Caminito, dont les bâtiments colorés l’étaient à l’origine avec les surplus de peinture des chantiers navals, les quartiers Recoleta et Palermo – sorte de 16e arrondissement – avec leur musée d’art moderne et leur jardin japonais, et le quartier de Puerto Madero entre réserve écologique et ancien bassin à flots.

 

 

NB : la journée du 4 juillet était parrainée par Didier R et Xavier F de Biarritz, et la journée du 11 juillet est parrainée par Isabelle et Olivier B de Bora-Bora.

 

Repost 0
Published by Fabien - dans Argentine
commenter cet article
3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 03:29

Certains en redemandaient, les revoilà les jeux de mots pourris, mais promis, y en aura pas plus d’un par mois !

 

Passons rapidement sur la transition calamiteuse entre Paraty et Iguazu, qui a vu Carole tomber malade en montant dans le bus de nuit entre Paraty et Sao paulo (intoxication alimentaire ?) et passer 2 heures désastreuses dans les toilettes du bus, sachant que c’était une route de montagne et que le chauffeur voulait gagner une heure sur les 6 du voyage (ce qu’il réussira à faire). S’ensuivent 6 heures d’attente à l’aéroport de Sao Paulo (inutile de vous dire que c’était pas la grande forme) pour enfin prendre l’avion qui nous emmène sans encombres à Iguazu.

 

Passons rapidement également sur notre courte visite au Paraguay, dans la ville-frontière de Ciudad del Este – sorte de Pas de la Case à la puissance 10 – où nous avons emmené Louis choisir son cadeau d’anniv (finalement, il n’y trouvera rien). Seul intérêt de la visite dans cette ville-centre commercial, on y était pendant le 8e de finale Paraguay-Japon et sa séance de tirs au but, et l’engouement de Paraguayens n’avait rien à envier à celui des Brésiliens. Les scènes de liesse collective étaient belles à voir après la victoire (un peu comme vous avez dû en avoir en France... ah non, pardon, c’est vrai, on n’a pas gagné un match), mais nous nous sommes échappés avant que la liesse ne dégénère (alcool aidant).

 

Attardons-nous plutôt sur ce qui nous a attirés ici : les chutes de la rivière Iguazu (d’où le titre, pour ceux qui auraient pas encore compris). Les chutes sont frontalières entre Brésil et Argentine, et bien que nous logions côté argentin (pour des questions bassement budgétaires), nous commençons la visite par le côté brésilien. Un taxi nous emmène donc à l’entrée du parc, et là, stupeur (bon, je sais, ça ne va étonner qu’à moitié ceux qui me connaissent bien), j’ai oublié la CB et les sous dans la chambre d’hôtel. Heureusement, j’ai dans la poche juste assez de monnaie pour que Carole et les enfants puissent rentrer aux parc aux oiseaux le temps que le taxi me fasse repasser la frontière Brésilo-argentine 15 minutes après l’avoir franchie une première fois en sens inverse. Je récupère les sous, repasse au Brésil avec mon nouveau pote Joe, le taxi (heureusement qu’ils sont pas chers), récolte un tampon de plus sur mon passeport, et rejoins les enfants au bout d’une heure (je parcours le parc aux oiseaux en courant). Tout est en ordre, le parc aux oiseaux est très sympa, il y a des toucans magnifiques

 

nikonx 100630 (7)  nikonx 100630 (6)

 

et des perroquets qui répètent ceux que les enfants leur disent.

 

nikonx 100630 (8)  nikonx 100630 (9)

 

Il y en a même un qui me mange le chapeau !! Mais je le laisse faire, parce que je suis pas très rassuré (ce qui ne se voit pas sur la photo).

 

nikonx 100630 (10)  nikonx 100630 (11)  nikonx 100630 (12)

 

Direction le parc des chutes. Ce site est magique, magnifique, impressionnant, extraordinaire. Difficile de vous le décrire, alors je vais plutôt vous laisser regarder les photos et vidéos, qui malheureusement, ne rendent pas bien la puissance des éléments (un peu comme lorsque vous regardez une corrida, vous ne ressentez pas la force du toro, alors qu’assis dans les gradins de l’arène, vous pouvez la palper).

 

nikonx 100630 (14)

 

nikonx 100630 (17)

 

nikonx 100630 (23)

 

nikonx 100630 (28)

 

Nous avons ressenti une énorme émotion face à la force du site ; c’est vraiment un des sites les plus beaux au monde et un point d’orgue de notre voyage.

 

Nous poursuivons notre visite le lendemain par le côté argentin qui nous propose des vues magnifiques au plus près des cascades, mais nous ne ressentons pas les mêmes sensations que la veille au cœur des chutes.

 

nikonx 100701 (4)

 

nikonx 100701 (6)

 

nikonx 100701 (11)

 

nikonx 100701 (12)

 

nikonx 100701 (14)

 

nikonx 100701 (16)

 

 

 

Ces derniers jours resteront gravés en nous ; nous avons été vraiment très impressionnés.

 

 

 

 

 

Et maintenant, en route vers Buenos Aires avec notre premier grand voyage en bus (17 heures de route entre jeudi 19 heures et vendredi midi).

 

Plus de photos dans l'album Brésil

Repost 0
Published by Fabien - dans BRESIL
commenter cet article

Nuevo ! traduccion en espanol

Catégories