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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:56

Non, ce n’est pas une Secret Story que je vais vous raconter, mais bien nos derniers jours en Asie, en Chine, à Pékin. Ce n’était pas Koh Lanta, vu que l’appart qu’on avait loué était plus que correct, ce n’était pas non plus L’Ile de la Tentation malgré les minijupes et les minishorts des Pékinoises, mais ce fut quand même une semaine intense.

Mise à part la Cité Interdite renfermant les palais impériaux, nous n’avons pas pris de risques et ne nous sommes aventurés dans aucune Zone Interdite, c’était Capital.

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Pas de doute en Chine, la Nouvelle Star, c’est Mao. Des effigies partout, et surtout sur l’édifice trônant face à la fameuse place Tien An Men.

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Un peu d’aventure sur la grande muraille, où on aurait pu jouer à la Carte Aux Trésors, mais il faisait trop chaud et en plus, ça grimpait sec !

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Paul a quand même pu continuer son numéro de star académique, adulé par les foules chinoises, intriguées autant par ce petit blondinet que par cette famille avec 3 enfants, une incongruité au pays de l’enfant unique. M’est avis que s’il restait en Chine, Paul ne resterait pas Bachelor très longtemps...


Avant Le Jour du Seigneur, une petite visite au temple du ciel s’est imposée, histoire de partager les moments de détente des pékinois, et observer ces beaux édifices du 15e siècle, destinés aux offrandes chargés d’assurer de bonnes récoltes. Leur restauration est admirable, même si on peut regretter qu’il ne manque la patine du temps sur les peintures.

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En parlant de restauration, un petit tour chez le Master chef pour goûter au canard laqué, spécialité de Pékin,

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puis on se fait la visite du Stade 2, puisqu’on y revient afin ce coup-ci d’observer de l’intérieur le Water Cube (la piscine olympique) et le Bird Nest (le stade d’athlétisme).

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Ce n'est ni Jour de Foot, ni Jour de Rugby, mais on imagine quand même les exploits d’Alain Bernard, Laure Manaudou (ah non, elle, c’est pas vraiment là qu’elle a fait ses exploits), ou Usein Bolt sur la piste aux étoiles.

 

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Maintenant, il ne nous reste plus qu’à boucler nos valises, ranger Fourchettes et Sacs à Dos, et prendre l’avion demain, direction Londres, et si vous voulez nous voir, aucun problème, J’Irai Dormir Chez Vous !!!

 

Avec ça, si je récupère pas 12 000 lecteurs supplémentaires pour le blog...

 

Laure et Olivier V de Tahiti ont parrainé le 1er juin, Fred et Régis D de Tyrosse le 4 juin, Jean et Martine B de Bayonne le 25 juin, et Laure et Olivier V de Tahiti (encore eux ! Quelle générosité !) le 25 juillet

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 16:51

Bon alors, voyons voir... Nous sommes toujours à Lhassa, à près de 4000 m d'altitude, à la veille de partir pour Pékin en train. Nous avons beau insister auprès de notre guide-accompagnatrice-surveillante pour avoir les billets de train (que l'agence nous doit), elle n'est toujours pas en mesure de nous les donner. Je vous les emmène en fin d'après-midi nous dit-elle, et je vous préciserai à ce moment-là à quelle heure vous arriverez à Pékin (important, pour prévenir Sabine, à qui nous avons loué un appartement, à Pékin (vous suivez toujours...)). Yanki (notre guide-accompagnatrice-surveillante) nous rejoint plus tôt que prévu à l'hôtel. Mauvaise nouvelle, il n'y a plus de places en « soft sleeper » dans le train de demain. 2 solutions nous sont proposées : décaler le départ pour Pékin d'un jour, ou partir en « hard sleeper ». On choisit cette dernière solution, parce qu'on veut quand même avoir le temps de visiter la capitale chinoise. L'agence nous rembourse la différence entre soft et hard. Dans le même temps, on nous annonce que le départ du train est à 13h45 et que le trajet dure 46 heures (les matheux calculeront l'heure d'arrivée (important pour la suite de l'article)).

Evidemment, 46 heures en hard-sleeper, comprenez sur une banquette en bois, font frémir d'avance nos lombaires qui lancent un préavis de grève. Le préavis sera levé après avoir acheté des matelas auto-gonflants extra-plats et nous être solennellement engagés à ce que ce que ce soit là le dernier voyage inconfortable de notre aventure.

Nous nous retrouvons donc à la gare de Lhassa, le jour dit, à l'heure dite. Le style de la gare de Lhassa pourrait être qualifié de néo-stalinien, tant elle semble sur-dimensionnée par rapport à l'utilisation actuelle.

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Nous passons les formalités sans soucis, presque sans contrôle (visiblement, les autorités ne sont pas fâchées de voir partir les étrangers, alors que les Tibétains sont rigoureusement contrôlés). Nous rencontrons un groupe de français qui pleurent en quittant leur guide-accompagnatrice-surveillante, puis nous montons dans ce train mythique, connu comme étant le plus haut du monde. Nous nous apprêtons à parcourir plus de 4 000 km, avec les 1 000 premiers kilomètres à 4 500 m d'altitude moyenne. J'ai une petite pensée pour mon camarade Dubourdieu, retraité de la SNCF, passionné des trains du monde et qui j'en suis sûr, aurait adoré être à notre place.

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Nous avons la bonne surprise de constater que les couchettes hard ne sont pas si hard que cela (un peu comme les films de Marc Dorcell) et que finalement les matelas que nous avons achetés sont inutiles (avis aux campeurs, si vous avez besoin de matelas extra-pas-encombrants-gonflables-top-quality-jamais-servis-avec-oreillers-gonflables-et-pas-chers, faites-nous signe). L'autre bonne surprise, c'est que nous sommes 5 dans le compartiment et que le sixième lit est vide. Il trouvera un locataire au milieu de la nuit à la faveur d'un arrêt a Golmud. Nous essayons de communiquer avec nos voisins de compartiment, mais la barrière de la langue est une nouvelle fois très difficile à franchir. Paul, qui a encore beaucoup de succès, se fait offrir des pattes de poulet pour le gouter, et … une espèce de cassoulet en boite pour le petit déjeuner.

Les paysages que nous traversons sont remarquables. Comme nous filons plein Nord dans la première partie du trajet, la neige fait son apparition sous des latitudes moins tropicales. Le second jour, nous passons à la lisière du désert de Gobi et apercevons les premières dunes de sable. Malheureusement, les fenêtres ne s'ouvrant pas, je n'ai pas de photos (juste quelques films, mais il faudra venir les voir à la maison). Nous traversons aussi quelques villes, mais n'ayant pas de carte, je serais bien incapable de dire où nous sommes passés. Pourtant, le point commun à toutes ces villes, c'est qu'elles étaient gigantesques et que les grues pullulaient pour construire des dizaines de milliers de logements.

Les nuits se passent bien, le train est calme et nous dormons bien. Au réveil, à l'issue de la seconde nuit, nous percevons une agitation inhabituelle ; nous voyons beaucoup de passagers se lever et préparer leurs bagages. Pourtant, il est 7h30, et l'arrivée n'est prévue qu'à 11h45(selon les dires de notre agence). J'arrive à choper un contrôleur et je réussis le tour de force de lui faire comprendre que je veux lui demander à quelle heure le train arrive à Pékin (je rappelle qu'il ne parle pas un mot d'anglais, et que je ne parle pas un mot de chinois (non, pardon, j'exagère, je sais dire Ni Hao, Beijing, et Mathilde sait dire « je suis française » en mandarin)). Il me montre son tableau des horaires qui indique que le train entre en gare de Pékin... à 8 heures. Nous nous hâtons de nous préparer et débarquons à la gare de Beijing West. Je réveille la proprio de l'appart pour la prévenir que nous aurons 4 heures d'avance et prenons 2 taxis (pour la première fois de tout le voyage, un taxi refuse de nous prendre tous les 5 avec nos bagages...). On arrive dans notre appartement qui correspond bien à ce que nous attendions et après s'être tous douchés (ben ouais, après 40 heures en train, c'est un peu poisseux tout ça...), nous partons explorer les alentours et tombons tout de suite sur le site olympique (à 2 pas de l'appart)

 

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où nous pouvons admirer dans une ambiance bon enfant qui change vraiment du Tibet, le fameux « nid » et la magnifique piscine olympique.

 

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Nous voilà fins prêts à découvrir Pékin...

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 13:21

Nous quittons donc les altitudes inhospitalières et nous avançons vers nos prochaines étapes : Shigatzé, Gyanzé, et enfin Lhassa. Ces étapes sont placées sous le signe de la dévotion avec la visite de plusieurs monastères et temples :Le Tashilumpo à Shigatzé, siège des Panchen Lamas,

 

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le monastère de Gyanzé,

 

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le temple du Jokhang,

 

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le monastère de Sera, et bien sûr le palais du Pottala à Lhassa.

 

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Partout, des fidèles, des pèlerins, des moines, égrenant leurs chapelets à 108 perles, psalmodiant en faisant tourner leur moulin à prière, se prosternant parfois devant les sites sacrés.

 

C’est frappant dans les villages et les petites villes, où la vie est organisée autour de la religion, ça l’est encore plus à Lhassa, ville « chinoise » moderne, où se mélangent jeunes tibétains habillés à la mode citadine et vieilles femmes en habit traditionnel descendues de leurs montagnes pour se prosterner devant le Jowo au Jokhang, une statue de Bouddha assurant une réincarnation heureuse, puis déambulant sur les chemins sacrés de la ville, leur moulin à prière  toujours à la main.

Visiter ces temples et monastères est un vrai acte militant, car à l’exception du Tashilumpo où les moines sont des fonctionnaires payés par le régime, les autres n’assurent la subsistance de moines et l’entretien de leurs édifices multiséculaires que grâce aux dons des fidèles et aux recettes auprès des voyageurs et touristes. C’est peu de dire que ces communautés religieuses qui ont une influence énorme sur la société tibétaine sont dans le collimateur des autorités chinoises. D’ailleurs, à Lhassa, dans le quartier ancien autour du Jokhang, à chaque coin de rue (je vous assure que je n’exagère pas), soit tous les 50 mètres, un poste de contrôle de la police ou de l’armée surveille les allées et venues, sans parler des patrouilles qui déambulent au milieu des fidèles (je vous montrerais bien des photos, mais je me suis fait rappeler à l’ordre quand j’ai essayé de photographier (avec le sourire) des militaires – j’ai quand même réussi à en faire une en douce (attention, photo militante !))

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Car il est clair que nous sommes ici dans un pays occupé et dans un système totalitaire et que la liberté de se mouvoir, de s’exprimer, voire de penser ne fait pas partie des priorités. Il est conseillé dans tous les guides de ne pas discuter politique avec des autochtones au risque de leur attirer de graves problèmes. Notre guide à nous (pourtant tibétaine) nous sert également le discours officiel plein de propagande et de faussetés (mais comment lui en vouloir ?). « Amusante » aussi, la propagande sur un panneau au Pottala, expliquant sans rire que le Tibet est depuis les temps immémoriaux un partie inaliénable de la Chine, que celle-ci a libéré le Tibet du joug féodal et que le Tibet vit aujourd’hui sa période la plus prospère, heureuse, et harmonieuse.

Ceci étant, il n’est pas faux de dire qu’aujourd’hui le Tibet vit une époque prospère. Comparé au Népal, les infrastructures sont bien supérieures, les routes en bon état malgré la taille et le relief du pays, le téléphone portable passe même au camp de base de l’Everest à 100 km de tout village (alors qu’il ne passe pas chez moi), et la ville de Lhassa est une ville bien plus moderne que Kathmandou. Tout ce développement à mettre à l’actif des Chinois a considérablement facilité la vie des Tibétains, y compris dans les montagnes. Pourtant, ceci n’a pas été fait sans arrière-pensée. La stratégie chinoise est limpide : après avoir tenté en vain de réprimer par la force les autorités et traditions religieuses dans le pays, ils améliorent les infrastructures pour attirer des immigrants chinois (malgré les statistiques officielles qui font part de 20% maxi de chinois, ils sont plus de 50 % à Lhassa, et ça se voit dans la rue), de façon à diluer l’identité et la culture tibétaine de manière à ce qu’au bout d’une ou deux générations, le Tibet soit complètement assimilé à la Chine et que cesse « le problème tibétain ».

En attendant, les autorités tiennent le pays avec une main de fer dans un gant de crin. Une des plus grandes privations de liberté pour les Tibétains est leur grande difficulté (voire impossibilité) d’obtenir un passeport. En fait, à l’instar de la Birmanie que sont allés voir nos potes les Ducasse, le Tibet est une immense prison.

Nous avons eu la chance de pouvoir le constater par nous-mêmes, il nous semble être de notre devoir d’en témoigner.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 11:34

Préambule : dans ce premier chapitre de nos aventures au Tibet, il est probable que 

malgré la beauté époustouflante des paysages traversés, la rudesse et la gentillesse

des habitants des hauts plateaux et la chance que nous avons d'être témoins de cette

culture richissime,seront évoqués ici ou là certains désagréments qui (à notre avis) 

ne font qu'ajouter du piment à notre périple. D'avance pardon !

 

Kathmandou, jeudi 26 mai, 6 heures du mat. Le guide et son 4x4 sont 

bien là. Nous embarquons direction la Chine. La partie népalaise du 

voyage se passe bien, même si la route, empruntant des vallées 

magnifiques, est globalement en sale état. Quelques check points de 

la police émaillent le trajet, mais un  simple bonjour de la main de notre guide suffit à faire lever les barrières. 

Nous croisons bon nombre de bus locaux bondés tant à l'intérieur 

que sur le toit. Mes vertèbres étant mises à rude épreuve dans notre 

confortable véhicule, je n'ose penser aux passagers du bus ! 

Après 3 heures à ce régime, nous arrivons à la frontière. La sortie 

du Népalse passe sans problème, un coup de tampon sur les passeports,

 et zou ! 

Habituellement, quand vous traversez une frontière terrestre, vous 

avez le poste de douane du pays d'où vous sortez, une zone d'une 

à plusieurscentaines de mètres au milieu de laquelle se trouve la 

« ligne frontière » et dans laquelle vous circulez librement jusqu'au 

poste de douanes du pays vous souhaitez entrer. Ici, entre les 2 postes, 

sur la ligne frontière côté chinois, 2 militaires nous accueillent avec en 

guise de « Bienvenue dans l'Empire du Milieu », un contrôle minutieux 

de nos passeports et de notre visa. Il m'a même demandé d'enlever mon 

chapeau, mes lunettes de soleil et ma perruque. Nous sommes finalement 

autorisés à faire nos premiers pas en Chine, jusqu'au poste de douane, 

où un nouveau contrôle minutieux sera effectué (puisque je vous dis que ce 

n'est pas une perruque...), nos sacs scannés 2 fois et fouillés (on a quand même 

réussi à sauver notre Guide du Routard contenant une propagande occidentale abjecte). 

Nous finissons par être autorisés définitivement à rentrer au Tibet, et 

rencontrons le guide qui nous accompagnera pendant notre séjour (enfin, 

quand je dis guide, je devrais dire plutôt accompagnateur, ou, si jétais parano, surveillant...).

 Le 4x4 côté tibétain est en bon état, mais il n'a que 5 places et nous 

sommes...7. Peu importe, nous sommes impatients de découvrir le Tibet. Nous déjeunons rapidement (nous venons subitement de passer de 11h15 à 

14 h en quelques secondes) et attaquons la montée vers notre première

 étape : Nyalam.

Nous montons de 1 800 m à 3 750 m d'altitude en 2 heures. La route est 

en très bon état et entrecoupée de check points toujours aussi consciencieux 

(arrêtez de tirer mes cheveux, je vous dis que c'est pas une perruque). Il n'y a pas de 

délit de sale gueule en Chine, car à notre surprise, tout le monde est (sur)contrôlé de la même manière : étrangers, tibétains et han se plient 

aux mêmes procédures. 

Nous arrivons à destination de bonne heure, et allons faire un tour. Nous 

rentrons vite à l'hôtel car le mal de l'altitude commence à se faire sentir. 

Il se fera sentir toute la nuit surtout pour Carole qui aura mal à la tête et 

Paul qui sera nauséeux toute la nuit.

Après la nuit dans une chambre sommaire mais propre, et sans douche 

puisqu'il n'y en a pas (on était prévenu : pas de douche les 3 premiers jours, mais

 comme nous avait dit le gars de l'agence : pas de problèmes, au-dessus de 4000 m, il n'y en a pas besoin...)

Nous repartons le lendemain pour une courte étape vers Tingri à 

4 300 mètres.

L'intérêt de cet arrêt est de s'acclimater à l'altitude avant l'étape du 

lendemain.La route emprunte des paysages sublimes et des villages 

pittoresques de montagnes. Partout flottent les drapeaux de priere. Nous avons une petite émotion en apercevant nos premiers yaks et 

au détour d'un virage, pour la première fois l'Everest. 

A Tingri,Nous faisons une rapide ballade dans ce village fantôme de Far West et revenons nous reposer 

à l'hôtel, car tout le monde est un peu patraque, surtout Paul dont 

les nausées ne passent pas, ce qui nous inquiète un peu.

Nous partons le lendemain matin pour l'étape qui nous fait frissonner 

depuis des jours : nous montons jusqu'à Ronbuk et le camp de base 

de l'Everest. Nous quittons très vite la route asphaltée pour une piste nous rappelant 

nos épopées andines. Tout au long de la route, le paysage sera à 

couper le souffle.

Cela ressemble aux Andes, mais en 10 fois plus grand, 10 fois plus haut, 

10 fois plus magique. Le ciel est dégagé (d'un bleu...), on aperçoit au 

loin les géants himalayens, tels le Cho Oyu (je vous laisse chercher son 

altitude) et l'Everest, semblant narguer les cieux. Nous arrivons au camp 

de base où nous dormirons ce soir. Tiens, ça m'avait échappé qu'on allait 

dormir sous la tente à 5 200 m d'altitude. En fait de tente, il s'agit d'une 

espèce de yourte rectangulaire (surtout pour l'aménagement intérieur), dont le 

revêtement extérieur est composé de 2 couches de plastique 

(je connaissais le double vitrage, j'ai découvert le double plastiquage... Je ne saurais 

que trop vous recommander de vous en tenir au double vitrage). La vue sur 

l'Everest est extraordinaire ; on n'arrive pas à s'en dégager malgré le 

froid. Paul est toujours mal ; aussi, il ne vient pas avec nous au camp 1 

(à quelques 5 500 m, le top de notre tour du monde) et Mathilde préfère rester 

avec lui. Nous montons donc avec Louis. En fait, l'endroit est gardé par 

des militaires etnous avons le droit uniquement de descendre du 

minibus, de prendre des photos à 100 m de là et d'attendre le minibus 

du retour. J'aurais bien envie de monter jusqu'à un belvédère où la vue 

doit être unique, mais la guide nous l'a interdit (on sais jamais, des fois qu'on

 voudrait fuir vers le Népal à travers l'Everest...)

J'ai quand même envie de braver l'interdit mais me ravise lorsque 

3 touristes Chinois intrépides l'ayant bravé se font récupérer par 2 

soldats pas souriants et prennent le savon (et probablement l'amende) 

de leur vie.

Nous discuterions bien avec les pasteurs tibétains présents avec leurs 

troupeaux de yaks, mais la communication est plus que difficile.

Nous redescendons et visitons un monastère et rentrons sous la tente. 

Nous nous couchons après avoir admirer le coucher de soleil sur 

l'Everest (la classe mondiale !).

La nuit sera certainement la pire de notre voyage. Nous dormons 

tous ensemble dans la pièce commune et Paul est toujours nauséeux.

Noussommes bien couverts et n'avons pas froid (du moins tant qu'on ne sort 

pas 1 cm² depeaude notre duvet). Entre les nausées de Paul et le mal de 

l'altitude qui me prend au milieu de la nuit et qui me donne un mal de crâne

terrible dès que je bouge un cil (heureusement, les yeux fermés, je n'ai pas 

besoin de bouger un cil), j'arrive à dormir à peu près une demi-heure. Le lever est terrible. 

Il fait moins 10 dehors, et 8 dedans ; dur de sortir du duvet... La récompense n'en est 

que plus belle : un magnifique lever de soleil sur l'Everest.

Après un bon petit déj, nous repartons vers des altitudes plus 

clémentes, mais ça, c'est une autre histoire...

 

 

PS 1 : nous sommes descendus depuis à 4000 mètres et Paul va bien

 

PS 2 : pardon pour la mise en page

 

PS 3 : vu comment je galere pour la mise en page, je renonce a inclure les photoa. Reportez vous a l'album "Chine" 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 17:15

Chapitre 1 : Bienvenue dans un pays propre et ordonné

Ce qui frappe quand on sort de l’avion et qui dure jusqu’à la sortie du métro et même du taxi, c’est l’extrême propreté des espaces publics. Non pas que les autres pays d’Asie soient spécialement sales, mais là, on a l’impression qu’un bataillon d’agents de nettoyage sont cachés tous les 10 mètres pour ramasser le moindre papier qui tomberait par terre avant que celui-ci ne touche le sol. D’ailleurs, des panneaux indiquent que vous n’avez pas le droit de jeter des détritus par terre sous peine de forte amende, ni de cracher d’ailleurs. Il est également interdit de fumer dans les espaces publics clos, mais plus surprenant, dans certains endroits à l’extérieur, comme sur certains trottoirs où une ligne jaune sert de démarcation entre fumeurs et non fumeurs et à l’instar de la ligne Maginot qui à défaut de repousser les Allemands a réussi à empêcher le nuage radioactif de Tchernobyl de rentrer en France, immunise les non-fumeurs des nuisances de la fumée.

 

Chapitre 2 : les joies de Couchsurfing

Couchsurfing est une communauté de membres qui tour à tour accueillent ou sont accueillis chez d’autres membres (www.couchsurfing.org). Nous avons déjà utilisé 2 fois ce type d’hébergement. Une nuit sur le bateau de Michel à Paraty puis une semaine aux Galapagos chez Ramiro. Le principal avantage de cet hébergement est économique, et en plus cela permet d’être en contact avec des locaux. Vu le prix des hébergements pourris à Hong-Kong, nous avons décidé d’y tenter le coup. A Hong-Kong, ils n’étaient que 2 à pouvoir accueillir 5 personnes à la fois, et coup de chance, sur les 2, une a accepté de nous recevoir pour 3 nuits. Ce qui est excitant, c’est que même si on peut consulter le profil de son hôte et voir les avis de ses prédécesseurs, on ne sait jamais vraiment à l’avance sur qui on va tomber. Ce coup-ci n’a pas fait exception à la règle. Nous avons rencontré David, notre hôte américain, en bas de son immeuble. D’emblée, il a semblé très froid. Et le premier soir, il n’a pas dû nous dire plus de 3 mots. Autant dire que nous n’étions pas très à l’aise. Enfin, surtout Carole, parce que moi, je considère que s’il nous a invité, c’est que ça ne le gêne pas de recevoir des inconnus. Evidemment, si Louis avait pu éviter de renverser un café au lait au bout de 5 minutes, ça aurait peut-être dégelé l’ambiance plus vite. L’appartement en tout cas est top, avec 2 chambres et une salle de bain pour nous et surtout une magnifique vue sur la baie.

David a aussi une domestique (là-bas, c’est très courant, ils les appellent les Conchitas (voir chapitre 8)) qui a une chambre de bonne dans l’appart.

Le lendemain, changement d’ambiance. C’est l’anniversaire de Mathilde et nous dînons avec David qui est très enjoué et bavard. Nous discutons beaucoup et le courant passe beaucoup mieux. Il nous trouve tellement super-sympa qu’il nous propose de rester 3 jours de plus (soit 6 nuits au total), ce que nous acceptons sans rechigner. Pour le remercier, nous passerons même en cuisine pour lui concocter un petit repas à la française. Le reste de la semaine sera sans histoire, même si nous aurons du mal à cerner la personnalité de David et son humeur, disons, changeante. En tout cas, merci à David pour son accueil.

 

Chapitre 3 : Hong-Kong, ça monte et ça descend, où pourquoi prendre un tram climatisé, quand on peut choper une bonne suée

Mardi 26, anniversaire de Mathilde. Entre autres choses, nous décidons de monter au Victoria Peak qui offre un magnifique point de vue sur les gratte-ciel de Hong-Kong. Il y a même un tramway qui y monte (en fait, plutôt un funiculaire). Le prix est assez élevé pour seulement un kilomètre d’ascension. Qu’à cela ne tienne, los Fourcados qui ont déjà vaincu les Andes, iront à pied. Un kilomètre d’ascension, de la rigolade !!! sauf si la température avoisine les 35°C, sauf si la pente moyenne est de 20 %, sauf si on se trompe de chemin au bout de 300 mètres et qu’au lieu des 1000 m prévus, on se fait 3 petits kilomètres. Il y en a une qui est pas vraiment ravie de fêter son anniv dans ces conditions. Heureusement qu’à l’arrivée, le point de vue sera effectivement très joli, et surtout qu’on lui trouvera une délicieuse panna cotta à la vanille pour se remettre. 

 

Chapitre 4 : Chine 1 – Los Fourcados 0

Comme pour nos copains les Ducasse et les Billaut, obtenir un visa pour la Chine est une des incertitudes de notre voyage. Eux ont fini par l’obtenir (d’ailleurs, ils sont déjà en Chine), et nous, comptons sur notre séjour à Hong-Kong pour l’obtenir.

Nous restons à Hong-Kong 9 jours, dont 3 de week-end ou jours fériés, ce qui nous laisse 6 jours ouvrables pour obtenir notre précieux sésame auprès du ministère chinois. Le premier de ces jours ouvrables, nous allons chercher le formulaire. Le second, nous essayons de rassembler les pièces à fournir (réservations d’hôtel, justification de revenu, itinéraire prévu...). A ce stade, nous sommes mercredi soir, il reste 4 jours ouvrables : jeudi, vendredi, lundi 2 mai et mardi, avant que l’on ne s’envole pour Katmandou le mercredi 4. Sauf que nous apprenons à ce moment-là, que le 2 mai est férié à Hong-Kong. Il ne nous reste donc que 4-1=3 jours ouvrables (ben ouais, j’ai fait math sup, j’ai de beaux restes) donc, too late pour le visa Chinois, on ne l’aura pas ici ! Dernière chance à Katmandou dans quelques jours.

 

Chapitre 7 : Le jour où on s’est fait virer d’un hôtel

Dimanche 1er mai (joyeux anniversaire Carole), nous prenons congés de David et allons à la guesthouse que nous avions réservée (HK Hostel, ça dit quelque chose à quelqu’un ?). En fait, nous avions fait une première réservation de 6 nuits, que nous avions ensuite ramenée à 3 nuits suite à l’extension de l’invitation de David (voir chapitre 2). Nous arrivons à 10h30 et la chambre n’est pas libérée, normal, les chambres sont libérées à midi. Nous laissons donc nos bagages à la réception et partons nous balader et déjeuner. Nous revenons vers 13h. La chambre n’est toujours pas prête, normal, ils sont en train de la nettoyer (je ne m’impatiente plus jamais quand une chambre est en train de d’être nettoyée, parce que ça veut dire qu’elle est nettoyée). 14h, le gérant nous envoie voir une chambre parce que finalement celle que nous avions réservée n’est pas disponible. Il nous montre un cagibi avec un lit double (en 120 fillette) et 2 lits simples. Question cruciale, il va falloir faire un choix entre mettre un matelas pour Paul ou mettre les bagages dans la chambre. Nous rappelons au gérant que nous avions réservé une chambre pour 5, ce à quoi, il nous répond qu’il n’a que ça, qu’il est très occupé, qu’il nous rembourse ce qu’on lui a payé 2 heures avant (en essayant au passage d’en oublier) et qu’il nous fout dehors. On se retrouve pantelant à Hong-Kong sans hôtel un 1er mai (joyeux anniversaire Carole). Pour vous donner une idée de notre désarroi, il nous faut ajouter que le 2 mai est férié à Hong-Kong, que donc les hôtels « bien » sont tous bondés, et que de toute façon à Hong-Kong, mis à part les palaces qui ont pignon sur rue, les hôtels sont dans les immeubles, avec une réception au 3e ou 4e étage, sans enseigne, et donc impossible à trouver par hasard. J’ai alors une fulgurance qui rend ma femme si amoureuse. Je tape « hôtel causeway bay » sur google et coup de bol incroyable, je tombe sur un site de réservations d’hôtel de dernière minute. Et à 300 m de là où nous sommes, il y a des chambres top luxe (pour nous) bradées à 120 euros pour 5 (on aurait dû payer 90 pour le taudis d’où on s’est fait virer), avec piscine au 39e étage et salle de sport panoramique sur les gratte-ciel au 40e. Le Bonheur, et un beau cadeau pour Carole.


Chapitre 6 : Hong-Kong by night

Dans la ville de Hong-Kong, il est beaucoup question d’environnement et d’économies d’énergie. On comprend à quel point ils y sont sensibles !!

 

Chapitre 7 : Du luxe, du luxe, du luxe

Jamais de ma vie je n’ai vu une telle débauche de luxe dans un si petit périmètre. Que ce soit pour les voitures, les boutiques de mode, tout est dans la démesure. Non seulement, les boutiques sont immenses, mais il y en a partout dans la ville, et pas seulement dans un quartier. Il y a même la queue pour rentrer chez les Vuitton, Chanel, Gucci, Prada...

Pour les voitures, c’est pas difficile, le modèle de base (genre mégane en France), c’est la Mercedes ou la Béhème. Pour la Mercedes, oubliez les Classe A, B et C, ici, ça commence à E, et une Classe S est un plus (Romain serait comme un fou ici, je suis sûr qu’ils font le chiffre d’affaire annuel du concessionnaire de Bayonne en... 2 heures). Si vous voulez monter en gamme (gamme  Laguna), optez pour la Porsche, très répandue, en modèle coupé, ou 4x4 pour les familles. Enfin, si vraiment vous voulez en mettre plein la vue, pas de limite. Ici, les Bentley, Rolls Royce, Maybach (pour les familles), côtoient les Lamborghini, Maserati ou Ferrari des jeunes loups de la finance.

 

Chapitre 8 : Au pays des Conchitas

A Hong-Kong, on trouve couramment des bonnes dans les appartements. Elles viennent des Philippines ou d’Indonésie, s’occupent de la maison, des enfants, de la cuisine, et sont logées chez leurs patrons dans une chambre de bonne (celle de David s’appelait Maria et venait des Philippines). On les voit peu dans la semaine, car elles bossent. On peut simplement les apercevoir lorsqu’elles vont emmener ou récupérer les enfants de leurs patrons à l’école. En revanche, quand vient le dimanche (elles ont un seul jour de repos par semaine), elles viennent toutes se rassembler sur les trottoirs près de Victoria Park avec des valises pleines de bouffe et raconter leur semaine, leurs états d’âme ou je ne sais quoi d’autre (je ne parle ni indonésien, ni philippin) à leurs copines. C’est vraiment impressionnant. Elles restent là à squatter les trottoirs à blaguer, à laisser le temps passer. On sent une vraie solidarité entre elles. Et de tels rassemblements spontanés seraient inimaginables à Paris au Champs de Mars par exemple, sans évacuation manu-militari dans les 2 heures.

 

Chapitre 9 : Y a pas à dire Disney, ça le fait

Impossible de rester quelques jours à Hong-Kong à ce stade de notre voyage, sans aller passer une journée à Disneyland. Bon Ok, c’est de la culture pop-corn, c’est super consumériste, c’est aseptisé, il y a des boutiques à la sortie de chaque attraction, mais y a pas à dire, c’est bien fait, c’est magique, et petits et grands avons tous passé un moment magique et enchanteur (et en plus, on n’a payé que 20 euros par personne)

 

PS 1 : connexion pourrie donc pas de photos dans l'article. Vous pouvez les regarder dans l'album "Hong-Kong"

 

PS 2 : petite précision par rapport à l'article précédent : le 12 juin nous rentrons de Pékin à Londres puis nous allons musarder quelque jours entre Londres et Paris pour rentrer au bercail le 19.

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Published by Fabien - dans Chine
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