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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 09:15

Le Triangle d’Or. Zone mythique s’étalant dans un rayon de 50 km autour de la triple frontière entre Thaïlande, Myanmar (ex Birmanie) et Laos. Cette région était autrefois un carrefour important dans la culture et le trafic d’opium. Aujourd’hui, après plusieurs décennies d’efforts des gouvernements thaïlandais pour reconvertir la culture de pavot en culture de thé ou café, la partie thaïlandaise du Triangle d’Or s’est pacifiée et a quasiment tourné le dos l’opium. Pour autant, l’armée thaïlandaise est toujours active dans cette région très montagneuse pour contrôler tout d’abord d’éventuelles intrusions de l’armée birmane, et surtout, ne pas laisser la voie libre aux bandes de trafiquants d’héroïne toujours prompts à relancer une production hautement rentable, à la fois pour eux et pour les paysans.

C’est dans ce contexte que nous décidons de louer un 4x4 pour découvrir quelques points de cette zone. Nous avions été étonnés par le prix de location du 4x4, au point que nous n’avons même pas  pensé à demander une remise ; à première vue, malgré le fait qu’il ne soit plus tout jeune, le véhicule semblait correct. Nous avons mieux compris le tarif quand nous avons démarré, et qu’à fond de cinquième notre Suzuki (désolé Claude pour la pub) déboulait à... 60 km/h (c’est grisant, la vitesse, c’est grisant...).

Notre première étape nous conduit à Mae Salong, un village situé à une soixantaine de kilomètres de notre point de départ Chiang Rai. Nous traversons des paysages fabuleux de montagnes. La route est sinueuse à souhait et si nous avons la chance de découvrir les paysans thaïlandais au travail dans leurs champs ou leurs rizières, nous ne pouvons malheureusement pas nous arrêter prendre des photos, il n’y a pas de bas-côtés, et puis avec la pente, je ne suis pas sûr que la voiture repartirait si je m’arrêtais (dans les montées – qui sont à 15 ou 20 % par endroit, il faut que je rétrograde jusqu’en première, et là j’atteins de vertigineux 12 km/h). Nous arrivons à destination au bout de 2 heures pour nous apercevoir qu’à Mae Salang... il n’y a rien, ou presque. Nous parcourons quelques villages alentour et tombons sur les cultures de thé (que nous avons goûté et qui est délicieux ; on en a acheté, si vous passez à la maison à notre retour, on vous le fera goûter).

 

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Si le village de Mae Salang par lui-même n'était pas très intéressant, les paysages traversés, les cultures de thé et les villages environnants valaient le déplacement.

 

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On repart en direction de Mae Sai, poste frontière avec le Myanmar. La route est du même tonneau, des montagnes, des montées, des descentes, de panoramas superbes, et une vitesse moyenne proche du néant.

Nous faisons une pause en route au Doi Tung Royal Garden. C’est en fait le jardin de la maison royale édifiée pour feue la reine mère qui s’était beaucoup investie dans des programmes visant à remplacer la culture du pavot par d’autres activités générant un revenu à peu près équivalent aux paysans locaux (ce jardin, qui demande un entretien de ouf, en faisait partie).

 

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Il est vraiment très beau, mais comme souvent en Thaïlande, tellement chargé qu’il pourrait paraître un peu kitsch. Il renferme quelques orchidées parmi les plus belles vues dans le pays (et on en a vues...).

Après un déjeuner sur place (le plus décevant depuis un mois que nous sommes en Asie), nous reprenons la route vers Mae Sai puis Sop Ruak qui est le point de convergence des 3 frontières et qui finalement s’avèrera sans grand intérêt, si ce n’est pour son Hall of Opium qui relate l’histoire de la culture puis de la lutte contre le trafic d’opium, avec dégustation gratuite (nan, j’déconne), ou pour faire une photo du Myanmar sur l’autre rive de la Mae Nam Ruak.

 

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La route devient alors plus facile et nous rentrons fourbus après avoir parcouru 200 km en 6 heures (je vous ai dit qu’il n’y avait pas de direction assistée ?).

Pour récupérer avant notre départ au Laos, on s’offre une journée détente le lendemain, où j’en profite pour aller chez le barbier,

 

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puis on s’octroie notre dernière séance de massage en Thaïlande : 2 heures de massage thaï pour les enfants et moi, 1 heures de massage des pieds et une heure de massage à l’huile ultra-délassante pour Carole.

Nous voilà prêts à affronter notre prochaine destination, le Laos.

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 05:25

7 jours à Chiang Maï, ça passe vite, il faut dire que les activités ne manquent pas, alors en vrac voici à quoi nous avons occupé nos journées.

 

La ville est connue pour sa profusion de temples, il y en a quasiment à tous les coins de rue, nous arpentons la ville et forcément apparaît un lieu de culte.

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Bouddha en méditation assis, Bouddha en méditation couché (c'est le stade ultime de la méditation, quand on arrive à méditer couché, on n'est pas loin du nirvana. Bonne excuse pour les adeptes de la sieste «Non, je ne dors pas, je médite ! »), Ganesh, éléphants, offrandes, moines, novices, partagent notre environnement depuis quelques jours.

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On en arrive à une indigestion de temple, pourtant ils sont tous aussi beau les uns que les autres, mais trop de doré tue le doré !

 

Pour échapper aux temples, le temps d'une journée, nous sommes allés prendre un cours de cuisine Thaïe.

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Au programme, nems (d'origine Vietnamienne...), poulet satay, soupe, poulet aux noix de cajou, curry sous toutes ses formes, etc, etc...

On devait choisir chacun 4 plats, et après les explications de notre prof, se lancer.

Ma foi les élèves Fourcade ont été bons !!

 

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La cuisine Thaïe est très simple, la préparation demande un peu de temps, mais les cuissons sont extrêmement rapides (2 minutes pour les soupes, le bouillon étant quand même préparé bien à l'avance). Au retour, pour ceux qui le souhaitent, on pourra vous faire gouter tout ça ! Bon une petite précision, il faut aimer les épices... Notre « chef » nous disait que pour les cours, ils ne mettent « que » 1 ou 2 petits piments ( pour le goût Thaïe c'est un peu fade...). Nous on ne sentait déjà plus notre palais et notre langue ! On a enfin compris pourquoi quand on demande « no spicy » dans les restau on s'arrache quand même  les lèvres !

 

Bon comme il ne faut pas trop qu'on s'encroute et selon l'adage Fabienois « si on prend trop de plaisir, ça fait pas routard... » (je vais le tuer !), On décide de faire un trek. Les agences pullulent et on ne sait pas trop laquelle choisir. Un chino-Thaï vient à notre secours pour nous indiquer LA seule agence habilitée par le gouvernement (mon œil), qui propose, aujourd'hui seulement, (ça aurait dû nous mettre la puce à l'oreille cette vieille combine des vendeurs de cuisine) 50% de remise sur les tours, parce que tada ! (attention la raison à 2 baths !) : c'est le nouvel an chinois et l'état prend en charge le delta ! C'est bien connu, en France, pour la nouvelle année, Sarko nous offre le champagne, la croisière sur la Loire et avec le sourire en plus, parce que ça lui fait plaisir...

Bref, je ne sais pas ce qu'il nous a pris, (dans le trip, tous les asiatiques sont gentils, en plus il est de Phuket, il ne doit pas être commissionné par eux...mon œil). On est allé à l'agence, on a pris le trek (de toute façon on voulait le faire, 2 jours et une nuit...je suis folle d'avoir dit oui !) et on a quand même eu un bon prix, l'honneur est sauf !

 

Le lendemain un truck vient nous chercher à l'hôtel, il est déjà plein et je vois mal comment caser 5 personnes de plus à l'arrière. No problem nous dit le guide, on change après. (mon œil). Bon on en prend notre parti, de toute façon aujourd'hui on ne va pas beaucoup rouler.

 

Après ½ heure de route on s'arrête à un village « typique » des longs cou, vous savez ces femmes girafes qu'on voit dans les documentaires. Pour certain cela peut paraître choquant et ces zoos humains semblent très humiliants. Il faut quand-même savoir que ces femmes sont des réfugiées politiques en Thaïlande, à ce titre elles n'ont pas le droit de travailler (ni en usine, ni la terre), dans ces villages elles vendent leurs artisanat, qui devient leur seul moyen de subsistance...

Voyeurisme, ou soutien ??? Chacun peut choisir ce qui lui semble tolérable ou pas.

Bon nous notre « village » (vendu dans la package...), n'est pas du tout un village, seulement un marché avec des femmes au long cou (est-il vraiment réel ou est-ce un collier qu'elle retire au départ des touristes ?), quelques-unes semblaient réellement appartenir à cette ethnie, pour les autres...

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ça démarre mal, si c'est ça pendant 2 jours, bonjour le piège à touristes !!!

Après le repas, c'est le trek proprement dit. 3 heures (ouah facile, même à Tahiti avec Laure on a plus marché !). Que nenni ! Je pense que c'est la marche la plus physique que nous ayons faite   depuis le début.  D'accord un mois dans le camping-car nous a un peu rouillé mais quand-même !!!

3 h de balade, dont 1h30 de rude, très rude montée. Les paysages de jungle sont magnifiques (bon il manque la mer en bas...).

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L'arrivé au village est un immense soulagement pour tout le monde. Celui-là est un vrai village, avec de vrais habitants, des enfants, une école et une épicerie-bar-restau-massage-poste...

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On va dormir dans une case sur pilotis en bambou, sous des moustiquaires (trouées, mais c'est  pas grave, ici y'a pas de palu, juste la dengue ;-)).

 

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Après une bonne douche dans la salle-de-bain-wc qui se partagent la même rigole d'évacuation (miam, miam, désolé pour ceux qui nous lisent en prenant le p'tit déj; !!!), on passe à table pour un bon repas Thaï (comprendre épicé, nous on aime, Paul moins...).

Un petit concert des enfants du village (Frère Jacques s'il vous plait ! la culture Française rayonne moi j'vous'l dit !), un petit concert dans la « maison » voisine, avec le sosie de Kurt Cobain (ben oui, le vrai, il est mort), bon il avait la dégaine, mais question voix, je préférais l'original !!! et au dodo.

Finalement, contre toute attente on a bien dormi. Bon je pensais bien aux araignées d'Amazonie, qu'est-ce qu'elles auraient adoré cet énorme trou près de ma tête ! Il y a bien eu quelques coqs (combien étaient-ils ? 10, 100, 1000...) qui ont chantés à tour de rôle vers 4-5 h du matin. Si j'essaie de me souvenir, quelques ronflements aussi (je dénonce personne, on était 13 dans la « hutte », mais bon...) Une bonne nuit, comme quoi, quand on est VRAIMENT fatigué, on fait pas de cinéma pour dormir !

Après un excellent petit déj (avec du chocolat en poudre, des toasts grillés au feu de bois et des œufs durs s'il vous plait ! Paul est content !) (Bon il aura quand-même faim 1 h après...), on entreprend la descente vers des cascades. Ouille, ouille, ouille, ça tire dans les cuisses, les mollets, les tibias et toutes sortes de muscles dont j'avais oublié en plus du nom, l'existence !

La baignade aux cascades est rigolote pour ceux qui tentent l'expérience (des fous furieux qui veulent mourir d'hydrocution !).

 

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Cette petite escapade sera aussi l'occasion de notre baptême à dos d'éléphant... sympa, mais qu'est-ce que ça bouge là-haut ! Moi j'étais bien contente de prendre le repas après !

 

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On a eu aussi droit à une petite descente en rafting, pas dangereuse du tout, idéale pour Paul (et moi qui n'était pas rassurée plus que ça de l'emmener avec nous), certainement un peu ennuyeuse pour des habitués des rapides. Puis descente pendant 10 minutes sur des radeaux en bambou... Rigolo de l'avoir fait pour connaître la sensation d'être sur un radeau, mais bon...

 

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Pour conclure, le trek était vraiment sympa, mais dur. Certaines activités ne sont là que pour « faire riche », elles ne sont pas très intéressantes. 

Après ce trek, retour à Chiang Maï et... massages. Thaï, à l'huile, des pieds, du visage, on les a presque tous essayé et cette fois dans des conditions plus luxueuse qu'à Bangkok.

En plus, coup de chance, juste avant notre départ, c'était la fête des fleurs. Des chars de toutes les formes recouverts de fleurs. Ici point de tulipes, de papier, mais des orchidées, des graines, des œillets... C'était vraiment très beau !

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 14:57

Après nos quelques jours à Bangkok, nous avons poursuivi notre route vers Bang Saen, à une centaine de kilomètres. Là-bas nous avons rejoint la famille Billaut, partie pendant un an faire un tour d'Asie. Eux ils trouvaient trop facile de partir un an juste avec des enfants alors pour corser le tout ils ont eu un bébé pendant leur voyage. En même temps, maintenant c'est plus facile pour eux de voyager, les valises ils les ont sous les yeux .

 

La petite Circé est née le 23 décembre, et elle est belle comme un cœur.

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On a passé 3 jours, à profiter de nos retrouvailles, à se reposer, à se plaindre de notre dure condition de voyageur au long cours, et aussi à savourer ces instants où nous étions dans la piscine ou autour d'une bière locale. On a beaucoup pensé à vous et comme l'a dit Geoffrey dans son blog «j'ai pensé à vous sous la neige en France, y'avait de la glace dans mon gin-fizz ». Puis on est revenu sur BKK, on en a profité pour faire ce que l'on n'avait pas eu le temps de faire lors de notre premier passage. Visite des Klongs (le nom des canaux ici).

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Notre chauffeur de bateau nous semblait un peu inexpérimenté (il se faisait doubler par toute la flottille que compte BKK), ça s'est confirmé lorsqu'il s'est perdu ! On a quand même réussi à voir une ferme où poussent les orchidées. C'était magnifique, ça donnait envie d'en avoir plein à la maison et les prix donnaient encore plus envie, 150 à 180 baths pour les plus belles (environ 4-5 euros...c'est pas le même prix qu'à la jardinerie ! ).

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On même eu un petit frisson « ahhhh, un crocodile !!! », ouf non, notre guide improvisé nous dit que c'est un gros lézard, on est rassuré !!!

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Bref une belle matinée, même si le marché flottant ne nous pas convaincu (mais comme on était seul sur le bateau on ne s'est pas arrêté.).

On a également gouté aux plaisirs du « fish spa ». C'est un aquarium géant dans lequel s'ébattent des petits poissons qui attendent la venue du touriste pour s'alimenter. Dans les faits, on plonge nos pieds dans l'eau et des centaines de poissons viennent manger nos peaux mortes...(oui je sais je tue un mythe, mais los Fourcados ont des peaux mortes, c'est pas ce qu'on a de plus glamour, mais pour ne pas biaiser la réalité historique je me dois de tout raconter.). C'était...horrible au début, comme une grosse séance de chatouille, vous voyez la séquence de je ne sais plus quel film, quand une chèvre lèche les pieds de Fernandel, pareil. Puis on s'habitue, même à cette sensation de micro ventouse, pour finalement sortir ses pieds, presque à regret, tout nettoyés.

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Après ces 3 jours à BKK, après voir longuement hésité sur le choix d'une île, on décide de faire une croix sur les îles et d'aller seulement au nord (il faut dire que dans 2 jours c'est le nouvel an chinois et tout est overbooké et ce qui reste est très cher, c'est pas grave on devait passer 2 semaines à Bali, finalement on y restera 3, y'a pire comme dilemme !) Pour partir dans le nord (à Chiang Maï plus précisément) on a choisi le train.

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C'est long, mais c'est plus confortable que le bus car la route est dangereuse (selon le guide, ça tourne et les chauffeurs ont tendance à aller vite...). 12 heures de train...

Enfer et damnation !

Heureusement, on est devenu des experts des loooongs trajets, jugez plutôt de notre organisation quasi militaire :

DS chargées OK

I pod Chargés OK

Ordis chargés OK

Livres accessibles OK

Sac de cours accessible OK

De quoi boire OK

De quoi manger OK

On peut partir l'esprit serein, en plus, on sait où on dort ce soir.

Qu'est-ce que c'est facile un tour du monde !


C'est compter sans ce sacré «piment» du voyage...

Pourtant tout avait bien commencé. Bon on trouvait que ça n'avançait pas vite, mais on était prévenu, 600 km en 12 heures ça fait jamais que du 50 km/h (et ça même pour une non-matheuse comme moi, pas besoin de la calculette), les kilomètres mètres défilaient, les enfants étaient calmes (oui, oui c'est possible), le train sans être luxueux était correct (même si question propreté notre stewart s'escrimait à nettoyer l'allée centrale avec une serpillière plus sale que le wagon lui-même). Au bout de 3 heures, le train s'arrête pour un problème technique, enfin c'est ce qu'on croit comprendre quand on voit les passagers du dernier wagon sortir avec des mouchoirs sur le nez. En fait c'est un début d'incendie. «hurry up» crie un des stewarts avec son extincteur à bout de bras ! Plus de peur que de mal, on allume les ventilos pour chasser la fumée et tout le monde réintègre son wagon pour la suite du voyage. Bon en chemin on a perdu la clim et il fait chaud dans le wagon ! A 3 heures de l'arrivée on a presque rattrapé notre retard, quand une des hôtesses vient nous dire quelque chose.

En Thaïe...

« Qu'est-ce qu'elle dit ??? »

« Elle annonce la prochaine gare ??? »

« j'sais pas, de toute façon c'est pas pour nous, il reste encore 3 heures. » Heureusement, heureusement, on a de la chance dans notre malheur, un Thaï, parlant parfaitement l'Anglais nous dit qu'on va finir le voyage en bus. Il semblerait que notre train affaiblit par sa défaillance du matin ne puisse pas monter les côtes qui s'annoncent... Cool. Nous voilà donc à bord d'un bus confortable, dont la clim est poussée à son maximum...Après la chaleur, bienvenu au Pôle Nord ! Le tas de couverture diminue à vue d'œil et une Américaine frigorifiée au nez rouge tente un « It's very cold » perdu d'avance. Nous qui n'avions pas pris le bus à cause (entre autre) de la conduite, audacieuse diront certains, suicidaire selon moi, des chauffeurs Thaïlandais, on va être servi ! Ça a été un festival de dépassement en plein virage, zéro visibilité (en plus il fait nuit sinon c'est pas drôle), en zone de travaux, etc, etc. On a préféré en rire, en plus on est vraiment bien organisé ce soir on sait où on dort ! Fabien a même appelé la guesthouse pour prévenir qu'on allait avoir du retard, ils nous attendent. On fini par arriver à Chiang Mai à 21h (au lieu de 20h30), on prend un songthaew (sorte de vieux tacot où on s'entasse à l'arrière avec tous nos sacs), et on arrive à la guest house. Déserte... « Non il va arriver, (confirme, optimiste, Fabien) je l'ai appelé, il n'était pas enthousiaste, (c'est là qu'on aurait dû se méfier !) mais il a dit qu'il nous attendait. » On a attendu. Attendu. Attendu. Et il n'est jamais venu... (zai, zai, zai, zai...) C&C teak house ça s'appelle et vraiment, c'est pas dans nos habitudes mais, je déconseille. Arriver à 21h, 5 personnes dont 3 enfants et n'avoir rien pour dormir c'est pas cool du tout ! En plus c'est bientôt le nouvel an chinois et tout est complet, on a tourné plus d'une heure avant de trouver quelque chose dans nos prix (pour vous dire j'étais même prête à dormir dans un truc cracra !), on a même failli aller dans un truc hyper luxueux (c'est dire l'état de de stress dans lequel nous étions ;-)). Les gens dans la rue et les hôtels ont été d'une gentillesse incroyable pour nous aider à trouver. Qui nous conseillant des adresses, qui nous indiquant le chemin. On devait vraiment faire pitié avec nos enfants et chargés comme des mulets à déambuler dans les rues ! Tout est bien qui fini bien, on a fini par s'endormir dans un bon lit, on ne s'est même pas énervé, on était confiant. La philosophie Bouddhique est en train de s'emparer de nous !!!

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Published by carole - dans Thaïlande
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 18:36

J’adore la Thaïlande.

Carole vous a déjà décrit les massages (à ce propos, et pour faire taire les détracteurs qui pourraient me traiter d’harpagon, sachez que Carole a refait un massage, du visage cette fois et dans un salon qui sentait bon, avec des draps propres et des masseuses juvéniles). Ces 6 jours dans la capitale nous ont fait découvrir d’autres atouts du pays et de Bangkok en particulier.

D’abord, il faut bien reconnaître qu’après 2 mois en apnée financière, on recommence à respirer niveau brouzoufs (qui a dit harpagon ?). Alors, bien sûr, on dépasse quand même les estimations, mais dépasser de 20 % en Thaïlande, ça fait moins mal que dépasser de 20% en Australie. Et puis on dépasse parce qu’on recommence à se faire plaisir : il nous arrive de s’arrêter boire un jus de fruit ou une bière, voire même un cocktail dans un bar – luxe rigoureusement proscrit en Océanie. Alors on en profite pour renouveler la garde-robe. Les 3 tee-shirts et les 2 shorts qui nous servaient depuis le début du voyage commençant à avoir plus de trous que de tissu, on les remplace. On fait la tournée des malls et des échoppes, on achète, on achète (frustrés qu’on était depuis des mois), et chose incroyable, la liasse de billet ne diminue presque pas, tellement c’est pas cher ; le bonheur je vous dis.

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On profite aussi des excellents tailleurs bangkokiens pour se préparer la garde-robe pour le retour. Je me suis fait faire un costume sur mesure en cachemire (tellement il est bien fait, j’ai l’air mince dedans), 5 chemises qui déchirent (et qui j’espère se déchirent pas), et Carole un superbe manteau vintage style Jackie Kennedy (sur mesure aussi) pour moins de 300 euros le tout et un travail de finition incroyable. Il paraît qu’au Vietnam, ils savent faire aussi et qu’ils sont encore moins chers, on vous tiendra au courant.

Le top du top au niveau des prix bas, c’est le quartier de Chinatown avec toutes ses boutiques de bric à brac. Des jouets, des articles de papeterie, des accessoires en tout genre, directement importés de l’empire du milieu et vendus à de prix défiant toute concurrence (bon, faut reconnaître aussi que très souvent, c’est de la pacotille) ; le hic, c’est que si vous avez besoin d’un crayon, il vous faut acheter la boîte... de 50.

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On avait également programmé pour notre séjour à Bangkok la révision dentaire à mi-parcours de la flotille. Là-aussi, excellent accueil et professionnalisme largement comparable à celui de nos dentistes pour un prix dérisoire. Exemple de conversation surréaliste :

-         La dentiste : « je vois une différence de couleur sur cette prémolaire, mais je ne sais pas si c’est une carie ou un soin antérieur avec un amalgame, le seul moyen de savoir, c’est faire une radio. »

-         Harpagon : « et c’est combien la radio »

-         La dentiste : « 100 baths (2,5 euros) »

-         Harpagon : « vous pouvez pas la faire pour 80 ? »

Non, là je déconne, je marchande pas ces choses-là (surtout quand ça coûte 2,5 euros). A noter que la conversation se faisait dans un anglais excellent (enfin, côté dentiste). Bilan de la visite : 2 caries naissantes soignées pour Louis et une pour Mathilde, qui auraient pu se réveiller en plein Laos, ou au fin fond de la Mongolie.

Mais bien que j’aie (trop) lourdement insisté là-dessus, Bangkok et la Thaïlande ne se résument pas au pouvoir d’achat qu’elles nous procurent. C’est avant tout le dépaysement d’un pays asiatique.

Dépaysement dans les moyens de transport, avec les tuk-tuks (véritables arnaqueurs professionnels), et les bateaux-taxis, que nous avons beaucoup appréciés et utilisés.

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Dépaysement culinaire, avec une excellente cuisine de rue. Des cuisiniers ambulants le long des trottoirs vous servent d’excellentes pâtes, brochettes, soupes, riz fris, crêpes, fruits frais. Un vrai régal pour les papilles. Il suffit juste dans un premier temps d’éviter les plats trop épicés ou trop... inquiétants.


Dépaysement culturel, avec le culte bouddhiste que l’on ne connaissait pas et ses temples au raffinement exacerbé par les ornements dorés. C’est chargé, certes, mais tellement soigné et finement travaillé que ça n’en est pas kitch pour autant.

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Par contre, ne pas oublier d'arborer une tenue correcte pour les visiter si on ne veut pas se voir affubler de vêtements tout droit sortis des kolkhozes pour cacher les impudeurs.

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Dépaysement linguistique enfin, dans le premier pays traversé ayant une langue et une écriture qui nous sont totalement inconnues. Et contrairement à ce que l’on croyait, hormis dans les endroit très touristiques, les Thaïlandais sont loin de tous parler anglais. En plus, il semblerait qu’ils ne sachent pas dire « non », ou « je ne comprends pas ». Quand vous leur posez une question, s’ils ne la comprennent pas, ils affichent un sourire contrit et vous disent « yes ». Si vous leur demandez l’heure et qu’il vous répondent « yes », c’est pas bien grave, en revanche, quand vous demandez au chauffeur de bus si c’est bien le bus qui va à Peta-Oushnok, mieux vaut être sûr de sa réponse, surtout que c’est pas la peine de compter sur les panneaux pour vous aider. Je sens qu’on va avoir quelques aventures et anecdotes savoureuses à vous raconter pendant notre périple ici.

 

Il y a d'autres photos dans le nouvel album "Thaïlande"

 


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Published by Fabien - dans Thaïlande
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 12:27

Comme le laisse supposer ce titre un poil racoleur, nous avons testé le massage Thaï, et d'ailleurs, être à Bangkok et ne pas se faire masser, c'est comme aller à Roquefort sans manger de fromage.

Dans l'inconscient collectif, quand on pense massage, on imagine la pièce feutrée, fleurant bon le jasmin et la fleur de lotus. Il va falloir arrêter avec l'inconscient collectif, c'est que des conneries.

A l'hôtel où on est, ils proposent des massages.

Sur des matelas propres.

Avec des fleurs d'orchidées sur les draps...

Mais bon des voyageurs ont recommandé à d'autres voyageurs, qui ont recommandé... Bref on va faire du typique, de l'authentique, de l'éthiquement correct... C'est surtout 2 fois moins cher, et il parait que c'est efficace.

Rendez-vous est pris sur le pas de la porte (à l'intérieur ça masse dur). Après 30 minutes nous pénétrons dans l'antre.

Première impression, l'odeur.

Ca pue les pieds dit Fabien, moi j'opte immédiatement pour le pipi de chat. Mon inconscient prend une sacrée claque.

Bon c'est pas grave l'odeur de camphre masque un peu tout ça (ah bon ça sentira pas un peu les fleurs ?). A partir de cet instant je sais que tout ce que je croyais savoir sur le massage, c'est du pipeau !

On nous demande de nous laver les pieds (Non mais c'est pourtant pas nous l'odeur !), pour cela on nous indique une pièce.

On a du se tromper c'est les WC.

Ah non c'est bien là ;-(

Il y a un seau plein d'eau et un récipient. Petit moment de solitude "non mais on va pas rincer nos pieds (en plus on vient de se doucher !) dans les WC quand-même !". Finalement non il suffit de faire couler de l'eau sur nos pieds par terre. Ouf, si c'est que ça, ça va ! On sort puis il faut s'essuyer sur un tapis cracra (quand je vous dis que je devient blindée...). "Purifiés", on peut commencer.

Dans ce "salon" officie 3 générations, de la petite fille (25 ans, magnifique, l'image d'Epinal de la jeune Thaï), en passant par la mère (50 ans, qui accuse déjà le poids des ans), pour finir par la grand-mère (75 ans, parlant beaucoup et mal Anglais (sorry...), et édentée.).

Que Fabien tombe dessus pour son massage n'est pas pour me déplaire ;-)).

Une précision, le massage Thaï s'apparente plus à une séance intense d'osthéopathie qu'à de la relaxation. Ca tombe bien c'est exactement ce qu'il nous faut. Nos dos malmenés par 7 mois de vadrouille à porter des sacs plus ou moins lourds ont eu raison de la bonne santé de notre colonne vertébrale.

Pendant 1 heure, ça tord, ça tire, ça allonge, ça masse. On entend les articulations se remettre en place et ôh miracle, le mal au dos s'est estompé, les tensions ont quasiment disparu.

Bilan, un vrai massage, pour pas cher du tout. Par contre le prochain, qui sera relaxant pour moi, je le veux dans un salon pour touristes, avec des serviettes propres et des fleurs qui sentent bons ! Marre de la roots attitude ;-).

 

 

 

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Published by carole - dans Thaïlande
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