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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 13:58

 

Après 3 semaines passées à Cuzco, et une dernière visite de ruines Incas à Ollantaytambo,

 

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nous reprenons la route direction Puno et le lac Titicaca.

Je passe sur le petit problème de bus que nous avons eu au départ de Cuzco (en fait le bus touristique que nous avions réservé n’est jamais parti et la compagnie nous a recasé dans le bus d’une autre compagnie pratiquant le principe équatorien du « 70 places vendues dans un bus de 45 places » après nous avoir sorti une histoire à dormir debout pour justifier leur annulation ; je connais des marchands d’histoire en France qui s’épanouiraient au Pérou !), et après 8 heures de voyage à travers des paysages magnifiques (les steppes de l’Altiplano, avec passage d’un col à 4 300 m), nous arrivons à Puno.

Puno, comme la plupart de villes péruviennes (à l’exception notable d’Arequipa), est une ville très laide. Aucun édifice n’est terminé, sur chaque bâtiment en briques, au mieux une seule façade est enduite ; il n’y a aucune cohérence architecturale, y compris à 2 pas de splendides bâtiments coloniaux.

 

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Heureusement que les villes péruviennes bénéficient de quartiers coloniaux magnifiques et de vestiges incas, sinon ce ne seraient que de gigantesques favelas.

La ville de Puno n’a donc aucun intérêt par elle-même, mais elle est le point de départ d’excursions vers les îles péruviennes du lac Titicaca (prononcer Titihaha en aspirant bien les h).

Echaudés par notre organisation sans faille lors de notre dernier trek(voir l’article précédent), nous décidons de passer par une agence pour faire le tour de 3 îles en 2 jours.

Première étape : les îles artificielles en roseau des Uros.

 

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Ce sont des îles flottantes de 3 mètres d’épaisseur (2 mètres immergés et un mètre au dessus de l’eau) réalisées par couches successives de roseaux séchés, sur lesquelles vivent des indiens Aymaras qui ont bien compris l’intérêt d’attirer les touristes voir leur mode de vie si particulier.

 

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Car le manège est bien rodé, avec le chef de l’île nous faisant une présentation de l’île, de sa construction et de son fonctionnement en langue aymara, traduite par notre guide (avant que quelques minutes plus tard, ce même chef nous vante en espagnol, anglais et français les produits artisanaux vendus par sa famille), puis donc, une présentation de l’artisanat familial (difficile de ne pas acheter quand vous êtes sur une île de 200 m² avec rien d’autre à faire que regarder les stands de produits), et enfin une petite balade sur le lac sur le canot en roseau, pour laisser la place au bateau de touristes suivant.

 

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Pour autant, et même si les familles manquent de sincérité avec les touristes, le spectacle de ces îles est vraiment extraordinaire, et il est normal qu’ils tirent un bénéfice de ce mode de vie unique au monde.


Après ces îles flottantes, la deuxième étape de notre tour nous conduit à l’île (une vraie cette fois) d’Amantani. Ici, ce ne sont pas des indiens Aymaras, mais des Queshuas.

 

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Nous sommes pris en charge par une famille qui nous hébergera et nous fera à manger. Nous tombons bien chez Maritza qui s’avèrera être une excellente cuisinière. Nous montons jusqu’au temple de Pacha-Tata (4200 m) pour admirer le coucher de soleil sur le lac.

 

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La montée est rude, mais après 3 semaines en altitude, avec un taux d’hématocrite à faire pâlir le Lance Armstrong des grands jours, c’est un jeu d’enfants. Puis après le dîner, nous avons droit à une soirée dansante en costumes traditionnels.

 

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Après une nuit « fraîche » (ils ne connaissent ni chauffage, ni double vitrage, ni eau chaude), nous remercions chaleureusement notre hôte et filons sur l’île de Taquile (et pas Tequila comme dirait notre guide plein d’humour).

 

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Nous aurons juste le temps d’apprendre quelques rudiments de leur culture comme leurs codes vestimentaires ou le fait qu’une femme ne sachant pas tisser ou un homme ne sachant pas tricoter, ne peuvent se marier.

 

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Il est déjà temps de rentrer sur Puno où nous préparons nos bagages.

Nous quittons donc le Pérou après un mois dans ce pays qui nous laisse un sentiment partagé : nous avons été impressionnés par l’environnement naturel et le patrimoine historique de ce pays, mais les relations avec les Péruviens que nous avons cotoyés ont été dans la plupart des cas un peu compliquées.

C’est donc sans regrets et avec gourmandise que nous partons vers notre prochaine destination : la Bolivie.

 

PS :  bonne rentrée des classes, on pense à vous...

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Published by Fabien - dans Pérou
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 04:32

 

Choquequirau est une cité inca jamais découverte par les Conquitadores espagnols. Et pour cause ; elle se situe sur un massif à 3000 mètres d’altitude, à bonne distance de toutes les voies de circulation. Les incas s’en servaient de refuge après avoir quitté le Machu Picchu et ont détruit tous les chemins y menant pour la préserver des Espagnols.

Elle a été découverte au début du XXe siècle par un Français (cocorico), mais elle était enfouie sous la végétation et les travaux de restauration n’ont commencé qu’en 1992, suite notamment à un accord avec la France qui a tout simplement effacé la dette du Pérou pour permettre à ce pays de démarrer les travaux archéologiques à Choquequirau (moi je veux bien faire des fouilles dans mon jardin si ma banque efface ma dette...).

Aujourd’hui, environ 30 % du site a été restauré, le reste est toujours « à couvert » et on estime que lorsque tout sera restauré, le site sera l’équivalent du Machu Picchu.

 

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Le site est donc visitable, mais l’accès y est encore plus ardu que pour le Machu Picchu. En plus, pas d’alternative, il faut marcher. Deux jours de marche pour y aller, deux jours de marches pour revenir. Entre les deux, deux à trois petites heures de visite. 65 km et 3500 mètres de dénivelé positif, 3500 mètres de dénivelé négatif (en cumulé). Grosso Modo, le premier jour on descend de Cachora vers la rivière (le Rio apurimac), 19 km et – 1500 m, le deuxième jour on monte vers Choquequirau, 14 km et + 1500 m, le troisième jour, on descend ce qu’on a monté le deuxième jour, et enfin le quatrième jour, on remonte ce qu’on a descendu le premier jour.

Même pas peur, on se dit qu’on va le faire. Visiter une cité perdue, que pas grand monde, même pas Pizarro, n’a vu, c’est séduisant. Et puis bon, la marche on aime ça.

On se trouve un guide (on passe pas par une agence, parce que c’est deux fois plus cher) pour nous accompagner. Il nous donne rendez-vous à 5 heures du mat le premier jour parce qu’il y a 4 heures de route avant le village de Cachora, point de départ du trek. On trouve un mini-van pour nous emmener et après 3h30 de route, nous arrivons à Cachora vers 9h30, plein d’entrain et pressés de partir marcher « à la fraîche ».

Le guide nous trouve un muletier, et là, surprise, on doit attendre jusqu’à 13 heures avant de partir parce que les mules ne seront prêtes qu’à partir de ce moment-là. On doit attendre dans un village où il n’y a rien à faire, à part partir marcher, tout en voyant le soleil (et la température !) monter. Finalement, on part vers 12h30 et surprise, les mules ne nous suivent pas, elles nous rejoindrons pendant le trajet (finalement, on aurait pu partir dès 9h30).

On démarre, et deuxième (mauvaise) surprise, le guide demande son chemin aux paysans du coin (au moins, il ne nous perd pas) et nous dit qu’il n’a plus refait ce trek depuis 3 ans (on commence à se demander si on est en de bonnes mains). La balade commence, agréable malgré la température qui aurait pu être plus fraîche, c’est parti pour plus de 5 heures de marche. On est bien armés avec près de 7 litres d’eau pour tous les 5 et des barres de céréales pour éviter les coups de fringale. Ça descend, ça monte (ben ouais, la montagne quoi) pendant un peu plus de 2 heures sur un chemin pas trop difficile jusqu’au col de Capulyioc à 3200 mètres d’altitude. Le décor est beau sans être transcendant (une vallée profonde, mais brumeuse, entourée de hauts massifs, eux aussi voilés par une légère brume – le guide, pour justifier ses émoluments nous dira que la brume vient des écobuages effectués par les paysans entre 2 récolte à cette période de l’année).*

 

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Arrivés au col, changement de décor ; l’autre versant est très abrupt et un chemin serpente jusqu’à la rivière 1500 mètres plus bas. On se dit : « on a fait le plus dur, maintenant y a plus qu’à descendre ! ». On attaque donc la descente la fleur au fusil, mais dès les premiers mètres, les sourires se figent : d’abord la descente est tellement raide qu’elle est difficile, et en plus on se dit que ce qu’on est en train de descendre, il faudra le remonter 3 jours plus tard, et là on commence à se poser des questions, d’autant que notre ami le guide nous précise que la pente sera plus raide encore le lendemain. Paul nous dit « chouette un toboggan, je peux descendre sur les fesses ? ». Parents rabat-joie que nous sommes, nous le lui interdisons, et en plus, on lui dit de faire attention ! Les grands quant à eux, ne nous parlent plus depuis une heure et doivent fomenter des projets de fugue. De toute façon, il est trop tard pour pour faire demi-tour, il faut descendre jusqu’au campement. Chacun descend à son rythme, notre « guide » a 300 mètres d’avance sur nous. Plus les kilomètres passent et plus la descente est pénible. Il faut faire attention à ne pas glisser, il n’y a aucune zone où la déclivité faiblit, et petit à petit les douleurs apparaissent dans les articulations (mes genoux semblent me dire : « tu aurais pu au moins perdre 10 kg avant de nous emmener ici ! »). En fin de parcours, mes ménisques sont très douloureux (j’aime bien dire ménisques douloureux, ça fait sportif de haut niveau ; en fait c’était une douleur à l’extérieur du genou gauche (donc côté gauche du genou gauche), si dans l’assistance un kiné ou un toubib pouvait me dire ce que c’est, merci). Enfin, au bout de 2 heures 30 de descente, nous arrivons au campement ; une espèce de ferme avec des sanitaires et des emplacements pour mettre les tentes. Il est 17h30 ; nous sommes bien fatigués par notre petite rando (c’est la première fois qu’on marche 19 km d’un coup – et en plus à Soustons c’est plat, les dénivelés maxi sont de +/- 3 mètres) et ... le muletier n’est toujours pas arrivé. Il finit par arriver vers 18h, on est bon pour monter la tente dans le noir (et oui, c’est l’hiver au Pérou).

Puis, c’est l’heure de se faire la cuisine. On va faire à manger à la frontale (bon, ça, on le savait). On sort le sac à provision (pour 4 jours en autonomie totale) et – troisième (mauvaise) surprise – les œufs (45 œufs !!) ont été explosés par le muletier quand il a serré les sacs sur la mule, de même qu’un sachet de sauce tomate qui s’est répandu dans une poche (on est vraiment tombé sur la crème de la crème).

Après avoir tout nettoyé, on peut enfin préparer le dîner sous les yeux du guide et du muletier qui bons princes, feront la vaisselle.

On se couche éreintés tous les 5 dans une tente (6 places) pendant que le guide se couche dans une tente à quelques mètres de la nôtre. Il s’endort au bout de quelques secondes, et là – quatrième (mauvaise) surprise – il ronfle ; pas le petit ronflement qui berce, non, la chaudière de locomotive. On a l’impression qu’il est au milieu de nous. Ça ne gène pas Paul et Louis qui s’endorment vite, mais Mathilde, Carole et moi comprenons vite qu’on ne s’endormira pas tant qu’il ronflera. Carole s’essaye au sifflement qui est habituellement très efficace avec moi (enfin, à ce qu’elle dit, parce que moi, je ne ronfle pas...), pas de résultat, elle jette un petit caillou sur la tente du voisin mélomane, pas de résultat. Elle opte alors pour une solution radicale, se lève et va secouer la tente du ronfleur. On peut alors s’endormir en se demandant si ce serait bien raisonnable de poursuivre.

Deuxième jour, lever à 5 heures. Nous prenons finalement la décision de faire demi-tour et de ne pas aller jusqu’à Choquequirau. Nous estimons que notre condition physique ne nous permet pas de tenir 4 jours. Nous craignons surtout de la casse le quatrième jour, où la fatigue cumulée à la difficulté de la montée pourrait causer pépins articulaires ou musculaires, voire une mauvaise chute.

Nous repartons donc par le même chemin que la veille, sauf que ça monte, et pas qu’un peu. 3 heures d’ascension difficile, mais dans la bonne humeur car il fait frais et surtout on connaît le chemin, on sait exactement quand ça va s’arrêter et on sait aussi que ce soir on prendra une bonne douche chaude et qu’on dormira dans un bon lit. Mathilde met 400 mètres à tout le monde, Louis la suit de quelques dizaines de mètres suivi par Carole et enfin votre serviteur ferme la marche en suivant Paul qui aura eu un courage exceptionnel, en marchant les 2 jours sans moufter, et à un bon rythme (même si j’avais voulu, je n’aurais pas pu le dépasser). Petite satisfaction, on a mis un 300 mètres dans la vue du guide dans la montée.

Passé le col, le retour est plus facile avec quelques descentes et montées plus douces. Après 6 heures d’efforts, nous arrivons à Cachora épuisés, et convaincus d’avoir pris la bonne décision.

Nous déjeunons rapidement dans une gargotte du village et prenons le premier mini-bus venu pour vite rentrer sur Cuzco.

A 17 heures, nous sommes à l’appartement, tout le monde à la douche (aaahhhh, la douche !), grosse platée de pâtes, et tout le monde au lit à 19h30 (mmmhhhhh, le lit !).

Tant pis, nous n’aurons pas vu Choquequirau (comme Pizarro), nous y reviendrons dans 30 ans, quand le site sera entièrement restauré et qu’il y aura... un téléphérique.

Vivement notre prochaine étape, dans l'Altiplano. C'est plus haut - 4000 m - mais au moins, c'est plat !

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 04:10

Ce matin, levés 4h30. Après une bonne nuit de sommeil, tout le monde attend ce moment avec impatience. Les enfants sont en super forme et c’est d’un pas décidé que nous quittons l’hôtel à 5h10. Nous attaquons la montée à 5h25, de nuit, à la frontale.

Notre objectif est d’arriver  vers 6h30 avant le gros des cars, pour pouvoir accéder au Huayna Picchu (c’est la haute montagne derrière le site qui offre la seule vue d’ensemble).

 

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Nous pensions à ce moment que les cars ne partaient qu’à 6h...on n’avait pas bien fait attention aux horaires. A 5h30 on entend le premier bus, (déjà ?), on ne s’inquiète pas, on est toujours dans les temps. La montée est rude, à flanc de montagne sur des marches Incas. 10 minutes plus tard quand on voit que les bus se succèdent toutes les 2 minutes, on n’y croit plus trop... On dit rien aux enfants pour ne pas entamer leur motivation.

Ça tire dans les jambes, le souffle est court, le cœur s’affole mais on tient bon.

Après 55 minutes de montée et 1716 marches (on n’a pas compté, c’est le guide qui le dit), on arrive enfin en haut, et là, stupeur ! Une file de 100 mètres pour rentrer. Bon maintenant c’est sûr on ne pourra pas faire partie des 400 chanceux... On est super déçu (enfin les parents et Louis car pour Mathilde et Paul c’est la délivrance après cette montée déjà pas facile), tant pis on aura au moins le privilège d’assister au lever de soleil sur le Machu Picchu.

 

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6h30, premiers rayons qui percent, l’émotion nous submerge, c’est magnifique, grandiose, magique... Les mots manquent pour décrire ce moment. C’est encore plus beau que sur les cartes postales, et le privilège d’être au cœur de ce lieu historique efface toutes les fatigues !

 

 

 


On essaie de ne rien manquer au spectacle qui nous est offert.

D’abord la vue panoramique sur le site éclairé petit à petit par les rayons de soleil, puis nous parcourons les terrasses du secteur agricole qui, comme toutes les terrasses incas s’inscrivent parfaitement dans le relief escarpé du site ;

 

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vient ensuite l’entrée dans la cité par la porte principale, une porte trapézoïdale, typique des constructions incas anti-sismiques. Nous parcourons le temple du soleil,

 

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la maison de l’Inca (supposée être le palais de Pachacutec (ne pas confondre avec Emilzatopec, son lointain successeur réputé pour son endurance)), la rue des fontaines où des petits canaux et des bacs distribuent l’eau dans les divers quartiers. Nous arrivons dans le secteur religieux, avec le temple des 3 ventanas (des 3 fenêtres) facile à reconnaître parce qu’il a 3 fenêtres, le temple principal, puis nous montons à l’observatoire, l'Intihuatana

 

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où nous pouvons mesurer la profondeur des ravins à l’arrière de la cité (le côté qu’on ne voit jamais sur les photos), ainsi qu’une pierre ayant vraisemblablement été un calendrier solaire inca.

 

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Nous contournons la Plaza Mayor dans laquelle broutent paisiblement des lamas,

 

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pour atteindre le quartier artisanal et le groupe « de las 3 portadas » appelé ainsi parce qu’il y a 3 portes par bâtiment. Ce secteur est un vrai dédale et nous nous amusons à faire de tours et des détours (d’horizons ;-)) dans ces couloirs.

 

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Nous finissons la balade en remontant sur le promontoire panoramique,

 

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et en profitons pour aller jusqu’au « pont incas », pont « levis » situé à quelques centaines de mètres du Machu Picchu.

On en profite à fond et on y reste plus de 3 heures, on s’imprègne du lieu et des différents quartiers, on s’émerveille des différents styles Incas, on imagine la vie ici et on s’interroge sur la signification de ce lieu. On a d’ailleurs du mal à concevoir comment ces édifices ont pu être construits, surtout à un endroit si escarpé.

A 10 heures, la grosse foule commence vraiment à arriver,

 

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nous décidons de repartir et nous entamons la redescente, c’est moins difficile pour le cœur mais les articulations souffrent. Pour rentrer, nous prenons le train d’Aguas Calientes à Hydroélectrica.

A Hydro, nous tombons sur le chauffeur le plus menteur de toute l’Amérique du Sud. Il nous affirme qu’il nous emmène à Cuzco puis finalement à Santa Teresa nous dit « Non à Hydro c’est tous des menteurs (sic !) et je ne vais pas à Cuzco... ». Moment de colère de Fabien (et de moi, mais comme les insultes en Espagnol me manquent encore je lui ai juste fait mon air aimable ;-)). Finalement on trouve un mini-bus confortable, avec un chauffeur plutôt prudent (bon il n’avait que les phares et pas de code donc quand il croisait quelqu’un il éteignait tout...), qui nous ramène sans encombre (mais j’ai encore eu rendez-vous avec vomito !!!) jusqu’à Cuzco vers 22h30.

Journée bien remplie, très riche en émotion et où le site a vraiment été à la hauteur de nos espérances.

Ce qu’on retient de ce jour c’est que si un jour on veux revenir et monter au Huayna (faudra pas qu’on soit trop vieux ;-)), soit on ira hors saison, soit on restera plus longtemps à Aguas Calientes pour réserver un bus dans les premiers (il n’est pour l’instant pas possible de le faire sur internet).

On n’a de toute façon aucun regret, on n’aurait pas pu partir plus tôt car depuis quelques temps la route qui mène au site n’ouvre qu’à 5h. De plus on a vu les gens sur le Huayna et ça a l’air vraiment dur, je ne suis pas sure que notre condition physique aurait suffi !!!

 

La journée du 20 août a été parrainée par Laure et Olivier V de Tahiti.

 

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Published by Carole et Fabien, mais surtout Carole (pour le vomito) - dans Pérou
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 23:21

 

Dans un tour du monde, l'argent est le nerf de la guerre. Malgré un total qui peut paraître conséquent (et qui nous aurait permis de construire la piscine ou d'acheter la voiture de mes rêves (mais la vie est un choix et on a préféré faire ce voyage...)), notre budget est assez serré et ne nous autorise pas beaucoup de luxe. On essaie donc de faire des économies, le Macchu Picchu n'échappe pas à la règle.

L’accès au site ainsi que ses infrastructures touristiques ont été rachetés par Pérurail, une compagnie Chilienne (l'argent ne va même pas au Pérou et aux péruviens !) et le transport coûte très, très cher (environ 300 US$ par personne l'aller-retour !!!). Inutile de préciser que dés le départ nous avions cherché sur internet un moyen d'accéder au site moins coûteux.

Trajet que l'on peut qualifier en langage politiquement correct " d'alternatif", on pourrait aussi se la jouer militant et dire que "Ouais non tu vois, moi je refuse de cautionner l'honteux commerce que fait Pérurail". Mais non. On dira juste qu'on a fait un trajet pour fauchés et/ou radins (rayer la mention inutile !).

Notre trajet débute par la prise d'un bus Cuzco-Santa-Térésa. C'est pas cher (15 soles par personne, environ 4 €), par contre à ce prix-là mieux vaut être blindé au niveau des odeurs !!!

6h30 de virages, de montées, de descentes, de pistes défoncées. Il faut avoir le coeur bien accroché (ce qui n'est pas mon cas... Pourquoi, mais pourquoi on n'a pas pris l'option piscine !!!).

Arrivés à Santa-Térésa, un collectivos (mini-bus de 11 personnes où on peut facilement tenir à 13...) nous amène pour 15 soles également jusqu'à Hydroélectrica. Notre chauffeur (qui doit être la réincarnation d' Ayrton Senna) enchaîne virages, accélérations, freinages avec dextérité, le tout à flanc de ravin sur une piste très, très caillouteuse.

 

 

 

 

On se rassure en se disant qu'il sait ce qu'il fait et qu'il ne veut certainement pas mourir. Puis on se souvient que pour les Quechuas, le temps n'est pas linéaire mais cyclique, que c'est un éternel recommencement et que donc ils croient en la réincarnation. Alors on pleure !

Il fait chaud et je rêve d'une piscine (vous l'ai-je déjà dit ????)

A Hydro, on a le choix, soit on prend le train jusqu'à Aguas Calintes (la ville au pied du Macchu-Picchu), soit on y va à pied. On prendra la 2ème option car les horaires ne collent pas avec notre arrivée (c'est pas cher mais on ne peut avoir les horaires qu'à Santa-Térésa et Aguas Calientes, à Cuzco ils ne les ont soi-disant pas...).

Le trajet nous semble interminable, bien crevés de notre journée que nous sommes, mais il n'est pas compliqué ; il suffit de suivre la voie ferrée et c'est plat, (les nerfs sont à fleur de peau, mais comme on n'est pas des bêtes et qu'on sait se contenir ça passe. On n'a même pas reparlé de la piscine !!!).

 

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Les enfants ont été super courageux et on est arrivé vers 18h à l'hôtel à Aguas Calientes.

Ce soir dodo de bonne heure, on veut se lever vers 4h30 pour monter à pied sur le site, pour mettre toutes les chances de notre coté pour monter jusqu'au Huayna Picchu où seuls les 400 premiers peuvent passer...

 

Bilan de la journée : 6h30 de bus, puis 1h30 de collectivos (8h dans un tambour de machine à laver ça laisse des traces !!!) puis enfin 2 heures de marche... moi je dis on est des héros !

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Published by Carole - dans Pérou
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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 05:20

Il est des noms qui titillent l’imaginaire. Cuzco en fait partie. Elle évoque le mystère de la civilisation Inca.

Nous avons donc posé nos valises dans cette ville pour 2 semaines, histoire de prendre le temps de s’imprégner de la ville, de sa culture, de son altitude aussi. Et puis prendre notre temps tout court. Aller voir ce que l’on veut, et ne pas voir ce que l’on n’a pas envie. Et se reposer.

Le problème, c’est qu’à Cuzco, il n’y a pas grand-chose que l’on n’ait pas envie de voir.

 

065 - Cuzco - plaza des armas vu d'en haut

 

Tout commence par une découverte du peuple inca qui a atteint son apogée au 15e siècle, juste avant l’arrivée des Espagnols. Leur civilisation s’étalait sur la côte pacifique et les plateaux andins (ne pas confondre avec les plateaux en daim) du nord de l’Equateur jusqu’au milieu du Chili, et leur capitale était Cuzco – pour plus de précisions : Wikipedia.

 

057 - Cuzco ville gay ? Non, Cuzco, ville Incas

 

Leurs problèmes ont commencé avec l’arrivée des Espagnols. En effet, les Incas avaient la fâcheuse habitude de mettre de l’or partout sur leurs bâtiments (enfin surtout les palais et les temples religieux), ce qui a eu pour conséquence d’attiser la convoitise de nos voisins d’outre-Pyrénées. Comme les Incas n’étaient pas disposé à leur céder tous les ouvrages en or qu’ils avaient mis des siècles à façonner, ils se sont fait exterminer, et la majeure partie de leurs édifices ont été consciencieusement détruits par les espagnols (ce qui ne les a pas empêché – aux espagnols – d’être champions du monde 400 ans plus tard, alors que nous, on était au ban du monde entier, pour une petite mimine contre les Irlandais).

Tout cela pour dire qu’aujourd’hui, il reste finalement assez peu de traces visibles de la civilisation Inca. Juste quelques soubassements en pierre taillée à Cuzco, quelques vestiges de temples ou de forteresses et bien sûr le Machu Picchu qui pour une raison inconnue fut dédaigné par les conquistadores. Le travail de l’Institut National de la Culture et des guides péruviens n’en est que plus important pour conserver la mémoire de ce peuple.

 

067 - Cuzco - le monastère Santo Domingo construit sur le temple du soleil Qoricancha

 

La nature leur accorda cependant une belle revanche, puisque beaucoup de bâtiments coloniaux s’effondrèrent lors des tremblements de terre successifs qui ont régulièrement secoué la région alors que les vestiges Incas ne bougèrent pas d’un millimètre.

Aujourd’hui, Cuzco est une belle ville apaisée, dont la beauté et le charme viennent justement du mélange des styles coloniaux et incas.

 

056 - Cuzco - ajustement des pierres

 

On peut admirer le travail d’ajustement des pierres de plusieurs centaines de kilos au millimètre près, et ce, sans chariot téléscopique ni meule diamant. Je connais des maçons (mais je ne citerai pas de noms) qui pourraient en prendre de la graine.

 

Aux alentours de Cuzco, quelques sites dédiés soit au culte du soleil et de la lune, soit à la surveillance des routes marchandes, soit à la protection des villes sont particulièrement impressionnants.

Non seulement, les constructions par elles-mêmes sont belles, mais elles sont situées dans de magnifiques endroits montagneux. L’inconvénient majeur, c’est que ça descend fort, et ça grimpe sec. Les genoux grincent  et les mollets tirent.

Il y a par exemple, le site religieux de Tambomachay,

061 - Temple incas de Tambomachay 

La forteresse de Sacsahuaman,

 

063 - Forteresse de Sacsahuaman au dessus de cuzco

 

une sexy woman à Sacsahuaman (merci Geoffrey)

 

064 - impressionnant !

 

le site de Pisac,

 

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et ses terrasses,

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et le magnifique site de Moray, avec ses terrasses en anneaux. Il n’y a aucune signification mystique à ces formes de terrasses. Il s’agissait simplement de champs de pommes de terre, mais les terrasses incas s’inscrivaient toujours parfaitement dans le relief (comme des lignes topographiques).

 

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Outre ses merveilleux vestiges, la région jouit aussi de sites naturels exceptionnels. Par exemple les Salineras. Il s’agit de véritables salines, sauf qu’elles sont situées à près de 4000 m d’altitude. Cela signifie qu’il y a « quelques » années, il y avait la mer ici !

 

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L’aménagement en petits marais salant sur un relief aussi escarpé est un spectacle hallucinant, avec des nuances d’ocre, de blanc, de vert. Vu d’en haut, on dirait la palette d’un peintre !!

 

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Après ce petit apéritif, direction la ptite merveille de la région : Le Machu Picchu

 

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Published by Fabien - dans Pérou
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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 05:10

Après quelques jours dans les cités péruviennes à Lima (à fuir), puis à Arequipa, il est temps d’aller explorer les campagnes du pays. Nous décidons donc de faire l’excursion phare autour d’Arequipa : le canyon de Colca.

Départ samedi matin en bus, direction Chivay, petit village à l’entrée de la vallée de la Colca (qui est une rivière). Dès les premiers kilomètres le dépaysement est total. La route monte dans un désert de roches volcaniques. Nous contournons plusieurs volcans : le Chachani (6075 m), le Misti (5822 m),

 

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et le Pichu Pichu (5571 m) qui comme son nom l’indique (si vous parlez couramment le queshua) a un double dôme (Pichu Pichu signifie montagne montagne ; machu pichu signifie grande montagne). Nous arrivons rapidement à 3800 – 4000 m d’altitude. Comme on doit monter encore plus haut, la guide nous donne des conseils pour éviter le mal de l’altitude : ne pas stresser, absorber du glucose, ne pas courir (en même temps, dans le bus...), et éventuellement, pour ceux qui le veulent, chiquer des feuilles de coca. On est de ceux qui le veulent (enfin, pas les enfants quand même, eux, ils préfèrent absorber massivement du glucose sous forme de bonbons au citron). On se met des feuilles dans la bouche, entre la gencive et la joue (d’un seul côté), avec une espèce de pâte de bananier qui sert de catalyseur et on machouille.

- La guide : « ne vous inquiétez pas si vous ne sentez plus votre joue, c’est la cocaïne qui a un effet anesthésiant, mais rassurez-vous, il y en a tellement peu que vous ne risquez rien »

- Nous : « ... ??? »

- La guide : « ce sont les autres substances contenues dans la feuille de coca qui luttent contre le mal des montagnes ; elles sont d’ailleurs très bonnes pour la santé, le cholestérol et plein d’autres choses (je comprends pas pourquoi les junkies ne pètent pas la forme), mais évitez tout de même de passer la frontière avec des feuilles de coca... »

On machouille, et il faut bien reconnaître que ça marche. En même temps, on est tellement occupés à essayer de ne pas vomir avec de l’herbe dans la bouche, qu’on a pas le temps de penser aux maux de tête et difficultés respiratoires dus à l’altitude.

On arrive dans une réserve naturelle peuplée de lamas, alpagas et vigognes. On apprend à reconnaître ces 3 animaux, ainsi que leurs croisements (et là ça devient carrément compliqué) ;

Ici un lama

 

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Là un alpaga (comme un gros mouton)

 

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Et ici des vigognes 

 

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 On continue de monter, et la route suit l’intérieur du cratère d’un vieux volcan (éteint) dont un versant s’est effondré pour atteindre une petite paroi glacée, glacier agonisant (un glaçon quoi), dont on se dit qu’il n’en a que pour quelques semaines avant de fondre complètement.

 

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C’est d’autant plus spectaculaire qu’en tournant la tête on peut apercevoir la vallée glaciaire et imaginer sa taille il y a quelques siècles (je vous rassure, il n’a pas fondu complètement en 5 ans).

 

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La route monte toujours. Nous sommes maintenant au point culminant de notre itinéraire : El Mirador de los Volcanos, à 4935 m d’altitude (et oui, chers Européens, plus haut que le Mont Blanc). Il s’appelle comme ça parce qu’à 180 ° (l’angle, pas la température, qui elle serait plutôt à 8 ou 9°), on peut apercevoir plein de volcans : les 3 précédemment cités, plus l’Ampato (6288 m)

 

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et le Sabancaya (5967 m). Même si pour le coup on se déplace lentement (l’oxygène se fait rare), le spectacle est grandiose.

On découvre autour de ce mirador, plein de petits amoncellements de cailloux - comme des petites pyramides avec de gros cailloux plats dessous et des cailloux de plus en plus petits vers le sommet. Ils sont réalisés par les voyageurs péruviens qui les posent au-dessus d’une feuille de coca en offrande à la Pacha Mama pour qu’elle leur donne les meilleures conditions pour leur voyage. Vous pensez bien qu’avec le voyage qu’on fait, on s’est empressé de faire le notre (ça tombait bien, on n’avait pas chiqué toute la coca).

 

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Après ce court passage au-dessus du toit de l’Europe, nous entamons la descente pour rejoindre Chivay que nous atteignons en début d’après-midi (185 km en 6 heures, pas mal). Nous nous ressourçons dans une piscine d’eau chaude (ben ouais, avec tous ces volcans, ces rivières, ces sources, il eût été étonnant qu’il n’y ait pas une station thermale). Il fait 8°C dehors, et 38°C dans l’eau ; inutile de vous dire à quel point c’est bon (et pas cher, environ 3 €, l’entrée, 1,5 € pou les enfants)

 

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Le lendemain, lever à 5h du mat, ça caille, il fait pas loin de 0° - on est à 3500 m d’altitude et c’est l’hiver – on a du mal à se réveiller et le ptit déj a du mal à passer (tout ça pour dire que j’avais bien des excuses pour oublier l’ordi à l’hôtel).

On remonte dans le bus à 6 heures, direction le canyon de Colca. En fait, ce n’est pas un canyon type Colorado, mais plutôt une vallée fluviale profonde - type gorges du Tarn – mais en plus profond, la différence d’altitude entre le sommet des gorges et le point le plus bas de la rivière dépassant les 4000 m.

Malheureusement, nous ne verrons pas la partie escarpée qui n’est accessible qu’à pied, via un trek de plusieurs jours d’un niveau olympique (enfin, s’il y avait une olympiade du trek, elle pourrait avoir lieu là-bas). Ceci étant, le paysage qui nous sera offert est époustouflant. La vallée est immense, composées de centaines de terrasses incas, encore utilisées aujourd’hui (je ne vais pas me lancer dans une explication des ingénieux systèmes d’irrigation de ces terrasses datant du 15e siècle, z’avez qu’à aller sur Wikipedia) ;

 

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ils en faisaient même des maquettes pour vérifier l’écoulement des eaux.

 

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De plus la lumière rasante du lever du soleil donne des images magnifiques (que malheureusement les photos ne font ressentir qu’au 10e).

 

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On commence à ne plus regretter de s’être levés si tôt.

 

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Le bout du voyage s’appelle La Cruz del Condor (la croix du Condor) où nous arrivons vers 8h30 (et nous ne sommes pas les seuls).

 

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Selon la guide, les conditions sont réunies pour que les condors (sauvages) viennent voler autour de ce point ; ils profitent des premiers rayons de soleils qui créent des courants ascendants le long des parois pour remonter du fond de la vallée. Selon elle, nous avons 70% de chance d’en voir. A cette probabilité, je me dis : «Ouais, c’est ça, ils nous prennent vraiment pour des jambons, ils nous emmènent là, on voit rien, et il nous font le coup des 70% de chances – M’en fous, si j’en vois pas aujourd’hui, je reviens 10 jours de suite pour vérifier que je verrais bien 7 fois des condors !!!! (pour les nuls en maths, voir 7 fois des condors en 10 jours correspond à 70 %)».

Et à 9 heures pétantes (on aurait dit qu’il avaient ouvert des cages, mais non, c’étaient de vrais animaux sauvages), un, puis deux, trois, quatre, huit condors sont apparus, d’abord tout petit au fond de la vallée, puis de plus en plus gros au fur et à mesure qu’ils s’élevaient jusqu’à venir à notre hauteur et s’envoler encore plus haut.

 

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Le vol du condor sacré ! C’est une expérience vraiment unique ! Cet animal de 3 mètres d’envergure qui plane dans les airs autour de ces montagnes magnifiques. Tout le monde (et c’est peu de dire qu’il y en avait du monde) ressentait la même émotion, comme une communion autour de cet oiseau (qui pourtant est un des plus laids qui soient quand il est posé) menacé d’extinction, et que l’on pouvait voir évoluer librement dans son milieu naturel. Waouw !!

Comme quoi, une excursion peut être ultra-touristique et de qualité.

Après cela, demi-tour vers Chivay ; nous avons pu voir la vallée avec un autre éclairage, on avait l’impression de ne pas repasser au même endroit.

 

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Après le déjeuner à Chivay, retour sur Arequipa (là pour l’altitude, on a triché, on a pris nos granules de coca en homéopathie) et comme on n’avait pas mangé assez de bus durant ces 2 jours, on a enchaîné avec un bus de nuit (10 heures de voyage) vers Cuzco et ses trésors Incas.

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Published by Fabien - dans Pérou
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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 01:43

Nos rencontres avec les villes sont souvent décevantes. Il faut dire qu’on y arrive souvent par les terminaux des bus, qui sont TOUJOURS situés dans les coins les plus moches et que notre premier contact avec les «autochtones » se fait avec nos amis les taxis.

 

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Je pense que les plus roublards et malhonnêtes se pressent aux arrivées des avions ou des bus, pour « accueillir » les touristes égarés et hagards, sonnés par 10, 12 voir 17 heures de bus ! C’est TOUJOURS la course qui nous coûte le plus cher, c’est TOUJOURS le conducteur le moins aimable de la ville (on en a rencontré par ailleurs des charmants, qui nous font visiter leur ville avec passion, donc oui, des taxis sympas ç’est possible !)

Le premier hôtel est aussi souvent une mauvaise surprise, malgré les «bonnes» adresses de notre guide national... On y pose nos fardeaux, les enfants (et les parents) se remettent de leurs émotions, on s’y rend compte qu’on (enfin Fabien) a laissé la carte dans le distributeur...puis qu’on (enfin Fabien) a oublié l’ordi dans l’hôtel précédent... (Sonia tu ne connaitrais pas un confrère efficace dans le règlement des divorces sur Lima ?), on y dort, puis on s’empresse de chercher ailleurs (je laisserai à ce propos les meilleures adresses que nous ayons trouvé dans chaque ville, pays, (s’il vous prend l’envie de faire un tour du monde ;-)) ce sont des adresses peu chères et SURTOUT très, très voire très propres ! (Je sens que ce détail va faire sourire certaines personnes qui me connaissent bien !))

Arequipa n’a pas fait exception, le premier jour fut fidèle aux habitudes...les 4 autres furent fabuleux ! La « ville blanche » fut nommée ainsi par les Incas car c’est une ville fondée par les conquistadores et habitée seulement par eux, les Incas n’habitant pas cette région par crainte des tremblements de terre (l’histoire a montré qu’ils avaient raison, la ville ayant été détruite en totalité plusieurs fois). Le centre historique est également construit avec des pierres de lave blanches,

 

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donc on ne sait pas si son nom tient du fait des habitants à la peau claire ou des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments. (Enfin j’ai l’air de parler comme un guide touristique mais je ne fais que rapporter ce que mon Anglais vacillant et mon Espagnol débutant m’ont permis de comprendre !) La ville a des airs du sud de l’Espagne et le bleu du ciel contrastant avec la blancheur des pierres est magnifique !

 

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La suite de notre balade nous emmène vers le monastère Santa Catalina, couvent crée en 154... (Oui là par contre pour les chiffres au dessus de 100 c’est encore un peu compliqué pour moi !), par une riche veuve. Sorte de « ville dans la ville ». Il abrite des nonnes vivant chichement et consacrant leur vie à Dieu.

 

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Enfin, c’est le cas aujourd’hui, car auparavant, si les nonnes étaient cloîtrées, elles étaient souvent issues de familles richissimes et entraient au couvent avec servante, cuisinière, peintre et sculpteur attitrés pour refaire la déco de la chambre...

 

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L’église a mis fin à ces pratiques dans les années 60 en imposant la vie en communauté (dortoir, cuisine et cantine commune). (Est-ce que ça aurait un lien avec la baisse des vocations ? Elles sont passées de 200 au 16éme siècle à...20 aujourd’hui !!!) 

Arequipa est une ville très belle, il suffit d’y passer quelques jours pour le découvrir. (Il faut quand même faire attention aux taxis, dans les hôtels, les restaus, il faut faire appeler certaines compagnies et le restaurateur ou l’hôtelier note ostensiblement le numéro (du taxi) en cas de soucis).

 

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Il y a aussi de belles choses à voir dans les environs, à suivre notre excursion dans le Canyon de Colca.

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Published by Carole - dans Pérou
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